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:: Samâra Chantry ::

 
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Samâra Chantry
Petite renommée

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Inscrit le: 18 Jan 2011
Messages: 21
Race: Tolbaz
Zone: Bas Quartiers D'Elis
Âge: 20 ans

MessagePosté le: Mar 18 Jan - 02:35 (2011)    Sujet du message: Samâra Chantry Répondre en citant

.:: L’identité ::.






Nom : Chantry.

Prénom : Samâra

Surnom : Aucun pour l’instant.

Âge : 18 ans –très bientôt 19 ans– Samâra est née peu après la nuit sans lune du Printemps de l’an 492.

Race : Tolbaz

Code couleur: #996699

Secteur d’Activité : Samâra a appris auprès de sa mère et de son père à gérer leur commerce. Ainsi, elle a une qualité de négoce bien qu’actuellement, puisqu’elle ne travaille pas, elle en est toujours à étudier les ficelles du métier. .

Lieu de résidence : Samâra vit encore chez ses parents, dans une demeure bien située des Bas Quartiers. La partie du bâtiment où ils résident se situe à l’étage, le reste servant à leur commerce. Ils disposent d’un petit jardin intérieur.

Description Physique : Samâra n’est pas très grande. Ce n’est pas une naine, loin de là, mais elle se fait souvent dépasser d’au moins deux pouces par ses camarades. Vous voyez, elle semble assez chétive : elle a de petites épaules, n’est pas très musclée et si elle voulait frapper quelqu’un, je ne suis pas sûr que son coup de poing fasse vraiment souffrir. Elle causerait peut être un bleu mais rien de plus. C’est une vraie demoiselle, celle qui n’a pas eu besoin de se battre pour vivoter et qui est bien trop fragile pour être survivre à une attaque. [Un Protecteur] Samâra n’est pas du tout un garçon manqué : elle porte de jolies robes qui la mettent en valeur. Bon, elle n’a pas de courbes à faire pâlir d’envie un homme mais elles sont bien suffisantes pour être agréables à la vue. Elle a de fins poignets autour desquels elle glisse des bracelets d’argent qui tintent lorsqu’elle court en riant, parfois même pied nus, dans les rues. [Une employée] Outre le bruit des bijoux qu’elle porte aux poignets, au cou ou aux oreilles, on peut deviner sa présence au parfum de fleur qu’elle porte sur sa peau claire. Elle n’est vraiment mais vraiment, pas discrète : elle peut être aussi délicate ou furtive qu’elle le souhaite, on sent toujours l’odeur fleurie qu’elle laisse sur son chemin. [Un employé]

Ses cheveux bruns sont raides alors qu’elle les voudrait bouclés. Mais elle n’y peut rien, ils n’ondulent que lorsqu’ils sont mouillés et elle doit alors profiter de ce court instant pour les coiffer. Bien qu’ils soient longs, il est assez rare qu’elle les laisse choir devant son visage. Il faut l’avouer, Samâra est assez jolie : elle a des traits fins et souvent ses joues rosissent sous l’effet de la surprise ou d’un autre sentiment l’envahissant soudain. [Une amie des Bas Quartiers] Samâra est toujours souriante et c’est tant mieux : ses yeux où les verts se mélangent évoquent les plantes qu’elle sert dans leur salon lorsqu’elle se penche, délicatement, pour vous servir le thé. C’est une bonne vivante : toujours prête à rire, à écouter ou à raconter une histoire de sa voix cristalline. [Un client du salon] Elle est mignonne mais elle n’est pas belle, elle est encore trop jeune pour cela. Elle manque d’élégance, de stature et a encore des habitudes enfantines : encore souple et agile, elle tente toujours de courir ou de grimper un peu partout si bien que sa peau fine porte souvent des griffures. Cela lui donne une allure de fille des rues et, bien qu’on la force parfois à porter des jolies chaussures et vêtements, ceux-ci finissent assez rapidement en bien mauvais état au point qu’elle doit souvent refaire sa garde robe pour apparaitre moins brouillonne. [Madame Chantry]


Description Morale : Samara est globalement assez gentille. Elle apprécie les choses simples et lorsqu’on lui fait une blague, elle va le plus souvent rire… pourvu qu’elle comprenne la blague. Lorsque ce n’est le cas, on le remarque car sa mine se vide d’émotion et ses yeux semblent se perdre et il lui faut quelques secondes pour émerger à nouveau pour en rire ou ne rien dire, fronçant des sourcils comme une petite mécontente. [Un client] Quand je lui demande d’aller faire une course, elle s’exécute dut elle aller à l’autre bout des Bas Quartiers. Le problème est que souvent, elle doit se perdre en cours de route car elle revient bien tard et en bien mauvais état. Je soupçonne cependant qu’en réalité, elle oublie son objectif et faire autre chose entre temps… [Une serveuse] Nous avons joué un jour ensemble et il se trouve qu’elle a perdu… Son sourire est devenu de glace tandis qu’elle s’énervait : c’est une si mauvaise joueuse ! Elle s’est presque mise à hurler et nous nous sommes disputés… Elle n’a jamais accepté ses tords d’ailleurs… [Une amie] Je crains qu’un jour, on ne soit pas là pour l’aider et qu’elle se mette dans le pétrin : elle est parfois forte tête ou grande gueule vous voyez… Et j’ai presque de la peine à le dire mais c’est facile de froisser son orgueil : mademoiselle alors vous prendra de haut et ce jour là…. Il faudra être là. [Un protecteur] Le problème avec Samâra est qu’elle est incapable de faire la part des choses de façon logique : elle va s’énerver pour un rien avant de se calmer et de rire parce qu’elle a vu un papillon voler ! Et quand elle est en prise avec un sentiment, il est fort et tenace ! Rire, larme, joie, mécontentement : tout peut s’enchainer rapidement autant que demeurer des jours… C’est une vraiment une lunatique… D’ailleurs, je ne l’ai jamais vu, ce papillon… [Un ami]

Samâra se moque éperdument de votre passé. Qu’elle rencontre l’assassin qui vient se payer un coup, le gentil homme qui est perdu, la catin en mal de dope ou la pauvre demoiselle en détresse : elle les accueillera tous de la même manière... Comme s’ils étaient égal quoi. C’est plutôt pas mal quand on vit dans les Bas Quartiers, sauf quand c’est à l’assassin qu’elle propose de crécher chez elle par amitié… [Ygdil] On la dit objective, mais c’est faux : quand elle connaît quelqu’un, elle manque complètement d’objectivité. Il a suffit que je mente une fois pour qu’elle me classe comme un mec pas fiable, un ennemi, un traitre… Le pardon, elle ne connaît pas. Enfin, pourtant ce n’était pas avec elle que je sortais à l’époque ! [Un voisin] Elle n’aime pas notre voisin car il a trompé sa petite amie, qui était une amie de Samâra. Ça la concerne pas vous allez me dire, mais l’amitié c’est aussi éternel qu’éphémère en son cœur… alors qu’au niveau des amours, elle a encore du chemin à accomplir. Oui, ça ne se voit pas vu comme elle manque de pudeur mais pourtant… [Un employé]

Regardez là, fière comme un pan lorsqu’elle part accomplir un de ses desseins excentriques ! Samâra semble persuadée pouvoir tout accomplir seule. Et pourtant, c’est bien peu le cas. Pour moi, elle n’est pas sûre d’elle-même : la dernière fois, elle devait aller acheter quelque chose et, devant l’estrade, s’est mise à paniquer, tremblante. [Un commerçant] Après, il ne faut pas non plus exagérer : elle a de la jugeote mais doit juste avoir besoin d’être rassurée, comme si elle n’était pas sûre de sa mémoire ou de sa propre vue parfois. Elle est du genre à décider d’aller à droite avant de finalement changer d’avis alors qu’elle aurait parcouru la moitié de la ruelle… [Une voisine] Après on s’étonne qu’elle ait du mal à faire parfois ses propres choix : elle a toujours été guidée, protégée, comme si elle vivait dans un petit cocon. Résultat, le monde extérieur lui fait peur autant qu’elle l’aime… et bien qu’on dise qu’elle est inapte à faire autre chose que suivre les autres ou à être soumise à leur volonté, j’ai souvent entendu Monsieur et Madame la gronder pour des bêtises ou des évasions… Elle doit avoir l’instinct pour ces choses là. [Une employée]


Pnjisation : Je n’accepte globalement pas la Pnjisation. J’accepte la pnjisation totale qu’en une mesure : si je suis absente suffisamment de temps pour qu’elle soit obligatoire. En le cas contraire, on peut faire bouger Samâra pendant un rp partagé. Si on veut la faire parler, il suffit de m’envoyer un mp pour me donner la phrase qu’elle doit dire : je la tournerai comme il faut pour l’apposer au rp.
Si on veut la faire intervenir dans un rp non partagé, il faut me prévenir de sa présence pour que je donne mon approbation à son rôle proposé et son rôle doit disposer d’une très juste mesure.

Fréquence de jeu : Plusieurs fois par semaine. En général, je réponds avant deux semaines au grand maximum.


.:: L’histoire ::.


Le passé de votre personnage (BG): Le printemps de l’année 492 voyait une fête se dérouler en l’honneur du nouvel empereur céleste d’Astès : Lirk Oss. Alors que la vie florale renaissait naturellement en les ruelles pavées bordées d’arbres généreux et en les jardins des Hauts Quartiers d’Elis, tous s’étaient rendus en les rues pour célébrer la première année de son règne et, par la même occasion, son mariage. La cité avait été ornée par des bouquets colorés en les lieux où aucune fleur ne pouvait pousser naturellement. Cependant, un couple n’était en train de fêter l’évènement dans les rues : les Chantry. Ceux-ci étaient deux personnes modestes qui vivaient en les bas quartiers qui, à cette époque, n’étaient encore lavés. La présence des souillures en les rues faisait que les odeurs fleuries se mêlaient à celles de la crasse et des excréments ; l’intention noble de décoration prenait alors un autre sens -les végétaux ayant parfois pourris au contact de la saleté- et apportait une certaine répugnance odorante aux êtres s’aventurant en les dédales des Bas Quartiers.

Madame Chantry, cependant, ne songeait aucunement aux cris enjoués s’élevant au travers de ses fenêtres. Elle ne les entendait pas même traverser les vitres embuées qui cachaient ses cris de douleur. Dans la chambre de Madame Chantry, une humidité était préservée à la demande de l’accoucheuse pour garder l’air sain des maladies conservées à l’extérieur. La chambre, cependant, disposait de nombreuses fleurs qui offraient une odeur agréable à la pièce : Madame Chantry ne les sentait que peu, bien trop occupée pour cela. La femme accouchait son second enfant, entourée de demoiselles qui s’éperonnaient à lui donner des ordres, à apposer des tissus humides sur son front ou à l’essuyer. L’enfant naquit de nombreuses heures après.
Le voile de la nuit s’était glissé sur la cité pour la dédier aux habitants de l’obscurité. C’était là une petite fille et, une fois qu’elle fut nettoyée et placée contre sa mère -épuisée mais encore vivante- on alla chercher Monsieur Chantry qui travaillait encore. Il arriva rapidement, bien entouré, et joyeux de voir sa famille s’agrandir. Il put ainsi oublier, en cette pièce agréable, le mélange nauséabond qui régnait à l’extérieur pour ne garder de souvenirs souillés par l’humeur de la journée. Ils décidèrent alors, bercés par la lumière des lanternes et des rayons de la lune, de la nommer Samâra.

Monsieur Chantry ramena son épouse et sa fille le lendemain matin en leur demeure. Celle-ci se trouvait au dessus de leur boutique des Bas Quartiers et jamais Monsieur et Madame Chantry ne se plaignaient en aucune façon de leur vie qu’ils affectionnaient malgré les mauvaises situations qu’ils avaient pu y endurer. Les Chantry avaient l’honneur de disposer depuis plusieurs années de leur propre commerce, placé à la limite des zones où s’ébattaient les Rats et autres membres de guildes, rues qui plusieurs années plus tard seraient des rares à être nettoyées mais tout de même craintes par la garde. Elles formeraient ainsi la limite entre les Bas Quartiers des Rats et ceux des honnêtes travailleurs. Leur boutique proposait biens et services : quiconque disposait d’argent pouvait obtenir des substances illicites à consommer –ou faire consommer- ou de personnes avec qui partager leurs ébats. Monsieur et Madame Chantry trouvaient leur commerce honnête : les femmes et hommes qui y travaillaient le faisaient de par leur propre choix et étaient alors protégées par des gros bras employés dans l’unique but de protéger les rues où ils courtisaient. Certains de ces hommes étaient employés pour la sécurité unique de la famille Chantry, mais le couple avait appris quelques années auparavant que les plus agiles des hommes ne pouvaient cependant les défendre de tous les maux. Leur premier enfant s’était fait enlevé par une guilde avec laquelle ils refusaient de se lier –Madame Chantry refusait toute alliance avec un groupuscule et ainsi l’appartenance à une corporation- et surement tué. Ces désaccords étaient dangereux mais bien peu rares au point qu’il leur avait fallu ce temps pour oublier et accepter à nouveau de risquer de perdre un enfant en couche ou pis.

Leur commerce fonctionnait et les tapins appréciaient la petite, l’amusant avec des tours alors qu’ils –ou elles- passaient dans la boutique où la petite jouait aux cotés de sa mère alors afférée avec le dosage des plantes. Trois années s’écoulèrent jusqu’à ce que Monsieur Chantry décida d’acquérir une autre maisonnée pour changer de demeure et ainsi assurer la sécurité -principalement mentale- de son enfant. La scène qui le fit comprendre les dangers que risquaient la logique de Samâra se déroula en son bureau où il était accompagné de Ygdil. Ygdil était un homme trapu qui ne brillait pas d’une intelligence surdéveloppée mais qui était malin et surtout bon frappeur. Il était devenu le chef de ses protecteurs et s’occupait de la sécurité de sa propre personne. Monsieur Chantry n’avait pas d’épaules larges et de musculature : il était long et fin au point d’avoir des os fragiles qui pouvaient se briser à la moindre attaque. Il avait besoin de personnes comme Ygdil pour l’aider dans les taches qu’il trouvait disgracieuse mais malheureusement nécessaire : son travail n’aurait du solliciter de protecteurs tant celui-ci était honnête à ses yeux. Ygdil crachait sur un homme ensanglanté au sol, accompagnant son action d’un geste dédaigneux, avant de se retourner vers Monsieur Chantry, alors assis à son bureau.

Ce tas de viande fait parti des enfoirés qui frappent nos femmes… utilisons le pour l’exemple.
-Tas de viande ?
-Ouai… mais il m’a l’air avarié. Même les chiens n’y gouteraient pas !


Ygdil s’agenouilla, ressemblant ainsi à un gorille, à coté de l’homme dont les larmes salissaient les joues boursouflées. Il gémissait, crachant du sol sur le tapis et cela dérangea Monsieur Chantry qui songea que c’était là un présent de son beau père qui n’apprécierait guère de le voir taché. Ygdil murmurait des menaces à l’homme entre des insultes. Ce genre de personnage était de plus en plus courant : ils allaient voir ses femmes ou ses hommes, employaient leurs services et les payaient mais, pendant qu’ils les aimaient -ou juste après- ils les battaient au point de parfois leur briser des membres. Monsieur et Madame Chantry réprimaient de telles pratiques. Quiconque blessait un de leur employé pour s’amuser devait toujours payer un supplément, telle une amende, mais ceux là étaient mauvais pour leur commerce : les filles ne voulaient plus travailler de peur de les rencontrer. Il fallait donc les rassurer et pour cela, en traquer plusieurs, les briser et les laisser à la vue de tous était essentiel : ainsi ils arrêteraient, de peur de subir le même sort. De plus, leur réputation s’élèverait…
Monsieur Chantry se leva alors et s’avança vers l’homme affaiblis alors que Ygdil ricanait. La porte du bureau s’ouvra alors, des pas lourds et rapides se dirigeant vers Monsieur Chantry.

PAPAAA !! Z’ai bobo !! Souffle, souffle !

Ygdil, dans un mouvement fluide, rapide et trop naturel, avait mis son manteau sur l’homme au sol qui avait aperçu, les yeux écarquillés, une gamine aux cheveux ébouriffés qui, les yeux perlant de larmes, montrait sa main éraflée au chef de son tortionnaire pour qu’il lui souffle dessus, comme si cela allait la soigner. Monsieur Chantry s’exécuta et les yeux verts de sa fille se posèrent sur sa blessure, comme pour la regarder se refermer. Elle se mit à glousser et, parlant fort, déclara qu’elle n’avait plus mal. Monsieur Chantry la prit dans ses bras alors qu’elle demandait à ce qu’il fasse l’oiseau et commença à courir dans la pièce en imitant le bruit de mouettes. Les hurlements permirent que Samâra n’entendit pas les gémissements de l’homme recouverts, plaintes interrompues par un geste encore couvert d’Ygdil. Ygdil laissa échapper un sourire non feint alors qu’il se saisissait de la fillette qui, à grands éclats de rires, lui demandait de jouer avec eux. Le protecteur l’entraina dans les escaliers pour l’apporter à sa mère. Monsieur Chantry souriait alors qu’il les observait du pan du bureau. Il se retourna vers le cadavre, découvrant son visage et décida alors qu’ils devaient avoir un lieu de travail éloigné de leur lieu de vie courante.

Sa décision fut acceptée par Madame Chantry qui choisit une immense maisonnée dans une belle rue commerçante des Bas Quartiers. La maison disposait à son grand plaisir d’un petit jardin intérieur où elle décida de faire pousser certaines des plantes qu’elle utilisait dans ses décoctions. Elle n’aurait ainsi à toutes les acheter. Cependant, leur volonté de ne disposer que d’une maison ordinaire fut contrecarrée par la découverte des belles parties de la cité : ils rencontrèrent les riches des Bas Quartiers ou les individus des Hauts qui descendaient faire emplettes en milieu vivant ; tout comme leurs attentes. Leur maisonnée fut agencée pour ces gens : le bas disposait d’un tout petit salon où les clients pouvaient acheter ce qu’on prenait dans une herboristerie ou entrer en le réel et grand salon caché où ils pouvaient se droguer dans un milieu confortable et privé alors que les employés travaillaient sans offrir leurs faveurs, du moins tant que leur service était en cet établissement. Si des militaires y entraient pour vérifier leur travail, ils ne voyaient qu’une herboristerie et un salon de thé classiques. Leur précédente habitation avait été réaménagée en de nombreuses chambres où, désormais, vivaient et travaillaient les employés qui vendaient leur corps qui disposaient ainsi d’un logement et n’avaient à racoler dans les rues. Ils obtinrent ainsi des clients réguliers et plus riches, le cout d’une faveur ayant augmenté. Seuls le bureau originel et le local d’herboristerie –alors réaménagé en buvette- y demeuraient bien que leur taille fut réduite pour permettre à la création de plus de chambrées.


Il se trouvait que les Chantry avaient certes des activités peu appréciables mais étaient d’excellents parents. Dès que Samâra désirait quelque chose, ils le lui achetaient : elle était choyée. Le milieu dans lequel elle grandit ne la rendit plus forte qu’une autre enfant mais lui offrit une certaine innocence : elle connaissait des catins autant que des drogués ou des meurtriers -bien que pour elle ils étaient des protecteur- et en aucune façon, elle ne les jugea puisqu’ils lui apparaissaient aussi normaux qu’un simple marchand de tapis. Jusqu’à ce que Samâra atteigne dix ans, elle s’amusait encore dans le salon avec les vendeuses qui la prenaient sous son aile. Lorsqu’elle marchait en les rues, elle n’était inquiète d’être attaquée tant elle fut habituée à être suivie par des comparses d’Ygdil.
Un jour, un homme ivre avait tenté de lui voler la besace qu’elle portait à l’épaule alors qu’elle saluait un employé du premier établissement de ses parents, au travers d’une fenêtre du lieu. Petite et maigrelette pour son âge, elle n’avait fait bonne figure : tombée au sol dans la boue, l’homme était déjà en train de rire et de cherchait la bourse en son sac pour pouvoir se payer boisson. Elle s’était relevée lentement et s’était mise à rire. L’homme, alors transpirant, avait interrompu son acte et l’avait observée de bas en haut avant de cracher au sol et de déclarer :

Qu’est ce qui t’arrive ? Tu te moques de moi c’est ça ?
-Vous n’auriez pas du faire ça…
-Et pourquoi ? Tu vas pleurer auprès de ta maman ?
-Je n’aurai pas besoin, elle te regarde déjà.


Elle avait alors désigné la femme derrière l’homme et, alors qu’il se tournait il l’avait reconnue. Elle avait été une belle femme dans sa jeunesse, alors connue pour son savoir sur les herbes qu’elle vendait avec son mari. A coté d’elle, deux hommes souriaient de leurs dents jaunes, l’un d’eux se massant les articulations de la main ; l’ivrogne commença à trembler au point de ne point remarquer qu’il avait laissé tomber la besace. Samâra ne put la prendre ni voir l’évolution de la situation : le jeune tapin auquel elle s’était adressée juste avant d’être agressée avait observé la scène et s’était saisi de son bras. Naturellement, il l’avait faite entrer dans l’établissement où il lui avait tendu un thé et écouté ses complaintes au sujet de la sacoche qu’elle craignait qu’on ne lui rende jamais. Sa mère les avait rejoints, tendant à sa fille son sac avec un grand sourire.

Je n’avais rien fait… il était méchant.
-Oui je sais ma puce… Mais il ne recommencera plus !


La femme prit alors Samâra en ses bras pour la réconforter et l’histoire fut presque oubliée de sa mémoire. On attaquait rarement la fillette, et lorsque c’était le cas, on l’avait protégée au point que ceci devenait normal : elle ne souhaitait savoir ce qui arrivait ensuite aux êtres qui lui montraient violence et ne posait de questions à ce sujet. Ses parents se doutaient bien que Samâra savait leur fin mais tant qu’elle ne montrait d’intérêt à cette connaissance, ils tentaient de lui préserver la pureté qui transcendait son regard et qui la faisait sourire à tous comme si leur passé était égal. Ils intervenaient cependant bien rarement de cette façon : Ygdil et ses acolytes empêchaient ceux qui voulaient blesser l’enfant de le faire mais aucunement s’il s’agissait là de camarades de jeux. Samâra avait bien compris la différence entre le fait de l’ennuyer et de l’agresser et avait appris à se débrouiller seule avec le premier type bien que, souvent, ses menaces furent au sujet de protecteurs qui viendraient pour la venger et accomplir sa colère. Si Samâra n’apportait jugement et avait un tempérament agréable, elle pouvait se montrer colérique et ne manquait pas de caractère.
Samâra n’avait cependant que peu d’activités particulières alors : elle avait appris à lire, écrire et compter mais était bien peu douée avec l’écriture. Elle n’écrivait que parce que son père le lui demandait, lui faisant écrire des textes ou des missives… et à chaque fois, elle devait recommencer afin que ses lettres furent élégantes : ses boucles étaient toujours trop peu raides. Samâra préférait de loin aider sa mère à s’occuper des plantes dans le jardin, ou tout simplement la regarder préparer ses lotions dans l’herboristerie. Elle la voyait faire les mélanges pour le salon également, mais bien moins souvent : Madame Chantry déclarait -à son grand dam- qu’elle était encore trop jeune pour cela. Samâra, telle toutes petites filles de son âge, répliquait à ces paroles de bien maladroite façon et allait alors se réfugier dans le jardin au sein des fleurs. Samâra adorait leur parfum et pouvait rester des heures à s’en délecter, s’endormant en leur cœur. Souvent, elle allait avec son père, sa mère et Ygdil dans la campagne pour se promener dans les plaines fleuries où elles cueillaient des bouquets qu’elle ramenait alors à Elis et plaçait dans des vases sur les tables ou dans les chambres des établissements.

Dès qu’elle eut douze ans, ses parents l’interdirent de se rendre dans le premier établissement : leur différent avec la guilde ayant tué leur premier enfant avait repris et ils craignaient qu’ils recommencent leurs actes. Samâra, qui jamais n’avait entendu parler de son ainé, trouvait alors la volonté de ses parents comme tortionnaire et injustifiée. Mécontente d’être ainsi traitée, elle décida de s’aventurer seule pour aller voir la vieille catin -qu’elle nommait tantine- qui gérait l’établissement sous les ordres de sa mère. Samâra s’habilla avec un long manteau noir pour être moins visible et ouvrit sa fenêtre. L’air froid fit perler des larmes qui coulèrent sur ses joues rosies. Elle prit la corde qu’elle avait emprunté dans le bureau de son père –elle avait fait faire un double de ses clés car c’était, selon elle, l’équivalent d’une caverne d’Ali Baba tant il s’y trouvait des objets étonnants- et la déroula, l’accrochant au pied de son lit pour ne point tomber pendant qu’elle glisserait contre elle jusqu’au sol. Samâra comprit qu’elle ne savait point faire de nœuds résistants lorsqu’à moitié du chemin, la corde ne fut plus tendue et qu’elle tomba au sol sur un buisson qui amortit sa chute mais lui griffa la peau. La fillette leva la tête, heureuse d’avoir réussi malgré tout son évasion et s’aventura dans les rues des Bas Quartiers.
Bien qu’elle les connaissait par cœur à force de s’y amuser, Samâra fut prise d’une certaine inquiétude. Le ciel était particulièrement encombré et les rayons de la lune avaient du mal à percer les nuages ; les torches qui offraient une lumière orangée aux rues agrandissaient les ombres, donnant une allure dangereuse et monstrueuse. L’imagination de la jeune fille la fit songer alors aux vieux contes qui avaient bercés son enfance et elle se rendit compte que c’était là la première fois qu’elle n’était accompagnée par un travailleur à la solde de ses géniteurs. Samâra se mit à courir sans raison jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus et s’arrête contre le muret d’une petite maison. Haletante, elle tremblait alors que son regard se glissa jusqu’à la fenêtre qui la séparait d’une de ses camarades de jeux avec laquelle elle s’était amusée, la veille, à tester des coiffures on ne peut plus extravagantes. Le mur rugueux endolorit ses doigts qui s’y frottaient, machinalement, alors qu’elle avançait collée contre lui vers la prochaine intersection. Elle ne remarqua personne à gauche ni à droite et, soupirant d’aise, se détendit pour marcher au centre de la ruelle vide : Samâra se savait à quelques minutes de l’établissement de tantine. Lorsqu’elle arriva à l’intersection suivante, qui menait à la rue sur laquelle s’ouvrait l’entrée du bordel, elle la trouva bien plus animée. De nombreuses personnes se pressaient devant les boutiques de la nuit et les groupuscules se gaussaient joyeusement, sans offrir la moindre attention à Samâra pour son plus grand plaisir. Mais, juste à la devanture de l’établissement, se trouvait des hommes qui grondaient face aux protecteurs et Samâra fut bien étonnée de voir telle dispute. Elle s’approcha d’un des travailleurs à la solde de sa famille et lui tira la manche pour obtenir son attention.

Qu’est ce qu’il se passe ?

L’homme la scruta et son assurance disparut l’espace d’un instant, court mais suffisant pour qu’un des inconnus s’approche d’elle et la tire par les cheveux. Samâra se souvint de son odeur qu’elle n’apprécia point et qu’il la jeta dans les bras d’un de ses comparses assez rapidement pour que le protecteur ne puisse se saisir d’elle. L’homme alors la porta et commença à s’enfuir. Il obtint de ses camarades qui ne l’avaient suivi quelques minutes d’avances, suffisante pour que, lorsqu’il tomba à cause d’un sceau laissé au sol, il puisse se relever et se ressaisir de Samâra qui avait glissé sous le choc. Samâra se sentait douloureuse : outre les premières blessures dues à sa chute de la fenêtre, celle-ci l’avait blessée au point qu’elle se mette à pleurer. Elle ne pensait pas à tenter de se libérer : la jeune adolescente comprenait à peine ce qui lui arrivait. Chance fut pour elle que ses ravisseurs devaient faire partis des plus sots de la guilde pour avoir ainsi agit sans concertation et se jeter droit sur des militaires qui faisaient une ronde. Ceux-ci les interrompirent et alors qu’ils demandaient la raison de leur fuite, la fillette comprit qu’ils étaient sa chance de retourner chez elle bien escortée. Elle se mit à pleurer et déchira d’avantage ses vêtements sans qu’ils la voient faire, trop occupés qu’ils étaient à chercher armes sur ses ravisseurs. Elle se jeta dans les bras d’un brave militaire, en apparence bouleversée. Il lui fallut à peine une phrase pour que les guerriers décidassent que les hommes lui voulaient du mal et que, de simple curieux méfiants ils deviennent des individus méprisables. Les hommes décidèrent d’emmener les ravisseurs directement au cachot. Samâra, alors qu’ils la ramenaient chez elle, se félicitait d’avoir appris grâce à une travailleuse à pleurer sur commande lorsqu’elle était plus jeune. La catin lui avait alors déclaré que son plus gros client aimait la voir pleurer et, bien que Samâra n’avait particulièrement compris l’intérêt de l’homme, avait ensuite suivi les cours que la prostituée lui avait inculquée pour pouvoir dompter la pitié d’un adversaire. Les protecteurs avaient bien remarqué que les forces armées s’étaient mêlées de leurs courses poursuite : ils s’étaient donc rendu auprès de ses parents qui firent croire à Samâra qu’ils avaient eux aussi suivi les cours de la catin tant leurs larmes semblaient véritables. Grâce à l’arrestation, les militaires de la cité découvrirent la majeure partie guilde dans la semaine qui suivit et les fit pendre au grand plaisir des honnêtes Chantry qui assistèrent à la cérémonie sans leur fille qui, même si elle aurait été trop jeune pour s’en souvenir, ne devait voir la mort selon eux.


Samâra était dans le jardin, allongée sur le ventre entre quelques bourgeons encore endormis. Elle lisait une lettre d’une de ses amis qui avait déménagé dans la campagne et qui lui racontait alors sa journée. Agée de seize ans, Samâra avait grandit et se délectait d’apprendre qu’un jeune homme cherchait à attirer le regard de sa camarade et, bien qu’il avait réussi puisqu’elle écrivait des mots à son sujet, ignorait ce fait pour redoubler d’ardeur et de poésie. Elle soupira lorsqu’elle laissa glisser le parchemin de ses doigts et apposa sa tête entre ses bras : qu’il lui aurait été agréable d’échanger ces mots à voix haute avec son amie, songea t elle. Elle se releva et épousseta la robe claire qu’elle portait, alors salie par la terre. Samâra ne pouvait que peu se plaindre de son existence : elle vivait dans une famille aimante qui avait des commerces lucratifs. Les employés de ses parents étaient sa seconde famille : certains l’avaient vu grandir alors que d’autres s’étaient attirés sa sympathie en ayant son âge : ils pouvaient donc échanger ensembles avec simplicité. Elle vivait dans une belle partie des Bas Quartiers sur laquelle les militaires veillaient et celle où se trouvait l’autre établissement de ses parents était sûre pour elle. Elle pouvait sortir s’amuser, chanter entre les fleurs. Elle avait même un secret qu’elle ne partageait avec personne : elle savourait, elle aussi, les substances servies aux plus riches clients et cela gratuitement sans que personne ne la vit jamais. Bien sûr, elle s’y était habituée ; c’était avec un certain étonnement qu’elle se voyait souvent songer à en consommer et, sans être remarquée, se laissait aller à ces petits plaisirs. Samâra était une brave demoiselle : elle allait au temple apporter des fleurs et n’avait qu’un seul ennemi. Celui-ci était un de ses anciens camarades de jeux avec qui elle partageait déjà une certaine névrose… leurs rapports s’étaient assombris avec les années et les deux personnes ne supportaient plus désormais la vue ou la simple évocation de l’autre.

Elle fermait la porte du jardin et allait monter en sa chambre quand elle entendit sonner le clairon : il était grave, puissant. Il devait y avoir de nombreux souffleurs en différentes parties de la ville pour qu’il résonna si fort. Elle ne comprit de quoi il s’agissait et monta rapidement les escaliers pour ouvrir une fenêtre et regarder ce qu’il se passait. De nombreux drapeaux avaient été hissés et flottaient au vent et, entre les mélodies des instruments, Samâra trouva la scène fort belle. C’est dans cette optique d’engouement illusoire que Samâra découvrit l’annonce d’une guerre. Les Chantry ne furent touchés directement : ils ne disposaient de militaire en leur famille. Cependant, de nombreux protecteurs et habitants partirent défendre leur pays et les rues de la ville furent alors bien vides. Au bout d’un certain temps, Samâra s’inquiéta de ne recevoir nouvelle de son amie avec qui elle échangeait des lettres : la guerre avait lieu au niveau du domaine des Quernold où celle-ci vivait. Alors qu’elle exprimait sa crainte à sa mère, celle-ci la rassura en lui assurant que ce n’était là qu’en raison de l’absence d’échange de courriers à cause des batailles.
La jeune femme se dépêcha dans le bureau de son père, dont elle disposait encore de la clé qui n’avait changée en plusieurs années, son géniteur n’ayant remarqué ses intrusions. La porte était fermée et elle enfonça silencieusement la clé dans la serrure, entendant avec ravissement le cliquetis annonçant l’ouverture. Mais, alors qu’elle tournait la poignée, elle entendit des voix provenant de l’autre coté.

Ça devient dangereux pour vous ?
-Nous ? Non… Bien sûr que non, pourquoi risquerions-nous quelque chose ?
-Vous échangiez des lettres avec votre… cousin ? Je n’ai jamais compris ce qu’il était ?
-Une vague connaissance. Je me gage qu’il n’en garda aucune et que nous ne risquions rien !
-Pourtant, il vous a envoyé ça avant la guerre… C’est bien la preuve qu’il veut que vous veniez. Moi je vous dis, il va vous faire tomber !
-Et que voudriez vous que je fasse ? Que je cours au champ de bataille pour l’assassiner ? Ne soyez stupide voyons !
-Vous êtes liés aux traitres. Je dis juste qu’il faudrait assurer vos arrières… Et arrêtez de faire l’homme sûr de lui : je vous ai déjà vu quand vous saviez ce que vous faisiez et vous n’étiez pas en train de faire sur vous comme aujourd’hui ! Brulez ça et envoyons de nos gars… qui sait, ils pourront peut être tout bruler là bas ?


Samâra vit Ygdil désigner un coffret en bois à son père pendant qu’il parlait au travers du trou de la serrure. Elle avait légèrement ouvert la porte pour pouvoir profiter de toutes les paroles des deux hommes mais, cet avantage lui apporta ses défauts : elle fit un bruit alors et s’en mordit la lèvre. S’ils la voyaient en train de les espionner, elle passerait un mauvais quart d’heure. Ses prières quant au fait qu’ils ne l’avaient entendue se révélèrent inutile : à l’intérieur, les voix s’étaient tues et Samâra entendit les pas d’Ygdil le ramener vers la porte. Quand il l’ouvrit, la jeune femme était entrée dans la chambre d’une catin qui, trop affairée à se maquiller ne la remarqua pas même. Ygdil et son père avaient fermé le bureau et étaient descendu alors. Samâra n’hésita pas, trop bordée par la curiosité pour réfléchir et retourna dans le bureau où elle ouvrit le coffret en bois. Quelle ne fut pas sa déception lorsqu’elle remarqua qu’il ne contenait que des parchemins griffonnés. Entendant son géniteur revenir, elle s’en saisit, prenant la peine de refermer le coffret et, n’ayant le temps de sortir sans qu’ils la remarquent, ferma à clé le bureau et se cacha dans l’une de ses armoires.
Le soir, enfoncée dans ses draps, elle remarqua qu’il s’agissait là de lettres échangées avec l’un des traitres à leur empereur. Elle avait entendu des gens prétexter que Monsieur Chantry avait des origines exotiques : certains lui prétendaient d’avoir comme grand-mère une concubine barbare d’un roi. Mais Monsieur Chantry rejetait toutes ces propositions car, selon lui, il était un être tout à fait ordinaire qui en aucun cas n’aurait pu prétendre à une noblesse qui était déchue et, plus que de le mener lui et sa famille vers un trône, le menait vers une corde sur la place publique si elles s’étaient avérées exactes. Samâra comprit en ce temps de guerre la nécessité de les bruler mais, sans comprendre pourquoi, ne put se résoudre à agir. Elle décida de les garder en sécurité : les lettres placées alors en un coffret seraient cachée où elles ne pourraient être retrouvées et ainsi causer dommages.

Malheureusement, deux ans plus tard, les rumeurs provinrent en l’esprit d’un individu qui les crut. Il devait avoir du pouvoir car les militaires entrèrent alors en leur demeure et, sous les yeux de Samâra, se saisirent de son père. Pourquoi il fut emporté ou s’il eut un procès fut des questionnements qui restèrent sans réponse. Sa mère s’occupa alors seule des commerces et la jeune Samâra, pauvre demoiselle trop droguée pour s’enfuir et trop lâche pour combattre passa des jours enfermées en sa chambre, à pleurer sans pouvoir s’arrêter et à prier pour qu’il lui fut rendu. Elle avait eu la même réaction d’abattement lorsqu’elle avait appris, à la fin de la guerre, que son amie était morte lors d’une bataille sans qu’elle n’ait pu rien faire pour l’aider. Il apparut clairement que les causes de l’enfermement de Monsieur Chantry demeuraient incertaines : Madame et Samâra ne semblèrent mises en cause, elles furent seulement censées dire que l’homme était parti et reviendrait peut être un jour sans donner de détail. Les militaires les avaient prévenus de ce faire lorsqu’ils l’avaient arrêté et Samâra souffrait d’autant plus de devoir prétendre à l’inexistence du problème comme sa génitrice. Celle-ci était bien trop occupée pour accorder du temps aux questionnements de sa fille, qu’elle demandait de cesser et de ne plus évoquer un seul instant Monsieur Chantry si ce n’était pour répondre qu’il était allé en voyage trouver des nouvelles plantes. Leur commerce s’ébattait la nuit, leurs clients étaient peu regardants et les paroles de Madame Chantry suffisaient à faire qu’il ne soit trop dérangé par la disparition de Monsieur. Samâra se sentait seule, bien qu’elle ne le fût vraiment jamais, au point de se morfondre toujours d’avantage, s’enfermant en des songes non naturels.

Un soir, elle entendit des cailloux s’ébattre à sa fenêtre et, l’ouvrant, remarqua en bas son ennemi qui la narguait de son plus beau sourire. Il ne dit rien, ils échangèrent juste un regard par lequel il la narguait clairement et il repartit. Le voir ainsi, heureux alors qu’elle fut malheureuse, redonna de la force à la petite demoiselle qui décida que, si Ygdil et sa mère ne tentaient de libérer son père des cachots, elle se débrouillerait pour accomplir cet acte seule. Le seul problème était qu’à part la gérance du commerce de ses parents –que ceux-ci lui avaient inculqués- Samâra ne disposait alors d’aucun moyen pour accomplir son noble dessein.


Divers : De ses liens, Samâra ne peut entièrement se vanter. Il lui demeure quelques amis des rues et au moins un ennemi sûr. Il est une rumeur sur une généalogie douteuse mais rien n'a été prouvé à Samâra jusque là. [J’accepte donc les liens avec d’autres personnages.]
Petit détail : Samâra peut s’endormir n’importe où.

Crédits: Spring by Eat01234
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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 02:35 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Samâra Chantry
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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 02:48 (2011)    Sujet du message: Samâra Chantry Répondre en citant

Place pour le futur Osh.
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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 13:19 (2011)    Sujet du message: Samâra Chantry Répondre en citant

Bienvenue!

Voici une fiche très développée! L'histoire comporte plusieurs noeuds et on cerne bien l'ambiance sombre dans les yeux d'une enfant pour qui tout est normal.

-Un premier point à éclaircir: la drogue et sa consommation. Elle accède à des plantes facilement donc se retrouve dépendante. Cependant, on n'y voit aucune trace dans la description physique ou morale ou du moins rien de flagrant. Pourtant ne devrait-on pas remarquer certains traits? Peut-être que cela peut accentuer son aspect lunatique de façon excessive? Est-elle camée et lente ou plutôt speed? A t-elle finalement un comportement de droguée? Des obsessions? Des tremblements? Car elle n'arrive tout de même pas à fuir lorsque les militaires viennent cueillir son père c'est que son état est non négligeable.

-J'aime bien le côté "rapportage" de la description physique, pourquoi ne pas l'avoir poursuivi sur la description morale?

-Concernant l'histoire, il y a de l'action et un monde obscur plus de détails ce serait pinailler alors que vous avez visiblement bien votre personnage en main. On sait ce qu'elle vit même si elle est relativement passive face aux choses. Elle fait quelques bêtises mais j'espère qu'elle se montrera plus intrépide avec nous. Un point peut-être: le père est arrêté mais qu'en est-il de sa famille? N'est-elle pas ruinée, déshonorée? Les clients devraient se faire rare pour ne pas risquer d'être complice de traître à l'empereur. Peut-être donc rajouter quelques précisions sur la subsistance du commerce après une si néfaste publicité.

-A propos de la caste et du secteur d'activité. Votre personnage "étudie"... En fonction du domaine auquel il se prédestine vous choisirez sa caste. On peut être apprenti au sein d'une caste, l'éducation est courante à Elis. Ainsi, préférez érudit si son métier consistera à étudier les plantes, les drogues mais négoce à partir du moment où il y a un commerce derrière (surtout si elle reprend la boutique de sa mère).
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Samâra Chantry
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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 21:58 (2011)    Sujet du message: Samâra Chantry Répondre en citant

*J’ai donc changé sa description morale : j’ai fait sous forme de témoignages. Je n’avais fais les deux versions ainsi car j’avais peur que ça ne passe pas. J’ai mieux décris les problèmes du à la drogue dans la description du caractère : tremblements, pertes de mémoire, hallucinations, obsessions et emmêlements émotifs sont cette fois réellement présentés. =)

*Pour l'avant dernier point, voici ce que j'ai ajouté :
Citation:
Il apparut clairement que les causes de l’enfermement de Monsieur Chantry demeuraient incertaines : Madame et Samâra ne semblèrent mises en cause, elles furent seulement censées dire que l’homme était parti et reviendrait peut être un jour sans donner de détail. Les militaires les avaient prévenus de ce faire lorsqu’ils l’avaient arrêté et Samâra souffrait d’autant plus de devoir prétendre à l’inexistence du problème comme sa génitrice. Celle-ci était bien trop occupée pour accorder du temps aux questionnements de sa fille, qu’elle demandait de cesser et de ne plus évoquer un seul instant Monsieur Chantry si ce n’était pour répondre qu’il était allé en voyage trouver des nouvelles plantes. Leur commerce s’ébattait la nuit, leurs clients étaient peu regardants et les paroles de Madame Chantry suffisaient à faire qu’il ne soit trop dérangé par la disparition de Monsieur. Samâra se sentait seule, bien qu’elle ne le fût vraiment jamais, au point de se morfondre toujours d’avantage, s’enfermant en des songes non naturels.



*J'ai rajouté une fin de phrase pour la caste afin qu'elle soit plus définie : elle étudie le négoce justement.
Citation:
Samâra a appris auprès de sa mère et de son père à gérer leur commerce. Ainsi, elle a une qualité de négoce bien qu’actuellement, puisqu’elle ne travaille pas, elle en est toujours à étudier les ficelles du métier.


J’espère que ça ira, ai-je d’autres modifications à faire ? =)
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Aanté
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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 22:59 (2011)    Sujet du message: Samâra Chantry Répondre en citant

Tout me va oui, merci de votre attention.
Fiche validée pour moi, il vous faut attendre le second avis favorable de ma consoeur pour jouer!

A très bientôt.
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Dafodile
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MessagePosté le: Mer 19 Jan - 00:09 (2011)    Sujet du message: Samâra Chantry Répondre en citant

Je n'ai rien à redire : ma consœur s'est excellemment bien chargée de votre cas. A bientôt dans le jeu !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:31 (2017)    Sujet du message: Samâra Chantry

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