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:: Symbelmynë ::
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Symbelmynë
Invité

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MessagePosté le: Sam 9 Juil - 17:04 (2011)    Sujet du message: Symbelmynë Répondre en citant


.:: L’identité ::.         




Nom : Inconnu.
 
Prénom : Symbelmynë (du vieil anglais : « symbel » ou éternelle et « mynë » ou mémoire.)
 
Surnom : Par ce qu'elle n'a pas de nom de famille on coupe son nom en "Symbel Mynë". Ceux qui la connaisse la nomme donc Symbel'. Les autres qui ignorent son nom la surnomme "La Mystérieuse".
 
Âge : 17 ans. Née en 494. On ne connait pas le jour exact et Symbelmynë a oublié son âge. Elle ne compte pas ses années.
 
Race : Sang-Mêlé (Aolias de la part de sa mère et Tolbaz du côté de son père.)
 
Code couleur: #ff9966

Secteur d’Activité : Errante  
  
Symbelmynë est une "commerçante" des Bas-Quartiers. Sa marchandise ? Les secrets.
C'est grâce à sa formidable ouïe, prodiguée par son père, et son incroyable patience, héritée de sa mère, que la femme est une excellente informatrice. Elle sait beaucoup sur presque tout le monde.        
  
Vous surveillez quelqu'un ? Demandez à cette personne, là bas dans le fond de la taverne. Elle devrait savoir... Et vous monseigneur ? Vous voulez savoir quelles sont les valeurs les plus sûres du marché ? Demandez à la silhouette qui boit une bière, dans le recoin sombre, là bas. Vous voulez savoir avec qui vous trompe votre femme ? Je pense que vous trouverez l'information par ici.
Bref, peu scrupuleuse, elle revend des informations aux bonnes comme aux mauvaises personnes. 
  
 
Lieu de résidence : Cette jeune femme vit dans une taverne des Bas-Quartiers, à Elis : « La Délicieuse Chopine ».
Fille discrète, elle loue une petite chambré mal entretenue mais suffisante. Cependant, si vous la cherchez, vous la trouverez dans les recoins les plus obscurs. Vous savez, toutes ces zones qu'on évite inconsciemment comme on évite un mendiant ou un clochard ivre. Les fonds de tavernes et les impasses sont ses lieux favoris pour commercer. Enfin, si vous souhaitez la rencontrer, la meilleurs solutions est de laisser trainer le bruit. Elle la rôdeuse viendra à vous.


Description Physique :        
  
Si vous essayez de décrire Symbelmynë, voilà ce que vous diriez : Une Ombre.
Un vagabond austère que vous auriez juste distingué dans la pénombre. Sombre comme la mort. Un passant vêtue d'une très longue cape à grand capuchon voilant presque tout son corps dans une avalanche foncée. Dans la capuche, se protège des regard malveillants le visage de cette étrange silhouette de la pénombre. En regardant mieux, sous la pèlerine, on peut discerner une paire de bottes sombres où un pantalon de toile raide et grossière vient s'engouffrer. De sa poche, un morceau de tissu orange dépasse, seule touche de couleur sur l'obscur tableau. Au dessus, l'étranger porte un chemisier noir comme le reste, qui ondule et laisse parfois entrevoir une forme ronde ... illusion, pense-t-on. Une paires de mitaines termine de camoufler l'inconnu et mettent en valeur des ongles longs et abimés, acérées comme des griffes de chat sauvage.
Une ombre à qui vous n'avez pas prêté la quelconque attention. Une de ces personnes énigmatiques que l'on trouve par myriade dans les grandes villes. Une songerie cultivatrice du mystère.
Pourquoi vous en souvenez-vous alors ? Peut être par ce que l'étranger murmurait un petit air bohémien. Une chanson triste et belle qui vous aurait égarée une demi seconde. Ou bien, peut être vous semblait-il ... féminin ? Bonne pioche ! Impossible, dîtes vous ? Je vous comprends. C'est assez déconcertant, mais je vous l'assure c'est une demoiselle. La ressemblance avec la gente masculine est d'autant plus troublante qu'elle ne s'est pas contentée de s'habiller comme eux : Elle s'est aussi imprégnée de leurs manières... rustres, avouons le !
Se mêler aux hommes est un pari risqué... C'est pourquoi, pour s'assurer un semblant de sécurité, elle porte deux longs et fins coutelas croisés dans son dos, sous sa cape. Mais, il faut bien le dire, elle n'est pas une guerrière brute. Elle en a bien conscience et ne dégainera jamais sur un coup de folie. Si elle s'engage dans la lutte c'est qu'elle a jugé la cause juste ou bien qu'elle pense s'en sortir. Bien évidement, si on attente à sa personne, elle ne réfléchit pas beaucoup et riposte sans hésiter. Une fois entrée en lice, on reconnaît une combattante réfléchie. Bottes et techniques d'évitements s'enchaînent rapidement mais sont souvent mal choisies et brouillées par sa vitesse. Courageuse ? Elle l'est. Téméraire, aussi.
Un petit sac de cuir en bandoulière vient terminer l'équipement de la rôdeuse.

Et ... Son visage ? Oh ! Il est plus rare qu'une perle dorée...
Si la chance vous est donnée de le voir, vous découvrirez un regard. Deux yeux d'un bleu de glace. Comme deux sublimes saphirs, contrastant avec sa peau rosée. Envoûtants. Magnifiques ... Une bouche douce bourgeonne sur son minois. Tantôt gercées, tantôt à vif, elles pourraient être désirables. Parfois, elles s'étirent dans un petit sourire malicieux mais la plupart du temps, elles restent figées de dureté anonyme. En descendant le long de sa gorge délicate, vous apercevrez peut être une toute petite cicatrice dans le creux du cou. Peut être un douloureux souvenir, qui sait ?Des cheveux d'un noir de jais viennent assombrir le visage frais et beau de cette mystérieuse femme sans nom. Ils ne sont jamais lavés, jamais peignés, jamais soignés...
Jolie ? Oui, elle pourrait être belle ... Un peu comme un éclat de nuit, sous l'œil funeste de la Lune ; Comme une brise chaleureuse au milieu de l'ouragan ; Comme la délectable caresse du soleil avant que le froid de l'hiver vous emporte... Une Mystérieuse Beauté ... Cette beauté que les hommes ne peuvent saisir et que les femme envient. Cette beauté innocente et fraîche de dix sept ans qu'elle cache encore et toujours. Dissimulée pour n'être qu'un fantôme. .         
  

Description Morale :       
  
Le caractère de Symbelmynë est aussi répugnant que son visage attirant.
Quand vous vous trouvez face à cet étrange bout de femme, vous êtes face à un mur. Un empilement de briques qui paraît plutôt épais, imposant et infranchissable. Mais qui est finalement frêle, fragile et couvert d'énormes fissures béantes. Des failles psychiques, des grandes cicatrices que le temps n'a pas refermé, des faiblesses d'âmes remarquablement ignorées.

Selon moi, il existe deux Symbel' : La sinistre errante et la femme.
Lorsqu'elle recèle son étrange marchandise, la Mystérieuse, comme on la surnomme, est quelqu'un d'hautain, de dur et cassant. Son humour, plus noir que l'ébène, sait parfaitement remballer les clients les plus pompeux. En clair, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds ! Même si son phrasé est plutôt bon pour quelqu'un de sa condition, elle exaspère pas son manque de politesse et son franc parlé. Elle n'a pas besoin d'être hypocrite, dira-t-on.
Indépendante et plutôt solitaire, elle coexiste à merveille avec putains, voleurs et assassins des Bas-Quartiers... Ce qui ne l'empêche pas d'être bien plus recommandable qu'eux ! Certes, malgré son manque d'amabilité, elle sait se montrer posée et intelligente. Cette sagesse la distingue beaucoup. Elle est réfléchie mais assez égoïste. Sa peau passe souvent avant celle des autres ... A moins d'être un de ses rares amis ...
Dans ses yeux, brillent souvent malice et curiosité... Curieuse ! C'est précisément ça ! Un défaut humain qu'elle a apprivoisé pour devenir une faucheuse de secrets, invisible. Bien plus discrète que commère car bien plus vénéneuse. Une vipère sifflant éternellement sa comptine de bohème. Rien d'autre qu'un serpent vicieux. Il suffit de la regarder tirer profit de toutes les informations qu'elle colporte ! Son attention particulière pour toutes sortes de conversations, sur tout, sur tout le monde, pour chaque changement en des lieux, pour la place de chaque objet et sa faculté à associer avec bon sens des tonnes d'hypothèses à des dires, des rumeurs, des faits et des gestes, témoignent de sa grande lucidité et de sa vivacité d'esprit. En fouine avisée, elle a su se servir des dons hérités d'une mère Aolias pour développer un commerce florissant et une superbe productivité.
Après, il ne suffit pas de glaner les informations il faut savoir également les restituer... Dans le cas la jeune Symbelmynë, hors de question de prendre des notes! Ça se perd, ça s'égare et ça ne se vend pas. Pfff ... Je suis obligé de vous le dire : Elle dispose d'une excellente mémoire ! Hé ! Hè ! Elle ne se nomme pas Symbelmynë pour rien !
Problème non négligeable : Sa ''profession'' est très, très dangereuse. On ne dirait pas comme ça mais, à fureter partout, on est vite embarqué dans des situations plutôt cocasses sinon périlleuses. Entre ceci et les rares clients mécontents d'avoir payé une louche (dans le jargon, c'est une information qui c'est révélée fausse ou pas totalement juste) notre rôdeuse doit savoir, soit faire face, soit prendre les jambes à son cou. La dernière option ne lui est pas du tout aisée : Quand elle coure, une grimage de douleur déforme son visage... Allez cherchez pourquoi ! Bref, pour elle, courir c'est souffrir le martyr ! Est-elle plus susceptible de faire face ? Pas vraiment non plus ...
Pour éviter ces situations fâcheuses, elle vérifie sa marchandises qui est de bonne qualité, croyez moi.
Malgré tout, je dois vous avertir : Méfiez vous d'elle ! Votre passé, vos capacités, vos fréquentations, vos habitudes, votre régime alimentaire, vos convictions, vos amours ...Tout, absolument tout , est traqué à votre insu ! Comment éviter une ombre ? Bonne question... M'enfin, si un refrain récurent vous empoisonne la vie un temps, vous pouvez en être sûr : Symbelmynë vous a dérobé une chose. A vous de lui racheter votre secret.
Sinon, je ne vous étonnerai pas, elle garde une très grande neutralité. Balancer lui est parfaitement aisé. Qu'importe entre quelles mains tombent ses renseignements. Elle n'éprouvera jamais de remords, de frustrations, de peine. Les seules fois où je l'ai vu s'engager dans un combat c'était pour défendre un de ses rarissimes amis. Ces derniers peuvent se compter sur les doigts de la mains : Un ou deux taverniers, érudits et chefs de bande de voyous. Du moins, ce sont ceux qu'elle ose fréquenter. Légèrement paranoïaque, elle ne leur confit pas tout et se méfit presque d'eux. C'est mieux que d'être hypocrite, non ? Néanmoins, ils entretiennent des rapports assez fréquents qui approvisionnent, en même temps, le commerce de Symbelmynë. Il ne suffit pas d'une seule personne pour couvrir une capitale telle qu'Elis, riche en rebondissements! Et oui, presque toute sa vie est fondée sur une seule chose : Son travail. C'est vrai, il est très présent dans sa vie. Elle s'y accroche comme une bouée de secours. Pour elle, c'était ça, la prison ou le trottoir. N'imaginons pas qu'elle changera de sitôt ! Un seul petit rêve de piraterie pourrait perturber ses décisions au prochain carrefour. M'enfin, on sait tous qu'une femme n'a pas sa place à bord ! Et si on la découvrait ? Que lui feraient les pirates ? Ils lui enlèveraient surement son reste de dignité et ça, elle ne pourrait pas le supporter. Voilà peut être ce qui la distingue de tant d'autres mystérieux vagabonds : une sorte de fragment de dignité. Comme si, malgré les souffrances qui lui ont fait courber l'échine, elle valait mieux.

Et puis, il y a l'Autre Symbel'...
Celle que l'on trouve sous le masque. Sous cette carapace rigide, on découvre un morceau de fille. Complètement contradictoire. Triste, fragile, sensible. Un peu comme un mirage : Une illusion de beauté humaine au fond d'un désert de sentiments. L'ombre éclaire alors ses yeux, où l'on peut deviner une douleur sans nom. Elle d'habitude sévère, sèche et impassible devient soudainement confuse. Un morceau de tissu coloré de délicatesse, de sourires et de souvenirs heureux hissé à un ténébreux bateau à la dérive. Une voile qu'elle préfère troquer contre des rames de galère.


Pnjisation : Je ne me suis mise au RP qu'en début d'année (Je suis jeune). Je trouve ceci formidable ! Franchement ! Je n'ai encore jamais été Pnjisée mais je l'accepterai volontiers si vous prenez le temps de me demander mon avis. Il faut dire que Symbelmynë a un caractère assez peu banale. ^-^
     
  
        
  
Fréquence de jeu : Je Rpe dés que j'ai du temps libres. Un temps de pause. Ça va part période : Entre mon temps libre, mes projets, mes activités... Ça passe mais je peux me connecter toute une journée, puis ne plus venir pendant une semaine, voir deux.  Assez irrégulier, je sais, mais les études passent en priorités.  ><
      
  
        
  
 
      
  
.:: L’histoire ::.       
  


Le passé de votre personnage (BG):
« Mon Histoire ? Ne me faites pas rire. Qui s'intéresse aux brouillons comme moi ? C'est ... Trop dur. Difficile de raconter son histoire, vous ne pouvez pas savoir ... »


« Tout a commencé un matin de printemps. Une belle existence m'ouvrait grand les bras, prête à m'accueillir. J'étais noble, bel enfant. J'allais vivre dans le confort, au milieu d'une famille qui exaucerait tous mes souhaits...
'' C'EST UNE FILLE !''
En quelques mots la belle existence, rapide hirondelle, venait de s'envoler. Je n'étais plus la fille de mes parents, nobles possédant les terres à l'Ouest de Menrà. J'étais, dés lors, un de ces gamins à qui on a volé la destinée. Pourquoi ? Pour l'enfantillage d'un père qui refusait de risquer son héritage aux mains d'une femme.
Ce jour là, je crois que j'aurais mieux fait de mourir. Mais, voyez vous, mon ennemie de toujours avait repéré son bouc émissaire. Son nom ? La Vie. Elle me plaça dans les bras de la nourrice. Comme ça. Comme un vulgaire objet. Comme dédommagement pour un nourrisson exécuté. Le pauvre bébé avait trépassé de la main du seigneur, craignant qu'il réquisitionne toute la vigilance de celle qui devait d'abord s'occuper de ses enfants, à lui.
La Vie me donna une chance auprès de cette femme qui était charitable. Ce n'était qu'une pauvre servante à qui on avait enlevé sa raison de vivre. Mais aussi une dame avide de vengeance. J'étais sa vengeance. Chacun de ses mots arrivait à soulever les quelques gouttes de haine qui luisaient au fin fond de la gamine que j'étais. Une môme que je ne fus pas longtemps sous la pression des paroles révoltantes. J'avais beau n'être qu'une toute petite fille, je ne savais pas profiter de la Vie. C'était la Vie qui profitait de moi. Je vivais coupable. Culpabilisant de n'avoir pas été ce qu'on aurait voulu que je sois, d'être moi, une fille.
Le temps apaisa un moment la mémoire des hommes et on m'oublia. Ce temps passé dans l'antre de celle qui m'éduquait avec amertume. Jamais je n'eus son amour. Juste son toit et sa bienveillance. Vivre dans ces conditions c'est infernale pour une gosse, vous ne pouvez pas vous imaginer.
Et puis, un jour les rumeurs réapparurent. J'étais de retour dans les ragots sans trop comprendre. Waharna, ma fausse mère, avait lancé son offensive. Certains se souvenaient de moi, d'autre critiquaient le seigneur. On me reconnaissait dans la rue. Les lèvres de la femme qui m'accompagnait s'étiraient dans un sourire de fierté. Moi, il ne me restait que la peur.
Madame la Vie me tendait son premier piège...

Un matin, deux gardes vinrent nous chercher. Le Maître voulait nous voir. Ils n'étaient pas menaçants et nous laissèrent préparer mon sac. Étrangement aimables et souriants. Dans mon cœur, embrasait l'espoir. Je voulais que tout finisse. Je voulais rentrer chez moi. Le vrai chez moi. Mais malgré les sourires et les politesses, une chose ne tournait pas rond. J'avais peur. Sans comprendre trop de quoi j'avais peur. Une fois mon sac plein, nous partîmes vers la demeure seigneuriale. Je tremblais. Le sourire d'assassin s'était de nouveau peint sur le visage de Waharna.
Nous pénétrâmes dans une grande salle. Impressionnante et intimidante, dans ses murs de marbres sombres, la pièce n'était pas exactement ce à quoi je m'attendais. On m'avait souvent répété la beauté du lieu. Pas cette impression de supériorité que dégageaient les silhouettes tout au fond. C'était là que sur des trônes attendait ma famille : Un homme grand aux cheveux aussi foncés que les miens, l'air légèrement menaçant malgré son sourire faux, une femme qui ne cachait pas d'émotions et pleurait sur un mouchoir blanc immaculé, deux jumeaux qui se tenaient droit comme des ''i'', l'un me toisant hautainement, l'autre semblait me prendre en pitié. J'échangeai un regard avec ce frère. Était ce Laroclod ou Glirom ? Notre nourrice m'avait expliqué que, déjà à huit ans, chaque jumeau avait suivi un parent. Laroclod était devenu aussi cruel que mon père et Glirom plus doux que ma mère, sentimentale. A moins que ce soit l'inverse ... En tout les cas, dans le regard de ce frère, il y avait de la compassion. Comme je l'avais redouté, un dangers me menaçait.
On me tira sur le bras. Waharna s'était prosternée alors je fis de même. Ma gorge se serra en un nœud d'angoisse. Je devais partir, et vite.
-Relève toi. grommela le maître des lieux.
J'obéis. Le grand homme s'amusa alors à me dévisager. Son regard se porta sur mes vêtements. Déjà petite, je ne pouvais pas blairer les robes et ça se voyait. Ma tenue masculine avait retenu son attention.
-Je ne me rappelle pas avoir engendrer un garçon, rit-il. Pourquoi aurais-je abandonné un aîné de cette tr ... ?
-Une aînée. eus-je le courage de corriger.
C'était une sorte de cris de cœur. Pourquoi toujours me calomnier ? Pourquoi toujours me repousser pour une chose si futile ? D'autant plus que je savais que je lui avait plu. Dans les yeux de mon père, je lus l'étonnement.
-Elle est bien de mon sang, maugréa-t-il pour lui même.
Il lança un regard à celle qui devait être ma mère. Ses beaux yeux se firent suppliants. Je la sentais prête à tomber à genoux. C'était étrange d'avoir une alliée dans le camp ennemi. Je ne connaissais pas cette femme mais, au fond de mon âme, une petite voix me soufflait de l'aimer. Le châtelain reporta son œil, toujours aussi mauvais sur moi et tonna :
-Je ne t'ai pas reconnue à ta naissance. Qui te dit que je le ferais maintenant ?
-Par ce que Norlaan est mort! Et c'est de sa faute! rétorqua une voix dans mon dos.
La servante avait évoqué son fils assassiné. Le moment était grave. ''Ma faute ? Quelle faute ? Que voulait-elle de moi ? Ma vie ? Ma mort ? '' pensai-je. La réplique n'avait pas réjoui mon paternel qui se tournait doucement vers elle, relâchant son étreinte invisible qui m’étouffait.
- Et que crois tu ? Que ...
-Que mon seigneur l'admette pour que mon bébé ne soit pas mort pour rien ! Le coupa la boniche, une lueur nouvelle dans les yeux.
Le noble éclata d'un rire guttural qui nous arrêta tous.
Un rien. Voilà ce que j'étais aux yeux de ma fausse mère. Elle s'était battue seulement pour se convaincre que son enfant avait une raison de ne plus être... Et une raison de me haïr. Je ne savais pas trop quoi penser de cette femme. J'admirais son ardeur et lui en voulais. Une impression étrange grandissait au rythme du rire saccadé : Ma mort était un objet convoité.
-Pour rien ? Enfin ! Votre garnement n'est pas mort pour rien ! ricana l'homme en se tournant vers sa progéniture officielle. Regardez ces merveilles !
De la fierté envahit le visage d'un garçon, de la honte pour l'autre. Si semblables et différents à la fois. Waharna, quant à elle, était en colère. Je la comprenais et étais envahie par un sentiment de culpabilité. Coupable. Toujours coupable.
Elle voulut crier quelque chose. On me tira violemment par le bras. Je me retrouvais un couteau sous la gorge, bloquée contre le corps de mon bourreau de toujours. Je fermai les yeux, appréhendant la mort. Mais je songeai que c'était peut être mieux. Pendant tout ce temps je n'avais été qu'un fantôme. Pas vraiment l'enfant que je devais être. Pas vraiment une enfant d'ailleurs. Pas vraiment moi. Pas vraiment vivante.
-Bon, assez parloter. Admire le spectacle ! lança mon ravisseur.
-Non !
Trois voix suivies d'une douleur... minime. Une simple coupure dans le creux du cou, bénie. J'ouvris les yeux et plaquai ma main sur la blessure pour stopper la petite hémorragie. Un jumeau s'était jeté sur notre père. Une question : Pourquoi ?? La lutte était perdue d'avance. Le géant contre le gamin. David contre Goliath. La châtelaine couinait. Waharna hurlait. Elle était encerclée par deux gardes et se débattait de toutes ses forces. Deux autres venaient me chercher. Bouger. Je devais bouger. Pétrifiée, voilà ce que j'étais. Ma main sur mon cou se couvrait d'un sang chaud et violacé. Les cris résonnèrent dans ma tête. Rassemblant tout mon courage, je m'élançai enfin. Je donnai une belle pêche dans la poire du frère qui se jetait sur moi et mordis violemment la main du milicien qui entravait l'ancienne servante. Il relâcha l'étreinte un bref instant. Assez pour qu'on s'échappe. La main blanche de la femme se resserra sur mon poignet gringalet. La course qui suivit me sembla illusion. Si lente et rapide. Les cris et hurlements étaient remplacés par le martellement de nos bottes sur le dallage luxueux et le tambourinement de nos cœurs.
Nous débarquâmes dans les écuries encore désertes. Sans attendre plus, Waharna attrapa une selle et un filet avant de se diriger vers un cheval des plus fringants. Elle sella et brida rapidement le bel étalon, m'attrapa et me ficela dessus. Des larmes de rage sillonnaient sur son visage. Sans savoir pourquoi, je pleurais aussi. Oui, j'ai pleuré une fois dans ma vie. Elle alla ouvrir la porte, revint vers moi et frappa ma pauvre monture en criant :
-Hors de ma vue !
J'étais lancé dans le monde. Un dernier regard et la scène de mon père décapitant la nourrice disparut au détour d'une rue.
J'avais dix ans. »

« J'ai grandi sur la route. J'étais la vagabonde, la rôdeuse mais on me surnommait parfois "la Mystérieuse". Tantôt en ville, tantôt à la campagne, mon ''adolescence'' se résume à des rencontres bien différentes.
Je me rappelle d' un jeune élève d'une caserne qui escortait une caravane. Topazë Mallorn. Je me souviens que je comptais voler la compagnie de marchands. Il m'avait vue. Je croyais ma dernière heure arrivée mais il ne dit rien et me prit, pendant un temps, sous son aile. J'étais la gamine que sa femme avait enfanter avant de trépasser. L'enfant était morte, peu de temps après, d'une maladie infantile et ça avait brisé l'homme. Il m'apprit des techniques de combats, des diversions, des bottes mais aussi et surtout à fuir. Il se doutait qu'un bout de gamine ne ferait pas longtemps face à n'importe quel homme valide. J'adorai courir à l'époque. Oh ! Ce n'était pas la perspective de la fuite qui me rassurait, j'aimais juste ça. Les cheveux dans le vents, l'impression de voler ...
A cette époque, j'avais l'impression de ricaner au nez de la Vie. J'avais trouvé comment jouir de la pitié d'un homme. Il me nourrissait et m'aimait. Oui, je me sentais aimée pour la première fois. M'enfin, si Topazë avait été une sorte de jeune papa l'espace d'un instant, il ne s'écarta pas plus du chemin de l'armée. Quand son supérieur lui demanda de se séparer de moi, il me refourga à un vieux : Turambar Okmélyon. La déchirure fut violente. Je savais qu'il avait énormément de peine. Je n'oublierais jamais ce cher coureur sans renom.

Turambar ? Oh ... Je boudai longtemps ce grand père à qui il m'avait confiée. Cependant, après quelques tentatives, il trouva le moyen d'attiser ma curiosité. Ce vieil érudit était tout bonnement fascinant ! Je fus une sorte d'élève, environs deux années. Tout en voyageant beaucoup, j'appris à lire, à écrire et à compter. Mais ce n'était pas le plus important ! Sa devise ? Il n'y a que le sage qui sait qu'il ignore !
Mon cœur se lia à celui du grand père. Tout était si bien. J'avais tourné le dos à la galère. Il m'arrivait même de penser que la Vie n'était pas si cruelle. Je songeais qu'elle s'était prise de compassion pour moi. Tout était trop bien pourtant pour que ça dure. J'avais trop prospéré. Turambar tomba malade. Lui, si sage autrefois, sombrait peu à peu dans la démence. Doucement, il perdait complètement la tête. Son corps déclinait. L'ancêtre était redevenu un môme à sa façon. Il m'avait oubliée. Il avait tout oublié. Le sage était de nouveau ignorant. Pendant cet interminable hiver, je dus lui administrer plusieurs tisanes et, pour passer le temps je lui lisais des contes pour enfants. Qu'est ce qui était le plus dur ? De le voir comme ça ou de savoir qu'il partirait bientôt ? Je ne sais plus. Il décéda un soir particulièrement froid. »

« La Vie qui m'avait si longtemps laissé recommença à prendre plaisir à me malmener. J'errai au gré du vent glacial et puis sous la caresse timide du soleil printanier. Seule. J'étais de nouveau si seule. Abandonnée. Un petit chien sur les routes dangereuses. Je décidai de m'approcher d'Elis.Tout le monde parlait de cette belle grande ville. Seulement, ma route croisa celle des malfrats, des voyous, des brigands. Je me joignis à eux. Un peu aux pirates aussi. Mais on sait tous qu'une femme ne peut peut être que libertine dans ce monde. Chose que je ne suis pas. J'étais jeune et ne comprenais pas le désir répugnant de tous ces marins. Je préférai donc m'éloigner de ces hommes sans morale.
J'avais changé, en effet. La gamine devint une belle adolescente. L'adolescente se transformait en femme. La femme, elle, ne voulait pas de ses changements. Dés lors, j'essayais de cacher mes formes à l'aide d'un bandage. Je revêtait des vêtements aussi noirs que masculins pour me fondre dans la masse. J'étais de cette vermine à l'âme faible avec un courage de conquérants.

Or, il m'arriva de faire les mauvais choix, d'oublier la fourberie de mes compagnons, de me lancer dans de folles entreprises et d'être trahie.
Je passai à la torture. Le mot ne donne même pas un avant goût de ce que c'est vraiment. J'en frisonne encore. La ... La douleur incessante, les muscles qui se déchirent, le corps qui tremble, les os qui craquent, le fouet qui résonne encore et encore... En un mot : La souffrance. Un concert d'horreur. Même bien après que ma langue se soit déliée, on pourfendit mon corps. On m'hu ... On m'humilia. Pendant deux jours, je crois, les hommes se relayèrent. Tous voulaient jouir de ma douleur. Comment pouvait-ils éprouver du plaisir? Impuissante, je voyais ma chair passer de mains en mains, toujours plus las, labourée frénétiquement, tenaillée, abusée. Doucement mais surement, le supplice me brisait. Les cris et les larmes. Les gémissements. Les plaintes toujours plus suppliantes. Aucun secours. Battre en retraite. On me laissa enfin pour morte. J'aurais dû mourir. C'était sans compter sur la Vie qui refusait de me quitter. Visiblement, je n'avais toujours pas mon compte. Je réussis à fuir, miraculeusement.

Mon corps portera éternellement les cicatrices de ces deux affreux jours. Des cauchemars vinrent me tourmenter. Physiquement et moralement cassée, il me semblait impossible de continuer. Les images, les souvenirs du sang, de la terreur me détruisent, aujourd'hui encore.
Je me mis à supplier la Mort. Hélas ! Elle semblait avoir passer un pacte avec la Vie. Tant d'acharnement à mon égard !
Le dédale d'Elis m'accueillit dans un sale état. Je colmatai un ou deux morceaux d'âme pour continuer. La tête haute. Je devais garder la tête haute.
Il fallait que je m'en sorte dans cette jungle. »

« Un homme me sortit de la tourmente. Mayamenth, un jeune homme du Khréhâl absolument adorable. Malade. Un riche qui voulait s'enrichir du marché médical tomber malade! Ironique, non ? La saloperie qui le rongeait l'empêchait de dormir. Les nuits étaient longues, surtout pour un homme seul et c’est pour cela qu’il cherchait quelqu’un pour partager des soirées ou ses nuits, mais je n’étais en rien une catin non, il ne demandait pas de chair. Sur un coup de tête, j'acceptai ! Le marché était bon, nourrie, logée pour passer seulement des nuits avec un homme charmant. Je ne dormais pas de toutes façons.
On connaissait tous les deux les règles du jeu. Je l'aidais à finir la route, un point, c'est tout. J'ai ... J'ai accepté ce qu'aucune autre n'aurait voulu: des mots, des paroles, quelques sourires, un ou deux rires avec un garçon condamné. Je n'avais que quinze ans et, malgré moi, je m'attachais à lui. Il était tellement courtois. Jamais odieux, ni pervers. Tellement gentil et galant. Il ne tenta rien sur moi. Aucun de ses gestes ne fut déplacé. C'était un homme pourtant et l'envie qui brulait dans ses yeux me faisait parfois peur. Mais il ne se passa rien. La bienveillance l'emportait toujours. Pour moi, c'était un ange. Une petite dose de lumière qui trompait la misère... Pas un amant. Après avoir côtoyé pirates, bandits et geôliers, je ne pensais pas qu'il existait des gars ainsi. Ce devait être une rare exception qui confirme la règle...
Toute la nuit, nous discutions. Parfois, il parlait du métier passionnant qu'il avait dû quitter. Il tenta de m'apprendre certaines décoctions '' au cas où''. Bien vite, les noms de toutes ses plantes s'emmêlaient dans ma tête. Il me surprenait à sourire et me regardait, heureux pour je ne sais qu'elle raison. D'autrefois, on chantait quelques vieilles chansons. Sa préférée était la "Le rire de l'ignorée", une chanson de la rue qui parlait d'une femme qui s'était exclue, qui avait appris à regarder le monde et qui en riait dans une chanson sifflante. J'aimais cette chanson. Elle me correspondait tellement et allumait un feu d’artifices dans les yeux de mon ami. Tant de bon souvenirs sur cette chanson... D'autre fois encore, il racontait son histoire, pleine de joies contrairement à la mienne. Pfff ... La Vie est ignoble ! Elle l'avait pris en otage lui. Elle emportait lentement son âme pour pourrir la mienne. Elle me détruisait. De toute manière, à chaque fois que la chance me sourit, c'est pour emporter ou me séparer de celui qu'elle à mis sur mon chemin. La Vie me laisse des amis seulement pour mes les enlever. Les plaies de l'âme sont profondes... Elle en rit.
Cependant, comment ne pas profiter des ces moments ? La nuit n'était plus un cauchemar ! Elle redevenait un rêve onctueux. Le jour n'était plus qu'attente. Ma froideur caractéristique devint un sourire. Ce sourire disparut à sa mort.

Je ...Cette soirée diabolique sera à jamais gravée dans ma mémoire...
Dehors, la pluie tombait. J'étais assise à ''notre'' table, à la "Belette Enjouée". Depuis combien de temps se retrouvait-on ici ? Je ne me souvenais plus. Avec lui, le temps avait une autre dimension... Aux yeux de tous, nous étions deux amis qui se retrouvaient devant une bonne bière. Enfin, pas aux yeux de tous, c'est vrai. Seul, Seregon Besace, le tavernier savait qui j'étais. Un ami. Nous n'avions jamais parlé de ça ensemble et je ne savais pas trop ce qu'il pensait de cette relation... Moi qui m'attendais à essuyer ses moqueries et ses farces n'avait récolté qu'un regard peiné. Derrière son grand bar, il m'observait en lavant de sales chopines. Par manies, je faisais semblant de ne pas le voir.
Soudain, les portes s'ouvrirent sur un homme trempé jusqu'à l'os, tremblant de fièvre, de froid, chancelant comme un ivrogne. Mayamenth. Certain pochards pouffèrent. Sans me poser de questions, je m'élançais vers lui. Je passai juste son bras sur mes épaules et il sembla défaillir. Monsieur Besace laissa tomber sa vaisselle et vint m'aider à le soutenir. D'un commun accord, nous l'entrainâmes à l'étage. Le responsable de l'enseigne chassa rapidement la catin et le client. Nous l'allongeâmes rapidement sur la petite couche. Je m'assis prés de lui, la boule au ventre, ne sachant que faire, que dire. Seregon s'écarta pour nous laisser plus d'intimité.
-Que fais-tu ici ? arrivai-je à demander d'une voix blanche. Tu devrais être, chez toi, aux côtés des tiens !
Difficilement, il ouvrit ses yeux noisttes et tenta :
-Hier... je ... t'ai promis... de ... de revenir... Et je suis ... revenu...
Au prix d'un énorme effort, il leva le bras et caressa ma joue. Je pressai sa main froide sur mon visage. Le souffrant réfréna un gémissement et sourit douloureusement.
-Quand ... je ... je mourrai... je vou... voudrais... voir... tes... tes yeux. demanda-t-il.
Dans son regard doux brillaient des sentiments veloutés. Ma gorge se serrait autant que le souffle de mon ami se faisait court. En cet instant, le monde s'était arrêté. Le temps s'écoulait maintenant au rythme de nos cœurs. Notre regard formait une attraction absolument irrésistible. Inexplicablement, nos visages se rapprochèrent. C'était une course si lente , résistante et passionnante à la fois. Comme le soleil voulant rejoindre l'horizon. Finalement, je l'embrassai. Tendrement. Ses yeux s'emplir de plaisir avant de s'éteindre doucement. La mort l'avait enlacé avant moi. Sa main glissa de ma joue, pourchassée pas une larme. Il retomba sur sa couche souriant.
Le silence. Un flot de sentiments envahissait mon cœur. Un raz de marée incontrôlable. Je fermai les yeux. Je ne réalisais pas : Le sommeil éternel l'avait pris, lui qui souffrait de nuit blanche. Les cauchemars, eux, ne tarderaient pas à venir me chercher. Aussi inévitables que effroyables. Si j'avais su que je me préparais à combattre l'invincible, à me battre contre la réalité, contre ma conscience même...
Un chaleur rassurante se déposa sur mon épaule. Seregon. Je l'avais presque oublié... Il ferma paisiblement les yeux de Mayamenth. J'étais gênée qu'il ait assisté à tout ça. Trop de fragilités avaient été dévoilées.
- J'vais chercher quelqu'un. On va l'ramener chez lui. annonça finalement le tavernier.
Il fit mine de s'en aller mais s'arrêta dans l'encadrement et lança avec son regard plus désolée qu'à l'habitude.
-J'chuis navré, Symbel'.
Il baissa les yeux et sans alla.
-Désolée de quoi ? grognai-je, absente.
Quelques minutes plus tard, on l'emportait loin de moi, à jamais. Dans la pièce vide, je ramassai un morceau de tissu orange, tombé au sol. C'était son mouchoir. Sans réfléchir je le fourrai dans ma poche et ressortis, le visage figé sous le siège d'un trop plein de sentiments contradictoires. »

« Par la suite, je devins l'ombre de moi même. Je ne me souviens plus de grand chose. Je buvais beaucoup, fumais au nez de mon ennemie la Vie. J'étais un morceau de chair désœuvré. Je refusais de croire qu'Il n'était plus là. Je devins folle! Attendant tous les soirs quelqu'un qui ne viendrait pas. Je ne me souviens que de quelques images : Monsieur Besace tentant de me raisonner, de m'enlever ma bière et me proposer du travail. Les sourires des alcooliques avec qui j'échangeais les nouvelles. Oui, je m'étais prise de passion pour la vie privée des gens, vu que moi j'en avais plus. Je commençais à amasser des ragots. Je n'avais ni de vie privée ni autre chose d'ailleurs. Rien de bien vrai, m'enfin... Je me souviens aussi d'un soir où je rentrais à ma chambre, à la Délicieuse Chopine. Les pintes avaient défilé toute la soirée et Mayamenth n'était évidement pas venu. Un homme m'avait coincée dans un coin de rue. Je l'avais égorgé en riant.Glup. Je me rappelle aussi d'un jour ou je m'étais battue avec un chef de bande de voyous. On était devenus amis, je sais plus trop pourquoi... Ma mémoire était embrouillée.

Combien de temps s'écoula ainsi ? Je ne sais plus. Ça paraissait si court, si long, si étrange et irréel. Un rêve, un cauchemar. J'avais seulement besoin de lui. Lui, mon protecteur, mon âme sœur.

Et puis je me suis retrouvée un jour dans la glace, dans un morceau d'étain brillant. J'ai vue ce que j'étais devenue : Une masse ténébreuse, sans raison de vivre délavée, pouilleuse, crasseuse. Franchement, la seule différence avec un cadavre était que mon cœur battait. Un presque rien ! C'était tout à fait ça. Un morceau vidé de tout. Même pas une femme. Même pas un être humain. Une ombre. A partir de ce jour, c'était certain : Il n'était plus. Il n'aurait pas laissé s'éteindre la flamme. Soudain, la soirée de sa mort se déroula de nouveau sous mes yeux. Le baiser échangé. Que j'avais été sotte ! Une idiote ! Une imbécile ! Une bêtise qui n'aurait jamais du être commise. Je fermai les yeux et les poings. Je plongeai la main dans ma poche pour la première fois depuis si longtemps. J'étais devenue cette chose ? Je serai là serai encore un temps.
Quand j'ouvris de nouveaux les paupières, j'étais la Symbelmynë qu'on connait tous, sombre, froide, stoïque, posée, fourbe et masculine à souhaits. Devant la glace, mon cœur était devenu de pierre. J'allais voir le tavernier, Seregon Besace. Avait -il vu que j'avais changé ? La fille stupide avait disparu. Il m'aida à me reconstruire. Je regardais l'alcool de loin et me persuadant que je n'avais pas fait d'énormes conneries.

Les journées devinrent si longues. J'avais encore de l'argent, offert pas mon ami trépassé, que j'utilisais dans une auberge des moins chères : La Délicieuse Chopine (Ah ! Pour infos : Les pintes sont dégueulasses. Le nom, c'est de la publicité mensongère.). J'errais encore un peu. Des fois, j'allais au cimetière, derrière le temple. Mais la plupart du temps j'errais dans les rues, écoutant tout ce qu'on disait. C'était pas toujours passionnant. Souvent absurde. Aberrant. Je faisais mon petit tri d'informations. Après quelques semaines, je commençais à connaître une bonne partie des habitants. En tendant l'oreille à droite à gauche, et en surveillant parfois les concernés, je découvris en moins d'un mois, les secrets de quelques marchands. Et, très vite, je connaissais beaucoup, beaucoup de petites anecdotes sur presque tous les passants.
Une chanson vient naturellement à mes lèvres: "Le rire de l'Ignorée". Elle deviendra plus tard ma ''marque de fabrique''.
  

« Les passants passant
J'passe mon temps à les r'garder penser
Leurs pas pressés, dans leur corps lésés,
Leurs passés se dévoilent, dans les pas
Sans se soucier.

Passe Passe Passera
La dernière restera »
  


Lorsque je n’eus plus beaucoup de ressources et que j'allais me retrouver à la rue que j'eus l'Idée. Comme je n'avais pas cherché de travail, Monsieur Besace me proposait de lui prendre une chambre dans son auberge. Paranoïaque, j'avais refusé, le trouvant instant alors qu'il tenait juste à m'aider. Mais ! Mais voilà ce que je devais faire : la paranoïaque n'avait-elle pas amassé un petit magot de secrets en tout genre ? J'eus subitement l'idée de revendre les informations que j'avais ramassées depuis un peu plus d'un trimestre.
La Vie avait peut être cessé de me malmener... Ou peut être pas. M'enfin elle me laissait travailler dangereusement sans m'envoyer plus de bâton dans les roues. J'allais pas m'en plaindre. »

« Quand je pense que je n'aurais jamais dû vivre ces galères, la colère envahit mon âme. Autrefois, j’aurai pu réussir, Mon existence, qui n’ouvrira jamais les yeux et ce, même s’ils sont dotés d'une vision exceptionnelle.
J'affronte ma destinée avec autant de hargne que la lionne Revanche. » 


Divers :        
  
-Liens à discuter avec les autres personnages existants (seront intégrés grâce à des éditions):        
  
Je voudrais proposer à Vissy Astadien un petit/grand frère ou une connaissance du monde noble, en la personne de Mayamenth.         
  
Je soumets également l'idée d'être une rivale à Pachdam Domsen.
       
  
-Liens possibles :
-Topazë Malorn (+ de 50 ans)
-Laroclod et Glirom, les jumeaux et frères de Symbelmynë même si elle les déteste et les a oublié (- de 17ans. Environs 15ans.)
-Seregon Besace
-Le tavernier de la Délicieuse Chopine.
-Famille de Mayamenth /!\ Elle ne les connait pas /!\
-Clients content ou mécontent de son travail
- Un(e) ami(e) érudit(e)
-Un chef de bande de voyous des Bas Quartiers.
      
En Bref : Beaucoup de possibilités avec ce personnage.
       
  
-Demis sang : Son sang tire vers un violet foncé. 
¤ Aolia de par sa mère, Symbelmynë tire un excellent sens de l'observation. Elle est plutôt de nature patiente également.
¤Tolbaz de son père, elle vive d'esprit et fourbe mais moins que les sangs purs. Son ouïe vraiment prodigieuse lui permet d'exercer.           
  
-Talent caché ?
Elle fait très attention à sa consommation d'alcool et la torture n'a plus d'effet sur elle. Aucun moyens de lui extirper gratuitement sa marchandise.  
-Faiblesse cachée ?
Même si cela paraît futile, Symbelmynë ne dort pas beaucoup. Ses rêves l'empêchent de passer une douce et bonne nuit comme vous et moi. Cela peut avoir des conséquences sur son travail : étourderies, fatigue physique et/ou psychologique...

  
- Symbelmynë n'est au fond pas quelqu'un de passionnant. Juste étrange. Sa noblesse est totalement oubliée et elle n'essayera probablement jamais de la retrouver.         
  
 

Crédits: Avatar : Hunter by Rustveld

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Dernière édition par Symbelmynë le Sam 18 Fév - 12:20 (2012); édité 20 fois
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MessagePosté le: Sam 9 Juil - 17:04 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 9 Juil - 17:53 (2011)    Sujet du message: Symbelmynë Répondre en citant

(J'ai une soeur jumelle XD *Hésite entre rire et pleurer*)
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MessagePosté le: Lun 11 Juil - 10:28 (2011)    Sujet du message: Symbelmynë Répondre en citant

Ooops ! J'allais oublier ! Pardonnez moi !

Place du futur Osh !

(Je vais pas me mettre à  flooder tout de suite, mais oui ! Une ressemblance avec ton personnage, c'est vrai ^-^
Se serait drôle de confronter ces deux miss, un jour ou l'autre Wink ... Divinité, je me tais. )

 
 
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MessagePosté le: Lun 11 Juil - 11:30 (2011)    Sujet du message: Symbelmynë Répondre en citant

Bonjour et bienvenue !!
Merci d’avoir fait escale sur Osh !

J’ai quelques points à vous demander de rectifier et/ou approfondir pour arrondir les angles de ce personnage. Vous avez en effet un profil assez proche de celui de Själ mais le monde est vaste et je ne pense pas que vous vous marcherez dessus Il vous faudra tout de même bien relire votre fiche, il y a beaucoup de fautes d’orthographe, mais parfois sur l’instant on ne voit pas toujours tout.

Pour le côté fiche d’identité : Votre petite bonne femme n’est point Négoce car elle n’a pas de boutiques ni de vrais commerces. C’est une errante. Elle est une fouine, une détective, une source, une balance ?

Elle vit à Erylis ? Euh… Elis ?

Dans la description physique, vous aurez sûrement à revoir la mention du corset (je l’explique un peu plus loin), et je ne vois pas de bout de tissu orange ? Concernant les armes, deux épées cela me semble beaucoup et lourd pour son petit gabarit. Les gens sont peu armés en ville, préférez deux lames courtes que des épées. Malgré la crasse, il est peut-être difficile de la prendre pour un homme, est-ce qu’elle crache ou jure comme un homme ?

Du point de vue comportemental, je me demande si elle ne cultive pas un aspect social plutôt convivial au contraire de « froid ». Pour avoir des informations, il faut que les gens nous fassent confiance, on a plus facilement des contacts si on est de bonne compagnie que si on fait la gueule.. ? C’est discutable je vous donne juste des pistes à réfléchir. Elle pourrait jouer donc facilement un double jeu de « je suis un peu simplette, de bonne nature » alors qu’en fait, elle serait plutôt calculatrice et austère.

Dans mes notes sur l’histoire, voici les points que j’ai relevé :

Vous dites provenir de l’Est de Menrà, la ville est sur la côte Est déjà cela me semble donc difficile sauf si vous vivez sous l’eau. Préférez peut-être le Sud ? (ou l’Ouest, le Nord )

Concernant la nourrice, je n’ai pas tout compris. Un couple de nobles à une fille, ils veulent s’en débarrasser mais la nourrice, qui a perdu son bébé à cause du noble père parano n’arrive pas à la tuer et la cache ? Vous mentionnez alors le fait qu’elle soit vaguement érudit, une nourrice reste une bonne, il est très peu concevable qu’elle soit « savante ».

Ainsi la petite vit cachée « dans les oubliettes ». Je ne trouve pas cela crédible. Il vaudrait mieux que la femme cache l’enfant hors du château (surtout s’il pleure). Envisagez plutôt qu’elle la garde avec elle dans la bâtisse des domestiques, dans un grenier aménagé.. ? Disons que les oubliettes ou les cachots ne sont que très peu accessibles par les domestiques d’un château et les prisonniers se feraient un plaisir de fracasser le crâne d’un gosse qui braille… ou le mangeraient s’ils sont dans les oubliettes. En plus, je ne trouve pas votre personnage assez dérangé pour un individu qui a grandi dans un endroit si sinistre. Elle est solitaire certes mais elle ne ressemble pas à une enfant qui fut séquestrée. Elle a appris à vivre cachée mais n’en a pas de traumatismes.

Ainsi avec les années elle s’éloigne de sa cachette (cela est normal) et elle s’aventure dans le château (ça colle encore) et elle tombe dans la chambre de ses frères (La nourrice lui a donc raconté qui elle était et qu’ils étaient ses frères ?) L’alerte générale me convient, bien qu’elle ne soit pas plus qu’une voleuse errante, mais les nobles ne peuvent pas encaisser de se faire cambrioler par des rôdeurs. J’ai relevé qu’elle avait alors sept ans, le sac n’est-il pas un peu lourd pour elle ? (je chipote là, j’ai relevé ça.. je ne sais pas pourquoi. Ce n’est pas à corriger sauf si c’est pour dire que la gamine trouve le sac lourd)

Autre point : Pourquoi Topazë la prend sous son aile ? De la pitié ? S’il escorte une caravane marchande il doit être plutôt « rude », il faudrait peut-être rajouter une mention selon laquelle elle lui rappelle un enfant défunt ou quelque chose de ce goût là. Surtout s’il prend le temps de lui enseigner quelques techniques d’esquives. Pourquoi leurs chemins se séparent ? C’est un peu curieux de s’attacher à une gamine (combien de temps ? Un mois, six ou une année ?) pour s’en débarrasser rapido.

Turambar a le profil d’un grand père bien veillant, ça me va bien. Par contre il faut quand même rester mesuré quant à ce qu’il peut bien lui enseigner en une année. Elle peut apprendre à lire et à compter en une année mais elle n’aura rien d’une fille « éduquée », ne comprenant pas toujours ce qu’elle lit. Un élève de CE1 n’est pas un lecteur très averti.

Pour le corset : cela ne cache pas tellement les formes féminines. Est-ce qu’elle ne banderait pas plutôt ses seins à défaut de les mettre en valeur ? De plus il est très très compliqué de se mouvoir avec un véritable corset (Je souffre pour conduire alors pour prendre en embuscade des hommes armés…). C’est un point important à corriger je crois.

Autre point : Une jeune errante torturée. Je me demande simplement « pourquoi ». Les criminels de si petite condition n’étaient pas vraiment soumis à la question et aux tortures, ils étaient vite pendus. Peut-être qu’elle aurait pu être impliquée (dénoncée par un de ses complices) comme une engeance du malin, une sorcière ? Là, ils auraient pris plaisir à la torturer. D’ailleurs si elle avait été malmenée par des pseudos religieux, elle craindrait peut-être les Veilleurs qu’elle considèrerait comme des fanatiques du même type ?

Mayamenth (jeune homme du « Khréhâl ») est un mourant qui aime sa compagnie, cela ne me dérange pas même si je ne comprends pas qu’il ne la touche pas surtout s’il dorme dans le même lit. Il est jeune qui plus est, il a forcement des désirs et ne chercherait pas à se priver des derniers plaisirs de la vie s’il savait que le spectre de la mort rôdait. Là encore je dois vous restreindre dans ce qu’elle apprend de lui. Il a pu lui raconter des choses en politique et lui forger une opinion mais il ne peut pas vraiment lui « enseigner » la politique. Elle n’a pas pu étudier de grandes stratégies ou lire des ouvrages imbuvables. Pour la science c’est un peu pareil, elle peut connaitre quelques mixtures de plantes mais pas vraiment le contenu scientifique. Enfin vous avez bien dit qu’elle avait appris « vaguement », je voulais juste préciser pour qu’on soit bien d’accord.

J’espère ne pas trop vous en demander, ce sont souvent plus des ouvertures que des corrections, il y a de très jolies perspectives, il serait dommage de passer à côté Smile

Je dois vous envoyer un MP sur un autre point.
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MessagePosté le: Lun 11 Juil - 14:14 (2011)    Sujet du message: Symbelmynë Répondre en citant

Très bien... Bon bah je commence à revoir tout ça.
Merci Wink

Ça me va d’éclaircir un peu. Je dois dire que mon personnage est assez nouveau donc forcément incomplet. Merci de soulever les points qui ne vont pas.

J'avais un doute. Je corrige ça : je suis donc Errante.

C'est un peu tout ça à la fois. Je soulèverai juste le point "détective". Elle ne cherche pas les informations si ont lui demande. Elle vend les informations qu'elle à "en stock". Source convient un peu mieux.

Oups ! Oui ... Elis !

Va pour deux lames courtes Wink
Le bout de tissus orange est souvent dissimulé. On ne le remarque jamais car elle le porte comme une sorte de pendentif, sous ses vêtements. Enfin, c'est comme ça que je le voyais. Un souvenir caché, enfouit.

Symbelmynë n'arrache pas les informations aux personnes. Elle surveille les faits et geste et écoute les conversation mais ne soutire pas d'information. A ce moment, inutile d'être conviviale. Elle se faufile partout et les gens ne la remarque pas de toutes façons. Wink
Je pense que oui : Son caractère se rapproche de celui d'un homme. Peut-être est-elle un peu moins absurde, plus posée et concentrée. C'est aussi un sujet très frustrant pour elle, je suppose : Si elle avait été un garçon, elle ne serait pas dans la galère. Même si elle en peux pas revenir en arrière, elle peut tout de même espérer que si la source de son malheur est cachée alors la vie sera meilleur pour elle ?

Par Est j'entendais plutôt Nord-Est, mais au fond ça n'a pas vraiment d'importance. Pourquoi pas Ouest d'ailleurs ?


Oulaa ... La nourrice, le passage que je redoute. Ça na m'étonne vraiment pas qu'il se trouve dans les critiques...
Alors j'y ai réfléchis.
Voilà ce que je propose :
Un couple de noble vont avoir un enfant. Ils engagent une nourrice (j’oublie l'histoire d'érudite). Pour nourrir un autre enfant il faut déjà avoir donner la vie, non ? La nourrice a donc un enfant. Cet enfant est tué par le père parano : On sait jamais, elle peut s'occuper trop de son gosse... Bref, le nourrisson couic. Ils ont une fille. Oh My God ! On en veut pas. On demande à la bonne de la tuer. La nourrice peut pas et l'emmène chez elle.
A ce moment la on oublie toutes l'histoire des oubliettes. Smile
Ce qui pourrait faire tourner la balance c'est qu'on découvre que la petite est toujours en vie. Le noble débarque. Panique générale et départ en catastrophe de chez la nourrice. Et couic la nourrice.
Version abrégée bien entendue !

Pour le sac : Il doit être lourd mais supportables pour la gamine. Peut-être peut-on la délester des livres ? Qu'en ferait-elle ?

"il faudrait peut-être rajouter une mention selon laquelle elle lui rappelle un enfant défunt ou quelque chose de ce goût là"
J'y ai pensé et l'idée me plait plutôt. Je pense qu'en effet elle a un rapport avec une enfant disparue... Enfin un truc qui amadoue le soldat !
Je pense qu'un mois c'est pas mal pour cacher une gamine etc. c'est beaucoup.  Alors n'imaginons pas 6 mois.
La séparation peut être faite sous la contrainte d'un supérieur, non ? C'est une idée.

C'est vrai que je ne me rends pas bien compte. J'aimerai vraiment que mon personnage soit instruit avec un peu plus que les bases. Combien de temps me conseillez vous ? Deux ans en la compagnie de Turambar ? Trois ? Quatre ?

Pour le corset : Sujet délicat. Je pensais à quelque chose "fait sur mesure". Une pièce de cuire qui ne lui prendrait pas tout le buste (liberté de déplacement mais juste une difficulté pour la respiration => douleur) qui exercerai une pression de bas on haut... Enfin, je sais pas trop si vous me suivez ... ><
Le point est épineux mais pas forcément utile. Le gommer serai une solution. On pourrait le remplacer par des vêtements amples, non ?

Alors d'après ma présentation :
"Je tentai quelques vols sur les voyageurs, quelques embuscades sur les convoies de marchandises, me joignant aux voyous et aux brigands."
A cette période, Symbelmynë se joint donc à des malfrats (Il faut dire que seule et plutôt jeune, elle n'allait pas faire long feu !).
La torture me sert simplement à expliquer des cicatrices mais dans ces circonstances on peu imaginer qu'on voulait lui soutirer des noms de "ses amis les bandits".

J'imagine vraiment Mayamenth différent. Un noble posé et éduqué. Peut-être justement plus attentif, moins impulsif. Ça le démangeait peut-être mais le résultat est là : Il ne s'est rien passé.
Petite rectification : Ils passaient les nuits ensembles... J’avouerai que je les imaginais plutôt autour d'un verre de vin, façon jeune couple peu engagé. Et puis, si Symbelmynë a accepter ce "job", ce n'était pas pour devenir une catin Wink .
Je retravaillerai le passage en insistant sur les "vaguement". Smile

Non, non vous ne m'en demandez pas trop, je m'y attendais !
C'est avec le conseil et le partage que l'on trouve l'équilibre de progresser.

Je vous remercie et attend votre réponse pour faire une petite importante édition.
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MessagePosté le: Lun 11 Juil - 22:49 (2011)    Sujet du message: Symbelmynë Répondre en citant

Bon parce que vous prenez bien mes observations je continue

Pas de souci concernant le fait que le bout de tissu soit caché, n’hésitez cependant pas à le préciser (qu’elle le porte en pendentif ou quoi), les gens ne lisent pas toujours les fiches entières mais s’attardent parfois sur les descriptions pour pouvoir tout simplement cadrer le perso dans leur scène. Effectivement si elle fait la petite souris sans se mêler aux gens, elle n’est pas conviviale. Cela colle tout à fait. Quant à préciser son métier, vous êtes relativement libre de le changer à tout moment, la vie de votre personnage évoluera sans nul doute !

Concernant son passé, je comprends que vous optez pour l’option : nourrice à qui on a tué l’enfant (cela se peut) à qui on a confié l’enfant désavoué des riches. Votre version tient la route oui si elle la cache chez elle. Autre idée : j’ai pensé au fait qu’ils pouvaient ne pas la forcer à tuer la petite pour le coup, un peu en dédommagement… (« tiens c’est une fille on te la donne, boude pas ») Par la suite, en fonction de ce que la nourrice lui dit de son passé, elle vivra mal le fait d’être une femme ou non. Si elle est élevée en fille de servante, elle n’aura pas forcement de mal avec sa féminité mais effectivement si l’autre lui a répété mille fois qu’elle était la fille abandonnée des nobles… il se peut qu’elle ait envie de se venger (jalousie et compagnie).

Pour la localisation, c’est comme vous voulez, je notifiais juste que l’Est.. ça tombait dans l’eau.

Pour les livres oui.. à 7 ans elle ne sait pas lire, mais je conçois qu’elle lui blinde son sac de choses éventuellement à vendre pour survivre (bougeoirs…) donc ça pèse lourd… non mais cette remarque vraiment, ça ne compte pas! Elle peut partir un peu plus vieille d’ailleurs même si c’est en urgence. Dix ans c’est déjà jeune pour crapahuter sur un cheval… (volé ? C’est un cheval du noble ? Voleuse de cheval qui plus est !)

Pour le soldat, oui il peut prendre en affection la gamine. Il la nourrit sur ses moyens donc ça ne dérangerait pas forcément le marchand… mais peut-être qu’après une attaque, il a eu peur pour elle et préfère la confier au vieux de Menrà (destination de la caravane)?

Pour qu’elle soit instruite, deux années oui cela me semble bien auprès du vieillard. Puis, si elle fait la lecture au mourant par la suite, on peut envisager qu’elle ait enregistré de nombreuses choses bien qu’elle ne sache pas forcément tout remettre dans l’ordre. Mais si elle lit des histoires et contes, elle peut comprendre un peu la géographie par exemple et à force de le soigner, connaitre quelques plantes médicinales dans le cadre de son traitement à lui.

Pour le corset, une pièce de cuir ça semble très cher pour une errante. Préférez des vêtements amples oui, ou simplement des bandages pour sa poitrine c’est déjà très… handicapant

Pour les tortures, effectivement on a pu essayé de la cuisiner pour le nom de ses amis… mais une errante solitaire... résisterait-elle longtemps avant de donner le nom des gens dont elle.. se fout ? Elle a cependant un code de l’honneur, il faut peut-être cadrer cet aspect là… Elle avait donné sa parole et ne supporterait pas de se trahir ?

Au sujet de Mayamenth, il peut aussi être très faible et ne pas pouvoir… satisfaire une femme. Ainsi elle entrerait à son service après un simple entretien ? J’ai une idée si ça peut vous orienter : elle peut aussi se faire remarquer par le malade qui lui propose de travailler pour elle depuis la rue… Par exemple au marché où elle réclamerait la monnaie de l’homme qui, fatigué, n’avait pas pris soin de vérifier la somme exacte qu’on lui aurait rendu ? Il la trouverait donc vive d’esprit puisqu’elle saurait donc compter et lui proposerait de lui tenir compagnie ?

Voilà pour le moment…
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MessagePosté le: Mar 12 Juil - 11:15 (2011)    Sujet du message: Symbelmynë Répondre en citant

D'accord, je prends note et je modifie tout ça.

J'opterai pour la deuxième option : On lui répète vraiment qui elle est ou plutôt ce qu'elle devrait-être. Ce qui soulève toutes les problème de Symbelmynë concernant sa féminité. Pour le départ en catastrophe : Alors, je ne sais pas si ça peut le faire mais je pensais qu'il pourrait avoir des fuites. Des personnes qui savent qui elle est (Symbelmynë même d’ailleurs !) et qui commence à faire courir les rumeurs. Le noble demande gentiment de ramener "sa fille" au cachot et discrètement lui passe l'épée sous la gorge. Là ça part en live, la nourrice libère la gamine (en faisant un acte irréparables. Pourquoi pas tuer un des deux petites ordures ? Ou sa mère à la limite ? La gamine n'a pas d'attache et serait plutôt en colère pour ce guet-apens, elle s'en ficherai pas mal.). Sortie par les écurie nobles (Et oui voleuse de cheval par dessus tout ! ><) et couic la nourrice par le père hors de lui.
Elle a surement envie de se venger ! Mais, même si elle est plutôt courageuse, ne veut-elle pas oublier ? Et puis elle doit redouter pas mal sa famille. Elle a assez de problèmes comme ça ! Pourquoi se jeter une nouvelle fois dans la gueule du loin ?
Symbelmynë a aussi, purement et simplement tiré un trait sur ses origine noble. Elle ne peut pas, de toutes façons se retrouver à la tête d'une patrie riche... Elle sait pas trop ce que ça donnerait mais, c'est sûr , mais ce qui est sûr également c'est qu'elle ne veut pas de cette vie.

Dix ans ? Ça me va.
J'avais mis 7 ans par ce que je trouver ça déjà énorme de passer tout ce temps dans des oubliettes avec maladies, prisonniers pas vraiment fréquentables ...ect. Mais là on peut la laisser grandir un peu. Il faut juste voir qu'elle a 17 ans, qu'elle à passer 2/3ans avec Turambar, 1 mois avec Topazë(ça compte pas trop mais bon ...), à 15 ans elle était avec Mayamenth donc ça fait depuis environs 2ans qu'elle exerce... C'est bon.

Donc Turambar croise Topazë ? Oui pourquoi pas.

C'est de bonnes idées ! Mercii ! Ça me va parfaitement ! Comme ça on peut dire qu'elle est presque infirmière (entre Turambar et Topazë elle en aura vu des malades la pauvre !). C'est bien car je pense que je me sortirai pas de certain entrevue indemne. Donc je pense que je peu lui laisser des notions en médecine. Après, il ne faut pas qu'elle devienne trop forte. Je veux dire, entre les techniques de combats (ou du moins d’esquives) apprises par Topazë plus la lecture, l'écriture, les chiffres appris par Turambar, plus des notions en médecines. C'est pas un peu beaucoup ?
Moi ça me va parfaitement mais ...euh... voilà.

Pour le corset : très bien. Je vais remplacer ça, alors.

Alors les tortures maintenant : Qui parle de résister ? En plus, si elle a été chopée, il y a des chances pour qu'on l'a un peu pousser (genre j'en pousse un devant et les reste on se casse de l'autre côté). Elle peut très bien balancer surtout qu'elle n'est pas du genre à faire des longues belles promesses selon moi (à rajouter dans le portrait morale...). Enfin, quand je dis balancer, je pense qu'elle ne le ferait pas comme ça - le sens de l'honneur oblige !- et c'est pourquoi elle se fait pas mal cuisiner. Elle ne supportait pas de la faire mais bon... C'est pas que c'est douloureux mais un peu quoi !
Elle les livre quand même et elle s'échappe entre la torture et la pendaison.

Je n'imagine pas Mayamenth dans un état végétatif. Ta petite anecdote me va.
Ça me dérange un peu de la refaire faire des soins. Après on peut imaginer ce jeune homme comme un vrai timide. Peut être que tout ce qu'il voulait de ses relations c'était bien pour ça mais ne l'a jamais réclamé. Bref, un homme qui saute sur tout ce qui bouge ! Il est noble donc on peut le penser plus sur la réserve et éduqué surtout ! Ils seraient amis, juste amis.
C'était comme ça que je le voyait. Il est extrêmement fatigué c'est vrai, mais les moments qu'ils passent ensemble c'est justement les moments qui permette au garçon de sortir un peu. Il peut montrer par moment des signes de souffrance mais profite des derniers moments. En gros ils discutent de tout et de rien pour lui changer les idées.
Pour avoir connu IRL une personne comme ça, je peux vous assurer que tout ces quelques instants n'auraient pas pu être dérangés par la maladie. On a profiter à fond jusqu'à temps qu'il parte. Je voulais juste que Symbelmynë ai vécu se genre de temps dure et agréable aussi. Une sorte d'Orcar et la Dame en Rose version plus complexe.

Dîtes moi si ça vous va. Wink
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MessagePosté le: Mar 12 Juil - 12:07 (2011)    Sujet du message: Symbelmynë Répondre en citant

L’histoire au château, avec les parents et la nourrice me convient oui Smile Concernant le sang noble de votre personnage, je laisserai ma consoeur s’avancer sur le sujet, mais il me semble que si elle est reniée à la naissance, on peut imaginer qu’elle ne soit « pas déclarée ».

Pour les notions en médecine, cela reste très superficiel, elle n’est en rien médecin, elle a sûrement de bons réflexes pour soigner une blessure et préparer deux trois décoctions mais ça n’ira pas beaucoup plus loin. Elle sait lire, écrire, compter. Un mois avec Topazë c’est très peu pour « savoir se battre », il lui a appris quelques esquives et parades mais n’en a pas fait une guerrière, loin de là. De toute façon c’est une femme de petite nature, elle sera probablement rapide mais pas forte et je ne crois pas que le personnage soit intéressant s’il sait vraiment se battre. Le but c’est aussi qu’on puisse l’interroger et voir qu’elle résiste mentalement et non qu’elle réussisse à mettre tout le monde par terre

Je ne cerne pas très bien son « code de l’honneur ». Est-ce la nourrice qui l’a éduqué avec un sens de l’honneur genre « c’est tout ce qu’il te reste, sois digne » ou est-ce qu’elle respecte des règles qu’elle s’est imposé à elle-même pour mieux gérer sa vie ? « Ne pas faire confiance à n’importe qui, ne pas s’excuser, ne pas… » Les gens qui ont été trahi maintes fois (comme elle), ont tout de même tendance à penser à leur petite personne (d’abord) plutôt que de sauver leur « honneur » aux yeux des autres. Il faut peut-être chercher d’où ça vient.

Pour la relation avec Mayamenth, ça ne me pose pas trop de souci. Juste l’expliquer davantage dans le récit oui. Un jeune noble éduqué… n’est pas forcément un bon samaritain. Beaucoup abusaient de leurs statuts et privilèges pour être odieux. Mais il peut être un jeune homme adorable, cela va sans dire.
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MessagePosté le: Mer 13 Juil - 11:27 (2011)    Sujet du message: Symbelmynë Répondre en citant

Très bien ! Ça m'arrangerai ! Smile

C'est parfait ! C'est aussi le but de ce personnage : Une grande force psychique !

Je pense que son code de l'honneur ressemble à celui des autres. Un peu comme dans ta première proposition : Elle garde la tête haute, elle tient ses promesses (même si elle en fait pas beaucoup), si elle est embarquée dans un truc dangereux avec quelqu'un elle laisse pas ce quelqu'un derrière elle quand elle prends la fuite, elle ne trahit pas ceux qui ne l'ont pas trahi... C'est une de ses grandes qualités ! Ne l'oublions pas !
Un ensemble de règles qu'elle ne s'imposent pas vraiment. C'est juste une question d'honneur! Elle ne peut pas supporter d'être traiter de lâche, d'indigne, de vaurien... Elle en a déjà trop vu.
Après c'est vrai qu'elle a plein de petite règles à elle pour affirmer un personnage, sa personnalité un peu forcée. Mais elle ne fait pas passé sa petite personne avant tout le monde tout le temps. Si elle peut éviter un max' d'ennuis, c'est pas mal non plus mais si elle est impliquée elle va au bout!
De plus, si elle a été trahit, maintenant elle commence à sentir à des kilomètre la mutinerie alors pourquoi en avoir vraiment peur ? Ce sont des mauvais souvenirs mais elle s'en est sortie.

Je le sais bien, je le sais bien ... Ah ! Les hommes ! Des catastrophes quand on y pense ! \o/
J'opte alors pour un noble adorable ! (On va pas faire de chichis ! Wink )

Aller ! Je me mets à bosser et je vous donnerez une édition qui aura reprit tout les points très bien critiqués; Merci Divinité !
(Après mes petites vacances, je pense ...)
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Symbelmynë
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MessagePosté le: Mar 9 Aoû - 14:00 (2011)    Sujet du message: Symbelmynë Répondre en citant

Voilàààààà !

J'ai fait une édition.
Divinités, je n'ai pas pris toutes vos recommandations, préférant vraiment me recentrer sur un personnage que je maîtriserai bien. Smile
J'espère que vous ne m'en voudrez pas. Wink
Je sais : Beaucoup de fautes d'Orthographes ! J’emmène ma production avec moi en vacances (et oui encore !) et je vous promets d'essayer de corriger tout ça pour être enfin au point.

En espérant que ça vous plaise !
Toutes les critiques sur l’écriture sont bonnes ! N'hésitez pas ! Passages trop lourds, inutiles, mal dits ... je vous fais confiance pour être des critiques constructives !
Merci d'avance !


Dernière édition par Symbelmynë le Mar 14 Fév - 14:39 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:45 (2017)    Sujet du message: Symbelmynë

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