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:: [Ouvert à tous] De la finesse que diable! ::
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Enaël Délianishioka
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MessagePosté le: Dim 27 Nov - 23:21 (2011)    Sujet du message: [Ouvert à tous] De la finesse que diable! Répondre en citant

    Été 511 ~ Matin.

    Enaël se leva grognon, encore plus que d'ordinaire. Il balança ses draps par-dessus sa tête, se fichant pas mal que sa domestique se retrouve avec l'obligation de refaire entièrement son lit après son levé. Il plongea la tête dans son broc d'eau froide mais propre, ce qui lui donna un bon coup de fouet et lui remit les idées en place. Car même si le jeune homme était hautain et frôlait parfois les limites de l'impolitesse, il ne voulait pas se montrer injustement méchant avec sa bonne.

    En effet, cette vieille dame qui gardait un visage souriant et pour son âge juvénile, était l'une des seules personnes à lui apporter son soutien silencieux envers et contre tout. Jamais elle ne s'inquiétait pour lui, ou du moins pas à voix haute, ne lui posait pas de questions agaçantes du genre : « Comment ça va ce matin ? » ou « Vous me semblez fatigué. Êtes-vous sûr d'avoir bien dormi ? ». Elle se contentait de lui servir les repas qu'il aimait, toujours à la bonne heure, de nettoyer les salles qui en avaient besoin quand il n'était pas à la boutique ou bien de changer les divers bouquets de fleurs qui s'éparpillaient un peu partout.

    Le jeune homme se dirigea donc du pas lourd de celui qui n'a pas passé une bonne nuit vers la pièce centrale de ses appartements, et alla s'asseoir sans attendre à la ravissante petite table en bois clair de son salon. La vieille dame arriva dans le même temps et déposa sans bruit un plateau bien garni de diverses choses telles que des viennoiseries croustillantes et encore chaudes ou bien des petits sablés délicats en provenance directe de chez Dame Shiina. En effet, le jeune homme avait été totalement conquis par les créations de l'artisane et était devenu un consommateur régulier de ces petits délices.

    Il en saisit d'ailleurs un dans lequel il croqua avec appétit et commença à déjeuner sans même dire merci à sa bonne qui ne s'en soucia pas. Le fait qu'il ne grogne pas et ne lui demande pas de lui préparer totalement autre chose était déjà un remerciement. La vie d'Enaël et de sa domestique était ainsi faite, de petits accords tacites et silencieux qui satisfaisaient les deux partis. Ils ne se parlaient pas, chacun d'eux sachant quoi faire avant même que l'autre ne parle, et de ce fait, l'absence totale de discussions permettait de maintenir une certaine distance qui empêchait toute création de liens affectifs, du moins du côté du joaillier. Car la vieille dame aimait ce jeune homme perdu. Elle aurait voulu l'aider plus qu'elle ne le faisait déjà mais savait que si elle tentait quoi que ce soit, elle serait renvoyée. Malheureusement elle avait désespérément besoin de cet emploi pour assumer ses deux petits-enfants et son choix fut vite fait : garder ses distances avec son jeune maître et dans le même temps, garder son travail.

    Enaël acheva son troisième croissant, mangea encore deux sablés, but sa tasse de thé épicé et se leva. A présent il fallait qu'il s'habille et aille ouvrir boutique. On était en pleine période de dépense, l'été favorisait la détente, le plaisir et donc les achats de commodités telles que les bijoux. Et comme sa boutique pouvait désormais s'enorgueillir d'une certaine réputation, il ne fallait pas qu'il fasse faux bond à ses clients. Il repartit donc dans sa chambre, fit sa toilette rapide à l'aide d'un gant et s'habilla. Il choisit pour cette journée chaude de ne revêtir qu'un pantalon en cuir fin, une chemise à volants bleu pastel et sa paire de bottes. Attachant ses cheveux en queue de cheval haute à l'aide d'un ruban de la même couleur que sa chemise, il enfila pour achever sa tenue, deux anneaux en argent à chaque main et une chaîne au bout de laquelle pendait un cristal Indicolite satin en forme de goutte.

    Dévalant les escaliers qui menaient à son commerce, il enleva un à un les pièces de velours rouge qui protégeaient ses vitrines de la poussière puis sortit dans la rue pour enlever les panneaux en bois qui cachaient ses créations aux yeux indiscrets pendant la nuit. Il laissa la porte de sa boutique ouverte pour créer un courant d'air dans le magasin et alla s'asseoir derrière son comptoir, attendant la venue d'un ou plusieurs clients.

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MessagePosté le: Dim 27 Nov - 23:21 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Samâra Chantry
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MessagePosté le: Sam 3 Déc - 15:25 (2011)    Sujet du message: [Ouvert à tous] De la finesse que diable! Répondre en citant

Les hauts quartiers resplendissaient. La lumière du matin se reflétait sur les pavés polis. Samâra était revenue il t a bien peu de temps en la capitale. Au bord de sa fenêtre, se levant avec le soleil, elle avait regretté l’odeur des fleurs qui trônaient au devant de leur demeure de campagne. Elle était alors sortie de chez elle et ses pas l’avaient amenée jusqu’aux Hauts Quartiers. Il y avait encore bien peu de monde en les Hauts Quartiers, les plus riches devaient encore se reposer. Les boutiques s’ouvraient les unes après les autres, travailleurs enjoués à l’idée de gagner bien des sommes Alors que l’air de la cité s’engouffrait dans ses poumons, dérobant ses souvenirs pour lui en reformer, elle se sentait revenir dans ses anciens travers.

Pourtant, à ses yeux, ceux-ci n’en étaient point. Ils étaient fortement justifiés et, depuis sa sortie des champs, ils la faisaient retrouver lentement son ancien elle. C’était alors ses rêves qui lui revenaient et sa volonté se reformait. Elle se retrouva ainsi bien vite devant le château. Les gardes passaient les uns après les autres… Elle eut beau les chercher des yeux, elle ne remarqua aucun civil qui s’engouffraient dans le domaine imposant. Aucune visite de la demeure royale n’était autorisée, les cachots restaient toujours fermés… sauf pour ceux qui y resteraient enfermés toute leur vie.

Elle resta ainsi à observer les allées et venues avant de se retirer. Le temps la ferait paraître étrange et la mélancolie s’emparait d’elle. Ce faisant, elle passa devant un soldat qui la salua. Elle réfléchit quelque peu et se souvint alors où elle l’avait vu : c’était un client de sa famille. Elle s’arrêta et le regarda, il ne lui dirait pas plus de mots : souvent ceux-ci ne voulaient point que leurs camarades –ou même que leur famille- connaissent leurs amusements si privés… et encore moins leurs désirs… Elle-même n’aurait pu les raconter, pour dire la vérité. Il était fort à parier qu’il ne lui aurait point adressé la parole s’ils s’étaient retrouvés dans les bas quartiers. Ici, elle avait l’air d’une demoiselle issue d’une famille acceptable : sa robe de soie bleutée était secouée par le vent. Courte à cause de la chaleur, la jeune fille l’empêchait de trop remonter dès que celui-ci désirait lui caresser les jambes. Ses scandales avaient un léger talon qui claquait contre les pavés des rues lorsqu’elle marchait. Elle mimait la joie, ou la ressentait elle ?

Sans doute avait elle flâné plus de temps qu’elle ne l’eut cru car déjà, des demoiselles ou damoiseaux se retrouvaient devant des vitrines pour critiquer ou désirer ouvertement les objets qui y étaient exposés. Une boutique semblait particulièrement attirer l’attention de jeunes filles qui gloussaient. Samâra, curieuse, s’approcha pour écouter potins et observer ce qui était vendu en ce lieu. Les larges tenues des demoiselles l’empêchaient d’observer ce qu’il y avait derrière la vitrine. Elles discutaient clairement sur deux points : de bijoux et de l’art de la séduction. L’une d’entre elle se décida d’ailleurs à tester de son pouvoir sur le vendeur et permit ainsi à Samâra d’entrapercevoir un produit : celui-ci était fort bien taillé et la jeune fille des bas quartiers songea alors que le vendeur devait être de ces vieilles personnes dont le savoir réside en les paumes. La jeune femme revint bien vite, le rouge aux joues et sans nouveau coli. Elle expliqua alors à ses camarades que le vendeur était un goujat qui avait été incapable de faire baisser un prix au vu de sa gorge imposante. La blonde demoiselle conclut sur le fait qu’il devait s’être levé du mauvais pied pour ainsi ne pas sombrer sous son charme. Ses amies gloussèrent et elles s’éloignèrent toutes ensembles.

Samâra put enfin s’approcher de la boutique et regarder à l’intérieur. Elle était étonnée qu’on crut pouvoir faire ainsi baisser les prix : c’était bien impossible dans les bas quartiers quand l’argent permettait d’avoir le pain du soir. Sans doute la richesse permettait elle d’ignorer le doré des pièces pour préférer savourer la chair d’une demoiselle… Après tout, c’était cet amour qui la faisait vivre mais. Mais celui-ci n’était point le même à ses yeux : on achetait le temps d’une femme ou d’un homme, mais on n’en échangeait point… Devant la beauté des bijoux, elle eut alors envie d’entrer observer les pièces rares, qui devaient être cachées sur des bien en vue du vieil homme. Quelle ne fut pas sa surprise de tomber sur un jeune vendeur ! Ainsi, l’artisan devait préférer ne pas côtoyer les clients !

Samâra le salua avant de regarder toutes les œuvres. Oui, c’était fort joli… un peu cher à son gout mais le quartier appelait à cela. Pourtant, malgré tout, rien de présent ne lui donna envie de glisser sa main dans son sac en cuir… Non, c’était bien trop pour quelqu’un comme elle, elle préférait la discrétion. Pourtant, cela pourrait être une jolie occasion pour son amie des Hauts Quartiers et il était fort à parier qu’elle adorerait l’accompagner en cette boutique ! Enjouée, Samâra s’approcha du jeune vendeur et, avec une voix timide en glissant une mèche de ses cheveux derrière une oreille.

Désolée de vous déranger… Savez-vous si est parfois possible l’occasion de visiter l’atelier de votre maitre ?
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Enaël Délianishioka
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MessagePosté le: Dim 18 Déc - 00:30 (2011)    Sujet du message: [Ouvert à tous] De la finesse que diable! Répondre en citant

[HRP : désolé pour le retard, la veille des vacances, c'est toujours compliqué d'avoir du temps ' ]

    Enaël n'en pouvait plus d'attendre. Il aurait devrait savoir depuis le temps que patienter après d'hypothétiques clients n'était pas une partie de plaisir mais qu'au contraire, nécessitait une bonne dose de patience et de rigueur. Et il n'avait pas de livre sous la main. Il se morfondais donc, de plus en plus irrité, derrière son comptoir. Il soupirait pour la énième fois quand une jeune fille richement, voir même outrageusement, vêtue entra en balançant des hanches dans sa boutique. Il se redressa et s'empêcha de ricaner : voilà une proie facile et distrayante qu'il allait se faire un plaisir malin et sadique de renvoyer dans les jupes de sa génitrice et ce, rouge de honte.

    Elle fit d'abord mine de s'intéresser à sa marchandise et il ne fut pas dupe : les coups d’œil qu'elle lui lançait n'étaient pas là pour signifier qu'elle trouvait joli ce qui était exposé dans les vitrines. Et ce fut une grave erreur de ne pas le penser car Enaël avait horreur qu'on s'invite dans sa boutique pour minauder et tourner en rond. Il n'avait de plus que faire d'une femme qui serait toujours à traîner dans ses pattes et à lui soutirer de l'argent pour s'acheter des toilettes hors-de-prix.

    Au bout du centième coup d’œil, il se dégagea enfin de derrière son comptoir, au grand soulagement de la demoiselle qui commençait à se demander si le vendeur n'était pas un peu arriéré à ne pas comprendre ses sous-entendus comme ça. Il lui offrit un sourire charmeur et demanda poliment :

    « Dame, puis-je vous aider ?
    - Oh bien volontiers Monsieur, j'aimerais savoir combien coûte cette bague...
    - Fort peu cher à en juger par la qualité de votre toilette, je pense que votre bourse pourrait supporter le prix de ce bel œuvre.
    - Vraiment... ? Et bien j'y réfléchirais. En attendant pourriez-vous me dire si vous balader en ma compagnie vous plairait... ?
    - Vous souhaitez une réponse honnête ou une réponse qui vous agréerait ? »


    Elle mit un peu de temps à comprendre le sens de cette réponse qui était en fait une mise à mort et quand la lumière se fit dans son esprit, le rouge lui monta aux joues. Elle s'excusa alors promptement et prétexta quelque chose à faire avant de s'en aller aussi prestement qu'elle était venue.

    Satisfait d'avoir encore une fois démontré son mauvais caractère et en même temps déçu de n'avoir rien vendu, même à cette truie mal dégrossie qui espérait sérieusement qu'il changerait pour elle. Il retourna s'asseoir avec un nouveau soupir derrière son comptoir et posant son menton dans ses mains croisées, attendit patiemment que quelqu'un vienne.

    Peu de temps après que la demoiselle entreprenante soit partie, un petit minois pointa le bout de son nez contre la vitrine. Des grands yeux curieux et une moue adorable, le petit brin de femme observa un instant la devanture avant de finalement entrer. Ses habits étaient de bonne qualité mais pas exceptionnels non plus. Enaël en déduisit immédiatement que si la demoiselle achetait dans sa boutique, sa bourse en serait grandement allégée. Il se demanda comment sa potentielle cliente avait atterri ici.

    Faisant fi de ses interrogations, il s'extirpa encore une fois de derrière son comptoir et s'avança vers la jeune femme qui lui demanda alors timidement si elle pouvait voir l'atelier de son maître. Le jeune homme sourit à cette méprise, oui il était très jeune pour être déjà un maître artisan et pourtant... C'était bien la cas. Et le fait que la jeune fille ne le sache pas était encore sujet pour lui à amusement. Il sourit gentiment et répondit sur un ton badin qui contrastait avec l'acidité de ses mots :

    « Mademoiselle, j'aimerais vous contenter mais il se trouve que JE ne fais jamais visiter mon atelier. Secret professionnel comprenez-vous. A présent, dîtes-moi, êtes-vous seulement venue dans cette boutique pour la visiter ou y a-t-il autre chose que je puisse faire pour vous ? »

    Et en signe de dédain absolu, le marchand croisa les bras sur sa poitrine, soulignant ainsi que seuls les clients acheteur étaient les bienvenus. Même s'il devait avouer que cette demoiselle était un plaisir pour les yeux et qu'il aimerait bien la garder sous la main encore un peu, pour s'occuper l'esprit.

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Cassialys Trentor
Sous l'Oeil des Veilleurs

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MessagePosté le: Mar 3 Jan - 21:05 (2012)    Sujet du message: [Ouvert à tous] De la finesse que diable! Répondre en citant

En général,  Cassialys avait ses contacts pour vendre ce qu'elle arrivait à piquer de ça et là. Mais voilà, elle n'avait pas pris n'importe quoi chez n'importe qui et elle ne tenait pas à se faire remarquer. Elle avait trop entendu les histoires de voleurs qui se faisaient prendre quelque jours plus tard la vente de leurs larcins, alors qu'ils étaient tranquillement installés les fesses sur un tabouret au bar d'une tranquille taverne... Il était aisé de remonter les pistes quand on savait chercher et surtout, quand on savait les habitudes des gredins pour revendre leurs prises à des receleurs... et Cassialys ne tenait pas à prendre cette voie là. En plus, une femme comme elle était facile à décrire et à remarquer dans un recoin de la rue. Donc autant aller dans l'audace en allant revendre la petite prise dans une boutique adéquate. 

De l'audace, ou de la folie... Les deux sans doute, car elle se rappelait encore que trop bien de son séjour en prison après une certaine fête. Si jamais elle venait à croiser        ce... comment il s'appelait déjà ? Ah oui.  Kilstan Oss.... Tout cela pour une bourse franchement. Donc si elle voyait e serait-ce que le bout de son nez, elle filerait en vitesse d'ici. Elle ne tenait pas à ce qu'il sache la venue de son passage ici... pas après un larcin... Bon un larcin non. Elle n'avait fait que récupérer la bourse des mains d'un autre voleur. Et c'était elle qui avait mangé pour ce petit gars. Qui avait bien fait de pas demander son reste. Mais bref, passons.

Elle passa sa main dans sa poche pour s'assurer de la présence du collier. Une petite chaîne en argent avec une petite pierre d'ambre. Mais la jeune femme avait quelques doutes quand à sa qualité et surtout si la pierre n'était pas qu'un simple soufflé de verre...

Après s'être assurée des moyens de fuite possibles dans la rue et que personne ne la suivait, elle pénétra dans la boutique. Il y avait déjà deux jeunes femmes... Autant passer pour une cliente. Elle fut donc simplement souriante, comme ravie de faire du lèche boutique... Qu'elle n'appréciait que le soir, quand tous les boutiquiers dormaient et laissaient sans garde leurs biens vendables.

"Bonjour...."                                                                     
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Enaël Délianishioka
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MessagePosté le: Ven 13 Jan - 23:35 (2012)    Sujet du message: [Ouvert à tous] De la finesse que diable! Répondre en citant

    Enaël attendait avec un impatience grandissante que la délicieuse petite fleur qui était entrée dans son magasin, se décide soit à partir en conservant le peu de dignité qui lui restait, soit à lui répondre, à choisir un article et à passer à la caisse. Mais elle se contentait de garder les yeux rivés sur ses pieds en serrant très fort son petit sac contre elle. Il décida donc que s'il devait continuer à patienter, autant le faire assis. Il repassa donc derrière son comptoir et posa son postérieur sur son tabouret haut rembourré en tissu épais sur le dessus.

    Quelques minutes passèrent avant qu'une autre jeune fille ne fasse irruption dans sa boutique. Le jeune homme fronça immédiatement les sourcils, elle essayait de se faire discrète mais dans la toute petite pièce, il la repéra tout de suite avec ses vêtements robustes et utiles faits pour les longs séjours en campagne. Qu'est-ce qu'une vagabonde, chasseresse, paysanne, enfin une roturière sans le sou, venait faire ici ? Chez lui qui plus était ! Il laissa échapper un long soupir agacé, sa patience largement entamée par les différentes intruses qui avaient décidé de lui gâcher sa journée.

    Mettant au placard la sainte phrase « le client est roi », il interpella la nouvelle venue sans bouger de son siège et lui répondit sèchement :

    « Bonjour. Mademoiselle, je ne veux pas être désobligeant mais je pense que vous ne devriez pas être ici. Ce n'est pas un endroit pour les gens de la caste militaire parmi les plus bas gradés. A moins que vous ne veniez faire affaire, ce qui m'étonnerais fortement, je vous prierais de sortir. »

    Il se tourna ensuite vers l'unique autre personne présente à par lui et la mendiante et, sa patience définitivement envolée, il l'agressa courtoisement en ces termes suivants :

    « Quand à vous damoiselle, la timidité est certes une qualité attendrissante sauf quand elle me fait perdre mon temps. Je vous prierais donc de choisir : un achat à la portée de votre bourse, ou dehors. »

    Grognant ensuite comme un grand-père désabusé par la vie, il porta les yeux sur son livre de compte pendant une demi-seconde pour reprendre un semblant de contenance, et réussi à plaquer de nouveau un sourire figé et professionnel sur son beau visage. Relevant les yeux, il scruta les deux occupantes de la boutique, attendant une réponse, jugeant que leur temps de réflexion avait largement été dépassé.

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Dernière édition par Enaël Délianishioka le Mer 22 Fév - 17:20 (2012); édité 3 fois
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Samâra Chantry
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MessagePosté le: Dim 15 Jan - 13:33 (2012)    Sujet du message: [Ouvert à tous] De la finesse que diable! Répondre en citant

C’était donc l’artisan… Voila qui était gênant : on lui avait toujours appris que le maitre d’une boutique était, en sa demeure, plus puissant qu’un seigneur en ses terres. Elle venait donc de l’insulter et, si Samâra avait apprécié la boutique à n’en point douter. Cependant, elle n’aimait pas comment cet homme la regardait elle : s’il avait un visage en apparence doux, elle trouvait que son aura était agressive en tout point. Samâra se demandait comment la demoiselle avait cru pouvoir plaire à tel homme : pour elle, en les Bas Quartiers, il serait devenue un membre d’une guilde à n’en point douter aux yeux. Elle soupira : voila que son amie ne pourrait point profiter de l’inspiration que la quiétude de l’ouvrage lui aurait offert.

L’homme continuait de la fixer et la jeune femme était de plus en plus dérangée. Elle était habituée à être au centre de l’attention en son monde et ne savait comment répondre en les Hauts Quartiers. Elle se devait pourtant de le faire et son esprit travaillait sur de nombreuses réponses. La plus évidente à ses yeux aurait été de lui signaler que ce qui était en ces lieux ne lui convenait pas, mais alors il se vexerait et appellerait la garde… et… Elle irait en prison ! Non, cette idée n’était point la bonne il fallait réussir à quitter ce regard… Qui se faisait de plus en plus mauvais. Elle tenta de reculer d’un pas mais elle sentit la vitrine bien trop proche d’elle… Vraiment, quelle mauvaise idée d’être venue en ces lieux !

Puis, elle vit qu’il s’éloigna et se mit à sourire ! Elle allait pouvoir partir ! Mais non, voila qu’il continuait de la fixer, juste assis. Peu à peu, la timidité s’enfuit et le seul caractère mauvais de Samâra la prit. Elle croisa ses bras et le fixa, tentant d’imiter le dédain qui demeurait chez lui. Au fond d’elle, elle n’était pressée et donc ce jeu commençait à l’amuser : si elle ne disait rien, il ne pourrait rien lui reprocher et énerver une personne des hauts quartiers était toujours un bien. Cela marcha sans doute car une femme entra à ce moment là et la pauvre, il s’énerva sur elle.

Cela fit sourire Samâra car, peste qu’elle était, elle se sentait bien mieux désormais que cet homme avait arrêté de s’occuper d’elle…. Cette femme était étrangement habillée pour elle, mais elle semblait des Bas Quartiers également. Quel plaisir que de se savoir protéger par la présence d’une consœur en ces lieux ! Ainsi, bras toujours croisé, quand l’homme s’adressa à elle, elle lui répondit :

Je pense que vous savez très bien qu’un seul de ces achats se ferait voler en une seconde dans les Bas Quartiers… Fut-il à portée de ma bourse, quel serait l’intérêt de vous l’acheter sinon d'appeler les brigands à venir vous visiter dans la nuit ?

Elle était troublée car en elle demeurait le désir d’obtenir un tel objet, désir très compréhensible qu’elle pensait surréaliste. Pourtant, cet homme était fort désagréable, autant qu’étrange. Quand il s’était déplacé, elle avait cru le voir une étincelle parfaire son col et, elle avait fixé longuement le repli de ses vêtements avant d’être sûre qu’il s’agissait bel et bien d’un collier. Samâra se décida à revivre et s’approcha du vendeur et lui désigna son propre collier.

Je voudrais quelque chose comme le collier que vous portez autour du cou… Quelque chose de discret. Je me verrai forte attristée de vous savoir en danger, tout cela parce que j’aurai eu la maladresse de convier de mauvaises personnes à vous visiter… inconsciemment, bien sûr.

Elle lui sourit d’une façon naïve, après tout : il la disait attendrissante… ce qui signifiait bien souvent sotte. Elle remarqua alors qu’il avait changé de faciès et trouva cette action forte peu réussie. S’arrêtant de sourire elle-même en se demandant si elle faisait aussi fausse, elle s’approcha et lui murmura :

Vous savez sire, vous mettez aisément… mal à l’aise… Peut être devriez vous songer à lire d’autres livres. Pour sourire… différemment ? Même militaire, une femme peut aimer les parures… Regardez : sire Oss aime bien les fleurs et pourtant, on le traite de monstre…

Elle s’éloigna à nouveau d’une distance qu’elle estimait raisonnable pour pouvoir fuir la future fureur du vendeur. Bien sûr, elle n’avait précisé là de quel Oss il s’agissait et ne sut si Cassialys avait entendu à cet instant ses paroles. Après tout, il existait de nombreuses personnes de cette famille et jamais elle ne se serait doutée être en la présence d’une personne le détestant.

HRP : Désolée, j’avais écrit mon post mercredi à la fin de mes partiels mais j’ai oublié de le poster… et j’étais persuadée de l’avoir fait… En tout cas, mes partiels sont terminés désormais !
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Enaël Délianishioka
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MessagePosté le: Mar 31 Jan - 22:35 (2012)    Sujet du message: [Ouvert à tous] De la finesse que diable! Répondre en citant

    Enaël ne savait plus trop comment réagir. Cette vagabonde qui était entré ne faisait pas mine de vouloir se décider à quoi que ce soit et ce petit bout de femme qui lui tenait tête comme si le monde lui appartenait... Il décida de délaisser la mystérieuse femme dans son coin et de se concentrer uniquement sur la petite donzelle.

    Celle-ci, tout d'abord timide et de plus en plus mal à l'aise à l'idée de devoir l'affronter, se transforma pour devenir un petite enfant gâtée qui le toisa avec presque la même attitude hautaine qu'il avait pour elle depuis le début. D'abord amusé, puis agacé et enfin passablement énervé, il se dit que seule la bienséance et son image de commerçant respectable l'empêchait de prendre cette gamine par la peau du cou et de la mettre dehors. Il allait devoir trouver une manière verbale et assez efficace de la mettre dehors par les mots, comme il l'avait fait avec la noble un peu plus tôt.

    Sauf que cette fois il ne s'agissait pas d'éconduire une dame trop entreprenante avec lui parce qu'il était beau, non, il s'agissait de faire partir une demoiselle qui n'était même pas encore en âge d'avoir un soupirant, de son point de vue, et qui n'avait pas non plus de quoi s'offrir un de ses bijoux malgré sa robe de bonne qualité tout en n'ayant pas l'air de la traité comme une moins que rien. Parce que le jeune homme n'était pas idiot. Si cette demoiselle n'avait pas assez en bourse, ses parents, eux, devaient avoir de quoi faire un achat, voir peut-être même deux. Et c'était toujours ça de pris.

    Il était donc en train de réfléchir à une stratégie offensive quand la demoiselle se décida enfin à parler. Sa voix d'un premier abord timide et hésitante était devenue impérieuse et moqueuse. Elle lui fit une réponse fort juste et bien touchée mais Enaël n'avait pas dit son dernier mot. Il en allait de son honneur de marchand cruel, il fallait qu'il coupe le sifflet à cette impertinente et la renvoie dans ses Bas-Quartiers. Il répondit donc sur un ton condescend et avec un sourire froid :

    « Ma foi vous avez raison. Ceci dit, à la vue des vêtements de bonne qualité que vous portez j'en déduis que si vous même n'êtes pas riche, vos parents le sont et donc sont également à même de protéger leurs biens n'est-ce pas ? Et puis, ne vous en faites pas pour ma boutique, j'en ai vu d'autres. »

    Jugeant qu'il en avait assez dit pour le moment, il se tut. Bien mal lui en prit car cette petite pause lui valut une nouvelle tirade de la jeune fille qui lui demanda s'il ne possédait pas un collier dans le genre de celui qu'il portait. Bien entendu qu'il avait ça ! Mais en général ses propres bijoux étaient uniques dans leur style, réservé à lui-même et jamais mis en vente. Mais après tout, si cela pouvait lui rapporter et lui permettre de se débarrasser de la demoiselle, il fallait s'accorder un temps de réflexion sérieuse.

    Ce temps lui fut également refusé car l'enfant, toujours sur sa lancée, lui murmura une remarque qui bien qu'acide dans les propos, fut glissée sur le ton du conseil. Il ne répondit pas tout de suite, essayant de maîtriser sa colère et cela laissa un laps de temps assez étendu pour permettre à son interlocutrice de s'éloigner aussi loin que les règles de tenue en publique l'exigeaient. Il se redressa sur son tabouret, referma son livre d'un coup sec et toisa la demoiselle. Puis, avec un nouveau sourire, il répondit presque sincèrement :

    « Je n'ai plus la capacité de sourire. Je n'en veux pas d'ailleurs. Je suis un marchand, je souris pour les clients qui le méritent et je m'attaque aux opportuns qui viennent envahir mon espace personnel. Le sourire est un artifice, pas un besoin essentiel à la survie d'un homme. Bien, ceci étant mis au clair... »

    Retirant sa chaîne de son cou, il la tendit par dessus le comptoir à la demoiselle. La goutte couleur satin était toujours là, sur sa chaîne en argent à tous petits maillons. Elle brilla un instant dans le soleil avant qu'il ne pose le bijou délicatement sur le comptoir. Il regarda la demoiselle sans haine ni colère et lui proposa simplement :

    « Ce bijou vous plaît n'est-ce pas ? Je vous le vend si vous le voulez vraiment. Il est tout aussi unique que le reste de mes œuvres mais comme il est moins extravagant, il est aussi moins cher. Alors ? »

    Et il attendit patiemment que la demoiselle se décide. Son rôle de vendeur ayant reprit le dessus, il était à présent calme et attentionné, peut-être ce qui avait fait, en plus de la délicatesse de son œuvre, la célébrité de sa boutique. On avait rarement l'occasion de croiser un marchand vraiment passionné par ce qu'il vendait.

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Samâra Chantry
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MessagePosté le: Mar 31 Jan - 23:23 (2012)    Sujet du message: [Ouvert à tous] De la finesse que diable! Répondre en citant

Oh il s’énervait, l’expression de son faciès tout entier l’exprimait. Par-dessus son arrogance, il était également fort orgueilleux. Samâra trouvait ses expressions plus crispées, ses mouvements moins élégants… et cela l’enchantait ! Il n’y avait rien de plus amusant que de voir ces gens de la haute trépigner… et pour une fois, elle était la cliente : elle pouvait donc se permettre d’inverser les rôles et jouer le nobliau lui était exquis. Quand il lui répondit sur la richesse de ses parents et leur capacité à la protéger, elle acquiesça mais continua…. Jusqu’à la phrase sur le livre. Là, il n’était plus amusant et, entendant ses paroles, Samâra murmura….

Ainsi, vous aussi…

Un instant, son regard se voila. La peine la pris tandis que des souvenirs éprouvaient son cœur. Elle n’allait pas sombrer ici, mais elle dut attendre quelques secondes pour que chacun de ses battements ne la fasse plus souffrir. Elle releva les yeux, le visage innocent : jouer à la peste était amusant, mais peut être au fond n’était il point si différent… Mais à peine continua t il sur sa lancée qu’elle songea qu’elle avait bien tord ! Ses joues s’empourprèrent : comme chaque personne des hauts quartiers, cet homme se croyait au dessus des siens ! Pourtant il n’était nulle joie de vivre chez eux, seulement des parades de luxe sans beauté… Sans répondre, elle se concentra sur la Elle tendit la main vers le bijou, sans s’en saisir. Il s’était calmé, elle également. Ses pensées s’entrechoquèrent et, car elle n’était habituée à demander le prix des choses, elle lui demanda :

A-t-il un nom ?

Elle le fixa, comprenant que sa question pouvait paraître étrange.

Un jour, un forgeron m’a dit que chacune de ses créations avait un nom, qu’il soit secret ou non… Car l’émotion de l’instant de sa naissance lui donnait une destinée… d’où que je vous demande à quoi vous songiez en le créant… enfin…

Elle rougit et soupira. Surement la trouvait il folle, de toute façon… elle le trouvait fou, lui aussi. Elle trouva qu’il la regardait étrangement… Surement songeait il au moyen le plus aisé de la renvoyer hors de la boutique, quitte à ce qu’elle n’achète rien. Pourtant, elle aimait bien ce pendentif…

Vous voudriez que je m’en aille, n’est ce pas ?

Elle lui fit un petit sourire, et jeta un coup d’œil à son alliée des bas quartiers. Celle-ci restait trop silencieuse et, Samâra sentant qu’elle attirait autant la sympathie de l’homme qu’elle, lui murmura qu’elle comprenait qu’elles étaient dérangeantes. Leur approche ne pouvait être que désagréable, mauvaise pour le commerce de l’homme… Elle ne continua sur sa lancée, songeant que pourtant, il ne pouvait se débarrasser d’elles : qui sait ce qui aurait pu se passer ensuite ? Un scandale, la perte de biens… Et ces gens de la haute étaient si propres des rumeurs. Samâra l’avait déjà vu éconduire une demoiselle riche, il ne pouvait se permettre de se faire trop de mauvais clients en une journée, du moins l’espérait elle. Elle songea au fait indéniable qu’il ne voulait plus sourire, et cela l’attrista à nouveau. Sa voix n’était narquoise quand elle s’adressa à nouveau à lui : après tout, elle avait obtenu ce qu’elle désirait.

Je vous propose un marché qu’un bon artisan ne peut accepter de refuser… Je vous promets de partir après mon achat si, pendant une soirée, vous abandonnez votre boutique et m’accompagnez dans la ville : je suis sure de vous prouver que vos lèvres peuvent encore sourire ! Et si vous n’avez pas, à un seul moment, ressentit cette envie : je ferai en sorte que chacune de nos demoiselles dispose d’une de vos œuvres.

Elle s’éloigna un peu. Oh, elle était sûre d’elle… Ou du moins, elle prévoyait de le rester ! Personne ne pouvait être insensible à tout. Samâra tentait bien là de s’en convaincre : qui sait comment réagiraient sa génitrice si elle apprenait qu’elle avait mis en jeu autant d’argent pour prouver à un inconnu que seule l’ambiance régnante dans les hauts quartiers.

Ah, par contre… Nous voyagerons entre amis… Si jamais vous vous permettez de m’agresser, je vous ferai poursuivre par l’Ours d’Elis !

C’était là une menace déclarée sur le ton de la plaisanterie, mais Samâra ne mentait point. Elle aurait pu prétendre juste à proposer sa tête en vente, mais cela n’aurait surement eu le même effet. Elle ne voulait pas qu’il la prenne pour une aguicheuse : elle aurait un tel commerce, mais ne le pratiquait pas. Se détendant, elle lui offrit un sourire simple mais réel : elle ne lui tendait aucune embuscade. Elle tendit la main vers le jeune homme, attendant de voir si l’appât du gain et de la libération de la jeune femme allait être des arguments suffisants pour qu’il accepte de suivre, un soir –qui plus est- une femme des bas quartiers.

Après qu’il ait répondu –positivement ou négativement- à sa proposition qui leur avait offert un court interlude, Samâra prit quelques secondes, se mordillant une lèvre, à la réponse qu’il avait fourni quant au bijou et à sa volonté de disposer près du cœur cette destinée.
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Enaël Délianishioka
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MessagePosté le: Sam 4 Fév - 12:12 (2012)    Sujet du message: [Ouvert à tous] De la finesse que diable! Répondre en citant

    Tout à son énervement, Enaël n'avait pas entendu le murmure triste de la jeune fille. Sinon les Observateurs seuls savaient comment il aurait réagi. Certainement pas très bien car les débordements d'émotions dans sa boutique, à part la colère et le mépris étaient totalement prohibés. Lui-même s'empêchait toute autre réaction que celles qu'il avait déjà étalées alors ce n'était pas pour qu'en plus, ses clients viennent lui pleurer dans le gilet, il n'était pas médecin mais joaillier.

    Quand il se calma, la jeune fille également. Elle effleura le bijou qui pendait gracieusement dans la lumière du matin et elle lui demanda quel était son nom. Clignant des yeux d’incompréhension, le jeune homme ne répondit pas. La demoiselle dut se rendre compte que sa question était bizarre car elle rougit et s'expliqua plus longuement. Les lèvres du marchand frémirent en réprimant un sourire sincèrement amusé et il répondit simplement :

    « Ma foi, comme la pierre est d'une douceur incomparable, je pensais l'appeler Satin. Mais j'avoue que je n'ai pas l'habitude de donner des noms à mes bijoux. Disons que s'ils en ont un, ils le gardent pour eux et c'est aussi mieux comme ça car personne ne pourra le leur voler. »

    Un long silence suivant sa déclaration et finalement, avec un petit sourire attristé, elle lui demanda s'il voulait qu'elle parte. S'accordant un sérieux moment de réflexion suite à cette question rhétorique, le jeune homme se dit que la demoiselle était là depuis bien trop longtemps pour ce qu'une cliente avait à faire dans un magasin mais qu'en même temps, la journée passait plus vite depuis qu'elle était arrivée dans ses sandales. Elle était franchement agaçante et ne méritait qu'une bonne punition mais en même temps, elle était rafraîchissante et lui donnait un peu de compagnie.

    Secouant la tête pour éloigner ces pensées trop dangereuses pour lui, il ne répondit pas, après tout la donzelle n'attendait pas vraiment de réponse puisqu'elle enchaîna sur un marché. D'abord dubitatif, Enaël ouvrit ensuite de grands yeux choqués. Cette gamine prétendait le faire changer d'avis en une seule soirée... ? Elle était vraiment bizarre celle-là. Il secoua la tête un moment, complètement ahuri par l'attitude de cette enfant et ensuite releva la tête. Elle le mettait au défi de sourire ? Très bien, il allait lui montrer qu'après la mort de sa sœur, plus rien ne saurait lui rendre la joie.

    « Si vous tenez tant à jeter votre argent par les fenêtres... Ce n'est pas moi qui vais dire non. D'accord, j'accepte, après tout à par un peu de mon temps, je n'ai rien à perdre. »

    Elle lui lança ensuite une menace dissimulée par un ton léger mais le jeune homme ne s'y trompa pas. Elle était vraiment sérieuse et malgré tout, il connaissait la réputation de Kilstan Oss... Il secoua la tête, renifla de mépris et répondit avec une once d'indignation dans la voix :

    « Tout de même, je ne suis pas une brute. Je sais me tenir. Vous me prenez vraiment pour un rustre et cela m'agace. Être agressif dans les mots ce n'est pas forcément être agressif dans les gestes. Kilstan Oss n'aura donc pas à se déplacer. »

    Il posa sa main tenant le bijou sur le comptoir, ne voulant pas encore le tenir en l'air comme un idiot et demanda, feignant l'ennui :

    « Et maintenant donzelle ? Que faisons-nous ? »

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Dernière édition par Enaël Délianishioka le Mer 22 Fév - 17:18 (2012); édité 2 fois
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Cassialys Trentor
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MessagePosté le: Mar 21 Fév - 21:54 (2012)    Sujet du message: [Ouvert à tous] De la finesse que diable! Répondre en citant

Qui aurait cru qu'elle serait prise pour une militaire ? Sans doute sa tenue. Mais même dans sa tenue, qui n'avait rien de réglementaire parmi les gens de la caste «armée », rien n'affichait de l'armure ou encore quelconque armoiries d'une maison de ce genre de famille là. Avait-elle réellement la tête d'une noble ? Bien qu'il y avait quelques femmes combattantes dans les environs... Elles restaient rares... Par contre le marchand, même en restant poli, ne voulait pas d'elle dans son établissement. On se demande ce qu'il pouvait risquer avec elle... Elle se retint de se montrer désobligeante ; vu qu'elle voulait se défaire de son bien volé.

''Je ne suis point militaire messire. Ma tenue en donne cette impression, mais je n'ai donné serment d'allégeance à aucun gradé. Je travaille qu'à mon propre compte. Et ne pensez pas que c'est dans le mercenariat. ''

Elle n'était même pas sûr de s'être fait entendre. La cliente qui s'était présentée avant elle cherchait visiblement à marchander... Elle la fixait un court instant... Elle avait cru l'avoir déjà vu quelque part... Mais où ? Elle avait fait tellement de choses ses derniers temps.....Puis elle se contenta de croiser les bras et d'attendre que le duo termine leurs petites affaires. Oh, elle garda une oreille concentrée sur eux, notant ce qu'il fallait... Même si elle se retenait de bailler... C'était presque de la conversation de nobliau là... Tout cela pour des colliers. Et justement, elle manqua tellement de se décrocher la mâchoire, qu'elle n'entendit pas le murmure de l'autre jeune fille qui l'évoquait. Une chance pour elle sans doute.

Puis quand la conversation tourna sur des histoires d'invitation, qui on se demandait servait réellement pour l'achat d'un bijou ou pour l'intérêt de Samara....Cassialys se tourna vers le marchand.

 »Moi je sais ce que vous allez faire. Vous allez vous occuper de moi avant de conclure votre virée. « 

Elle sortit le bijou de sa poche, délicatement et le posa au creux de sa paume.

 »C'est un bijou de famille. Je ne peux malheureusement le garder. Affaire pécuniaire. Je sais que ce n'est pas un collier de princesse ou de reine, mais s'il faut quelques sous, cela m'arrangerait. Et ne me dites pas qu'il est faux.... »
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:41 (2017)    Sujet du message: [Ouvert à tous] De la finesse que diable!

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