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:: [RP Terminé] Un bon pirate est un pirate mort... ::

 
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Eclat Divin
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MessagePosté le: Mer 11 Mai - 20:07 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Un bon pirate est un pirate mort... Répondre en citant

C’était un criminel. Il ne valait pas bien cher mais tous prétendaient qu’il était fier dans sa profession. Il leur fallait l’attraper et le pendre sur place publique. Méritait-il de mourir ? Oui, mais uniquement lorsqu’il aurait subi mille tortures ! Le garde jetterait à son visage pierres quand on l’amènerait vers la corde qui ôterait son infâme existence, libérant Astès des mécréants. Oh, ces errants étaient sales : si on pouvait tous les éliminer le garde se serait bien mieux porté ! Mais il n’était pas encore temps de sourire : il ne fallait pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, disait le proverbe.

Quand son chef le signala, ils s’avancèrent doucement vers les portes de l’auberge. L’homme leva un œil vers eux mais ne dit rien, jamais un commerçant ne risquerait de fâcher la garde : il se retira donc dans la pièce d’à coté, sans un bruit. Que lui importait qu’on gêne un client tant que son commerce survivait : en les bas quartiers, tous savaient que les militaires pouvaient apparaître à n’importe quel instant et qu’il valait mieux laisser une tête sauter. Souvent, même, ceux-ci gardaient la porte ouverte dès qu’ils entendaient parler d’une avancée vers leur mur. Les clients s’éloignèrent en toute hâte, ravis qu’on ne vienne pour eux. S'ils avaient su que l'homme qui avait indiqué la présence de la pourriture de la société était surement parmi eux : il les vendait pour quelques pièces.

Mais ces gens ne les valaient pas : ils n’équivalaient pas même la nourriture qu'ils avalaient sans raffinement. Le garde les méprisait en sa belle armure. S’il avait pu les arrêter également… s’il avait pu. Lentement, il s’avança vers la porte au numéro signalé : la chambrée de ces individus. Allaient-ils tenter de s’enfuir ? Oh oui, dès lors il pourrait s’amuser à les poursuivre mais ce qu’il préférait, c’était lorsque ces sales rats tentaient de l’attaquer en retour et qu’il pouvait leur retirer une main de son arme lors d’un combat. Son collègue posa sa main sur la poignée : il était temps d’entrer et de débarrasser la capitale de la présence de ces pirates.
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MessagePosté le: Mer 11 Mai - 20:07 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Lyorn Aerich
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MessagePosté le: Lun 23 Mai - 18:40 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Un bon pirate est un pirate mort... Répondre en citant

Quand Lyorn avait décidé de rester un peu plus longtemps à Elis afin de trouver de bons matelots pour son futur équipage, il savait que tôt ou tard les autorités apprendraient la présence d’un Capitaine Pirate dans les bas quartiers et qu’elles n’attendraient pas pour le mettre au fer, lui et ses hommes. Bien que les pauvres âmes de ces rues pouvaient être d’une chaleureuse compagnie, ici, c’était finalement chacun pour soi et personne n’hésitait à dénoncer son voisin pour ne serait-ce qu’une poignée de pièce de cuivre. C’est pourquoi, tout tacticien qu’il était, il avait mis au point quelques petites astuces qui leur permettraient de prendre la fuite et d’échapper à la Garde avec un plus fort taux de succès.
Le premier niveau de sécurité consistait à laisser en avant un guetteur. Celui-ci, mêlé habilement à la foule de la taverne, devait prévenir les autres de quelque façon que ce soit afin qu’ils puissent prendre la tangente. Bien entendu, comme dans toute stratégie, il existe des paramètres que l’on ne peut prévoir, quand bien même on tente de les détourner.
Ce jour-là, c’était Voodoo qui jouait le rôle du guetteur et il était bien en place dans la salle de l’auberge, comme  convenu. Mais un premier paramètre non prévu vint se glisser dans le plan établi : il n’était pas seul à sa table.
 
- Ma chère Austreberthe, votre beauté est si intense qu’elle provoque en moi mille inspirations ! Et je ne peux tellement point contenir tout ce flot qui m’inonde que j’ai envie de le libérer en le chantant !
 
- Ohohoho ! Vous êtes si charmeur, messire Voodoo ! – rire de cochon –
 
- C’est vous qui me rendez ainsi, belle Austreberthe ! Je ne suis que l’instrument entre vos doigts. Ne dit-on pas que c’est l’homme qui fait le soldat et non l’épée ?
 
- Et flatteur avec ça ! – rire de cochon –
 
Mais comme si son manque d’attention et de concentration ne suffisait pas, un deuxième paramètre vint s’inviter à la fête : il tournait le dos à l’entrée de l’auberge. Ainsi, il ne put voir la Garde arriver. Elle était constituée d’une dizaine de soldats en armure, tous armés d’épées, en file indienne, disposition montrant sans nulle doute la discipline et donc l’efficacité de cette troupe. Elle s’engouffra dans le lieu de beuverie et dans un pas assuré, prit la direction de l’escalier qui menait à l’étage, là où se trouvaient les chambres.
 
Voodoo leva son verre bien haut.
 
- Je bois à ta santé délicieuse Austreberthe !
 
Rire de cochon.
 
- Dans quelques jours, nous quittons Elis pour Menràh. Une fois sur les flots, je découvrirai une île et je lui donnerai ton nom : Austrebertheeeeeeee !
 
Il balaya de son bras l’espace devant lui.
 
- Ohohoho ! C’est une si adorable attention...oh ! Mais que fait la Garde ici ?
 
Alors, qu’il engloutissait une bonne rasade de rhum, Voodoo failli s’étrangler et cracha tout l’alcool au visage de sa conquête. Il se tourna vers l’étage et vit que les gardes se trouvaient devant la porte de leur chambre.

- Nom d'un récif !

Il jeta violemment son verre pour s’en débarrasser – le second portait sa main vers la poignée -, empoigna son violon – la tourna - et s’élança dans une musique endiablée – commença à pousser la porte.
 
Lyorn était allongé sur son lit, étudiant la liste des hommes qu’ils avaient convaincu à les suivre. Il n’y en avait pas tellement, mais ce n’était pas si grave, une simple dizaine d’individus serait suffisante dans un premier temps pour faire voguer  un navire.  La chambre était plongée dans la tranquillité. Pel se reposait et Wugord mettait au point de nouvelles recettes de cuisine.
C’est alors que le silence de la pièce fut troublé par les notes du violon de Voodoo. Tous se relevèrent en même temps et se tournèrent vers la porte. Celle-ci s’ouvrait.
 
- LA GA RDE !
 
Son lit étant le plus proche de l’entrée, Lyorn se jeta vers elle et flanqua un coup de pied dans les planches de bois qui pivotaient vers l’intérieur. La porte se referma dans un sourd fracas.
 
- VITE ! DEUXIEME PHASE !
 
Le deuxième niveau de sécurité consistait à condamner l’entrée de la chambre. Pour cela, ils avaient effectué quelques remaniements en déplaçant la seule commode vers la porte. Pel bondit vers elle et la poussa afin de la positionner devant l’ouverture alors qu’au même instant les gardes repoussaient la porte. Le meuble vira sur le côté à cause du choc et ne permit de bloquer l’accès qu’à un quart. Les premiers soldats l’escaladèrent afin de pénétrer dans la chambre. Lyorn dégaina son arbalète et tira un carreau qui se ficha dans le corps de l’un d’eux.
 
- TROISIEME PHASE !
 
Le troisième niveau de sécurité consistait à s’enfuir par la fenêtre et d’atteindre le toit de la maison voisine par l’intermédiaire d’une échelle qu’ils avaient « emprunté » et positionné contre le mur. Mais pour cela, il convenait d’abord de se débarrasser des gêneurs.
 
Les sabres et les épées furent sortis de leur fourreau et la bataille éclata. Les lames s’entrechoquèrent et les voix s’élevèrent. Un premier soldat fonça vers le capitaine pirate et abattit son épée sur lui. Lyorn para le coup, tourna sur lui-même en faisant rouler son sabre d’abordage dans le même mouvement et frappa son adversaire sur le côté.
 
*BOUING*
 
La lame fut arrêtée par l’armure et ricocha. Cela n’empêcha pas l’homme de ressentir une vive douleur au niveau de la taille et de le mettre ainsi hors-jeu temporairement.
Pel était occupé avec deux autres et semblait en délicate posture. Il esquivait autant qu’il le pouvait les coups et tentait de contre-attaquer mais les deux bretteurs ne lui laissaient aucune ouverture. La pointe d'une épée le toucha finalement à l'épaule. Wugord vint lui prêter main forte en leur balançant un tabouret au visage, ce qui permit à son ami de se libérer de cette situation périlleuse.
La commode glissa sur le bois du sol, poussée par le reste de la troupe qui se déversait telle une vague déchainée dans la chambre.
 
- NOUS NE POUVONS PAS RESTER ICI PLUS LONGTEMPS CAMARADES ! A L’ECHELLE !
 
Wugord y alla en premier tandis que Pel et son capitaine maintenaient les nouveaux arrivants. Il fit coulisser l’échelle jusqu’à la fenêtre, s’agrippa aux barreaux et bascula jusqu’au toit d’à côté. Pendant ce temps, Pel poussa le lit sur les soldats afin de les faire chuter et les ralentir tandis que Lyorn tira un nouveau carreau sur un autre qui avait évité la chute de lit.

- A toi Pel !
 
Le temps que son fidèle second passe de l’autre côté après que le cuistot eut renvoyé l’échelle, les soldats se relevaient et s’élançaient vers Lyorn. Pas le temps pour lui d’attendre, il se jeta dans le vide avant de s’écraser violemment sur le sol de la ruelle.
 
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Eclat Divin
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MessagePosté le: Lun 30 Mai - 13:49 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Un bon pirate est un pirate mort... Répondre en citant

Au sol se trouvait un soldat aux cheveux de la couleur de paille. Ceux-ci se voyaient car l’homme, bien qu’en service, tenait son casque à la main. Sa tête n’était pas tournée vers le ciel, loin de là, mais vers le sol qu’il tentait d’identifier comme si cela allait pouvoir l’aider. Malheureusement pour lui, il ne trouva jamais ce qu’il cherchait car, alors que son intention était entièrement concentrée sur la terre mouillée, celle-ci lui éclaboussa le visage ! Il n’eut pas le temps de comprendre ce qu’il se passait qu’on le poussait contre des gardes qui arrivaient et qu’il sombrait contre le sol, les emportant avec lui en sa chute et apercevant uniquement les chausses de son assaillant qui s’enfuyait rapidement. Quelques secondes plus tard, des soldats passaient à coté de lui à la poursuite de l’individu. Le soldat aux cheveux couleur paille se leva et aperçut le regard du garde qui lui demanda sèchement :

De quelle unité tu viens soldat ?
- Je… je suis aux ordres de sire Kilstan Oss…

Le garde grogna et s’en repartit bien loin : qu’importa que celui-ci fut un cousin de l’Empereur : il avait gêné ses soldats dans une mission importante et celui-ci en paierait le prix de part une assignation ou pis, le capitaine y comptait bien ! Les pirates s’étaient montré plus forts qu’il n’y paraissait : à peine ses soldats étaient ils entrés qu’ils avaient du parer des attaques. Le capitaine avait déduit que le chef était celui qui criait des ordres aux autres. Lorsque le premier se jeta par la fenêtre, le capitaine ne réfléchit pas et descendit pour pouvoir ensuite les poursuivre par le biais des rues. En bas s’était déroulé son autre combat : ses soldats étaient en train d’acculer un homme. Il le reconnu comme étant celui qui jouait du violon et il demanda à ce qu’on l’arrête après qu’une catin eut hurlé :

Messire Voodoo est un pirate et il va vous battre tous à plate couture !!

Bien sûr, peu lui fallait plus pour comprendre comment les autres avaient compris qu’on venait les arrêter : lui qui avait cru au départ que l’homme se mettait à jouer sérénade à sa bienaimée au moment, par hasard sans doute, où ils entraient. Cependant désormais il songeait que peut être la mélodie n’était pas tournée vers la gorge de la demoiselle mais pour les oreilles des pirates endormis.

L’homme ne se laissa point faire, et la femme qui hurlait devant lui pour le protéger n’aida point mais ils arrivèrent tout de même à l’attraper. Celle-ci continua de pleurer en agrippant les bras des soldats, mais l’un deux la baffa et elle tomba au sol, évanouie. Ils ne firent attention à son visage balafré et ne s’arrêtèrent pas pour regarder si elle était encore en vie : bien peu leur en importait ! Non, il fallait juste qu’ils gardent le pirate et les hommes qui l’attrapaient sans la moindre douceur comptait bien s’en occuper. Le capitaine se retira quand il fut sur qu’il n’était possible que celui-ci se libère, entre les mains de ses hommes, hurlant à ceux qui allaient l’accompagner :

On continue, allez : go, go, go ! On doit tous les attraper !

Il y laissa un certain nombre de ses soldats : entre temps, ceux qui étaient restés en haut s’étaient jetés dans la rue à la poursuite du chef qui n’avait réussi à bien s’enfuir. Lui-même suivit le cheminement du capitaine pirate, mais une autre partie de son équipée dut se ruer à la chasse de ses autres acolytes et ainsi, ils se retrouvèrent bien peu nombreux.



Plus en avant se trouvait le soldat. Il était entré en la chambre, il les avait vu leur jeter dessus des meubles. N’avaient-ils aucun respect pour le meunier et l’aubergiste ? Non bien sûr, sales pirates avait il songer ! Il avait vu également l’un des pirates frapper son ami, le faisant sombrer dans la douleur au sol. Dès lors, il devint sa victime désignée : il le pisterait, cet homme était un être mauvais ! S’il le fallait il n’apporterait que sa tête, mais il ne le lâcherait point tant qu’il le pouvait ! Son capitaine s’en alla en bas avec de l’avance mais lui ne fit la même chose : il tenta en sautant d’éviter les obstacles pour attraper le pirate : celui-ci se glissa entre ses doigts alors qu’il n’attrapait qu’une partie de son vêtement qui se déchira. Le soldat glissa le tissu du pirate dans l’une de ses poches et courra à sa poursuite : en bas, un bonhomme se faisait arrêter également. Il ne s’arrêta point pour les aider, ni même le soldat aux cheveux couleur de paille qui le gêna dans sa course : il fallait qu’il attrape ce pirate, pas n’importe lequel : celui là ! Il semblait plus agile, plus fort et plus intelligent que les autres, ce devait être le chef : sa tête en serait que garnie de corne plus imposantes !

Il est parti par ici ! Hurla un de ses collègues qui s’était relevé également et le poursuivait.

Derrière lui, il entendit le bruit des armures des gardes qui les suivaient : ils finiraient bien par l’attraper. Mais l’homme était bien plus agile qu’eux, dans leurs lourdes armures, mais ils étaient mieux entrainés et le pirate semblait bien moins connaître les rues de la cité. Le garde était habitué à courser les petits voyous, celui-ci n’avait de différence avec eux que l’horreur de ses actes, et il décida donc de le prendre à revers.



Bien lui en faisait, quand il aperçut à nouveau le pirate qui lui tournait le dos, celui-ci échangeait des coups d’épées avec son collègue. Tous les deux étaient épuisés et, ainsi en avant, le garde ne vit aucunement ses camarades arriver : ils avaient sans doute été gênés dans leur course tant ceux-ci avaient pris des petites rues à chaque fois, tournant presque sur eux-mêmes. Pourtant, son camarade ne prenait le dessus et le garde remarqua qu’il boitait de la jambe gauche, ce qui n’était le cas quand il l’avait abandonné pour accomplir sa manœuvre.

Le garde sortit sa garde, le bruit étant couvert par celui de l’échange entre les deux hommes, et s’avança lentement vers le pirate. Le tuer par derrière ? Oh il n’aurait rien contre, car le coup ne le tuerait point d’un coup : il tomberait sous le choc d’être à moitié tranché au sol et dans un dernier sanglot sanguin, verrait son sourire quand sa lame s’abattrait pour la dernière fois sur sa pâle carcasse ! Lentement, il ne lui restait que trois pas avant que le pirate soit à portée et la foi que son camarade réussirait à l’occuper jusque là. Il ne remarqua pas que, d’une fenêtre, un brave homme venait de voir la scène et de jeter une pierre de taille forte peu imposante sur le pirate, pour les aider sans aucun doute…. Plus que deux pas…
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Lyorn Aerich
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MessagePosté le: Ven 22 Juil - 19:01 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Un bon pirate est un pirate mort... Répondre en citant

Quelle barbe ce soldat ! Il aurait fait un très bon pirate si ses valeurs n'avaient pas été si radicalement opposées à celles des forbans. Il devait croire pleinement à la justice qu'il défendait pour montrer une si forte et implacable résistance face au Capitaine des mers. Sans dire que Lyorn excellait dans la maîtrise du combat à l'épée, son niveau dans ce domaine était quand même particulièrement élevé dû au nombre incalculable de fois où il avait croisé le fer sur les océans, et en prenant de l'âge, les défaites à son actif diminuaient grandement -ce qui expliquait sa montée dans la hiérarchie de son ancien capitaine -. Mais face à un homme aux croyances inébranlables, il était bien difficile de remporter la victoire. Et pourtant, même si Lyorn ne cherchait pas à le tuer, ce dernier l'empêchait à chaque fois de prendre la fuite. Il avait réussi à le blesser à la jambe dans l'espoir que ce soldat tenace arrête de le pourchasser, mais rien n'y faisait, il était toujours sur ses talons et à présent, il se retrouvait coincé dans une ruelle. Seulement voilà, il devait absolument se tirer de ce guêpier car à mesure que le temps passait les habitants des bas-quartiers se regroupaient au bout des rues pour voir ce qui se tramait. Et s'il y avait bien une chose dont était certain Lyorn, c'était que ces types étaient tout aussi capable du bon comme du pire. Qui pouvait prédire quel sort ils allaient lui réserver s'il arrivait à se débarrasser du garde ? Nul doute que certains essayeraient de le coincer dans l'espoir de récupérer une alléchante récompense. La situation était donc simple : il devait mettre un terme à ce combat et rapidement !

Mais c'était plus facile à dire et à penser qu'à faire car le pirate avait couru comme un dératé en plus de ses échanges épiques et nul n'avait besoin de préciser qu'en combat naval on ne courait pas autant que dans une Capitale pour essayer de fuir la garde ! Aussi, Lyorn commençait à fatiguer sérieusement. Son souffle était coupé, ses jambes lourdes et il sentait que sa précision et sa forces dans ses coups s'amenuisaient dangereusement. Heureusement que son adversaire était en armure, ce qui le fatiguait tout aussi vite. Concentré à se débarrasser une bonne fois pour toute de son assaillant, il n'avait pas du tout remarqué la présence d'un autre ennemi qui s'avançait à pas de velours dans son dos, la lame au clair, prête à le pourfendre en traitre. Mais parfois, le destin - ou le hasard, appelez cela comme vous le voulez - fait bien les choses et un un homme assistant à toute la scène ne trouva rien de mieux à faire que de donner un petit coup de pouce aux soldats en jetant de sa fenêtre un caillou ridicule en direction de Lyorn, et cela au moment même où le deuxième adversaire s'apprêtait à porter son coup dans le dos. Le choc de la petite pierre eut pour effet de faire perdre l'équilibre au forban, sa tête renversée vers la gauche à cause de l'impact.

- Je l'ai eu ! Haha ! Je l'ai eu ! Hé, Glossinde ! Je l'ai eu !

- Viens donc m'aider à préparer le ragout au lieu de t'amuser !

Lyorn fit quelques pas de côté, sa main droit posée contre sa tempe. Cette intervention miraculeuse venue du ciel venait de lui éviter une mort certaine : l' épée du soldat avait fendu le vide au dernier moment.

Le pirate, qui avait effectué quelques pas de côté à cause de l'effet de surprise, se retrouva le dos contre une caisse en bois. Sa nouvelle position dans la ruelle le mettait dos tourné au mur, la fenêtre de l'intervenant face à lui et un adversaire de chaque côté. Il ne lui fallut pas longtemps pour constater qu'un invité armé et solidement protégé venait de faire son entrée. Alors qu'il le considérait du regard, quelque chose le frappa : son regard. Ce nouveau soldat semblait animé d'une réelle envie de le tuer comme en témoignaient ces flammes qui crépitaient dans le fond de ses yeux.

- Mais vous êtes tous des fanatiques dans cette ville ma parole !

Alors qu'il était concentré sur ce nouvel arrivé, le soldat blessé en profita pour s'élancer tant bien que mal, malgré sa jambe blessée, sur le Capitaine. C'était sans compter sur une deuxième intervention miséricordieuse de l'homme à la fenêtre qui, grandement satisfait de son premier tir, avait décidé de renouveler l'opération au lieu d'aider sa pauvre femme. Le projectile atteint cette fois l'assaillant qui, dans sa course, s'était placé dans la trajectoire du caillou. C'était là une trop belle opportunité de le mettre hors d'état de nuire pour Lyorn qui se jeta en avant et avec force contre lui, le projetant puissamment contre le mur. Il fut sans doute sonné par le choc car il ne se releva pas.
Mais son collègue ne resta pas plus longtemps à ne rien faire et se précipita sur lui, l'arme à la main. Sa lame, partant loin sur le côté, décrivit un large cercle avant de cingler violemment contre celle de Lyorn.

- Vous ne lâcherez donc jamais l'affaire à la fin ?!

Et un nouveau duel éclata. Le soldat, en plus de sa rage initiale, s'en voulait d'avoir manqué l'occasion tout à l'heure, et à présent, il était complètement aveuglé par sa colère. Ainsi, il ne s'arrêta pas à ce premier échange de coup et renchérit en frappant de plus belle. Le pirate tentait de parer un maximum de frappes mais la cadence était telle que, bien vite, il dût se résigner à les esquiver. Ses pas le menèrent vers les caisses en bois posées contre le mur. Tout en sautant pour éviter que la lame du soldat n'entaille une de ses jambes, il en profita pour atterrir sur l'une d'elle. Se trouvant dans une position plus en hauteur, il avait bien l'intention d'en tirer partie. Son adversaire n'avait d'autre choix que de le trancher au niveau des pieds, aussi, Lyorn bloqua l'épée sous sa botte juste avant que celle-ci ne lui taillade les membres inférieurs. Tirant de toutes ses forces pour récupérer son arme, le soldat chuta en arrière quand le pirate la libéra intentionnellement. Poursuivant l'action, il sauta de son perchoir, pointe de son sabre d'abordage en avant, et bondit sur le garçon de la garnison avec la ferme intention de le tenir sous son joug. Mais ce ne fut sans compter sur les réflexes de son adversaire, qui, à peine après avoir touché le sol, rejeta en arrière, de son pied, le hors-la-loi.

Le capitaine se retrouva une nouvelle fois projeté contre les caisses. Décidément, il devait y avoir un sens caché à cela...mais il n'était toujours pas temps à y réfléchir, le combat se poursuivait. Le soldat se releva et comme s'il était devenu un véritable berserker, se rua sur Lyorn. Ils croisèrent de nouveau le fer, chacun essayant de trouver la faille dans la défense de l'autre. Le sabre du pirate ricocha de nombreuses fois contre l'armure de métal tandis que la pointe de l'épée effilée du garde ne manquait pas d'égratigner sa peau. Il devait vite finir ce combat s'il ne voulait pas s'effondrer définitivement, il le savait.

Le dernier coup que porta le soldat fut tellement puissant que Lyorn en lâcha son sabre, qui, tournoyant dans les airs sous l'effet du choc, se planta dans une des caisses en bois - décidément -. Il était désarmé, à bout de souffle, balafré de partout, à la merci de son ennemi, qui affichait à présent un large sourire de satisfaction et de sadisme à la pensée de ce qu'il allait enfin pouvoir lui faire subir. Le forban était telle une souris face au chat, le gibier dans l'axe de tir du chasseur. Sa course et tous ses rêves d'aventures allèrent-ils vraiment s'arrêter là ?
Dans un rire machiavélique, le garde s'élança vers lui, pointe de l'épée en avant. Quel délice de pouvoir enfin sentir sa lame s'enfoncer dans son corps crasseux d' hors-la-loi !!!

Une douleur sans nom lui traversa le genou provoquant sa chute immédiate. Tombant au sol dans un fracas de métal, le soldat regarda incrédule ce qui l'avait stoppé net et il découvrit avec stupeur un carreau d'arbalète fiché dans sa jambe. Ses mains tremblantes, il ne put toucher l'objet de sa défaite. Il détourna lentement le regard de sa blessure et posa ses yeux remplis de haine et de dégoût sur celui qui l'avait mené à sa perte. Lyorn se dressait devant lui, son arbalète toujours attachée à sa ceinture, pointée vers lui. Il la laissa retomber et après avoir adressé un dernier regard à son adversaire, il se retourna, récupéra son sabre et reprit la fuite, non sans boiter à cause de toutes ses blessures. Ce soldat, bien qu'il avait juré de le torturer et de le tuer, s'était battu comme un diable et le combat qui les avait opposé avait été d'une rare intensité; il ne méritait pas de mourir.


Pell et Wugord s'étaient enfuis par les toits, mais ils se rendirent compte bien vite combien il était difficile de courir sur des poutres de bois inclinées. Leurs poursuivants s'en rendirent très vite compte eux aussi, surtout quand on était revêtu de la tête aux pieds par une armure. De ce fait, ils n'eurent pas trop de mal à les semer. Mais c'était sans compter ceux qui les suivaient depuis les rues. Au départ, ils n'étaient pas beaucoup, la plupart ayant chuté contre un jeune homme aux cheveux couleur de paille, mais plus le temps passait et plus leur nombre augmentait. C'est ainsi que, lorsque Pell perdit l'équilibre et tomba dans une ruelle, chacun prit son propre chemin. La chute fut assez douloureuse pour le bras droit du capitaine mais lorsqu'il vit la vague de métal fondre sur lui, la douleur passa au second plan et il détala comme un lapin.

Il courait depuis plusieurs minutes, essayant désespérément de leur fausser compagnie, quand, au coin d'une rue, il percuta quelqu'un. Il tomba lourdement sur son séant et alors qu'il se relevait en tirant son sabre d'abordage pour affronter le potentiel danger, il se rendit compte que la personne n'était autre que Lyorn.

- CAPITAINE !

- PELL !

- QU'EST-CE QUE VOUS FAITES ICI ?!

- J'ESSAYE DE PRENDRE LA FUITE PARDI ! ET TOI ?

- MOI AUSSI CAPITAINE ! Y A TOUTE UNE ARMEE A MES TROUSSES LA !

- PAREIL POUR MOI ! MAIS QU'ATTENDONS-NOUS POUR FILER ALORS ?!

- JE NE SAIS PAS CAPITAINE, NOUS ETIONS EN TRAIN DE FAIRE ETAT DE LA SITUATION !

- BIEN, ALORS ALLONS-Y MOUSSAILLON, NE TRAINONS PAS DANS LE COIN !

- BIEN CAPITAINE, JE VOUS SUIS !

- ALLONS-Y ! ET ARRETONS DE CRIER AINSI, DEJA QUE JE N'AI PLUS DE SOUFFLE, ALORS AUTANT DE DIRE QUE BIENTÔT JE N'AURAIS PLUS DE VOIX !

- CA ME VA CAPITAINE !

- ILS SONT LAAAAAAAAAAAA !!!!

- FAUT VRAIMENT FILER CAPITAINE !!!!

- ALLONS-Y !!!!

Les deux pirates reprirent leur course folle dans les innombrables rues des bas-quartiers de la Capitale, laissant pour le moment Voodoo aux mains de la Garde et Wugord...tiens, qu'en est-il de Wugord en fait ?
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MessagePosté le: Lun 22 Aoû - 11:36 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Un bon pirate est un pirate mort... Répondre en citant

Du haut de sa fenêtre, l’homme voyait tout. Il y avait un garde qui poursuivait un homme, et cet homme… son visage lui disait quelque chose. Il se trouva que par chance, l’homme était un collectionneur assez atypique qui se plaisait à dérober dans la rue les faciès des criminels affichés… C’est ainsi qu’il reconnu Lyorn qui, si sa mémoire était bonne, était accusé d’être un voleur de jupon ! … du moins, si sa mémoire était bonne… Quoi qu’il en était, il était sûr qu’il était un des hommes actuellement recherchés et son cœur s’emplit d’un espoir : peut être pourrait il être utile cette fois, s’accordant les grâces du Divin. Il fallait pour cela se hâter : du haut de sa fenêtre, il voyait déjà des badauds s’approcher et regarder le spectacle du bout de la rue et, à n’en point douter, il devait se trouver parmi eux engeance ayant la même idée que lui. Ravi de sa découverte et ravivé par l’espoir, le vieil homme regarda le garde commencer à fatiguer l’homme, mais point assez. La justice ne triomphait pas toujours : l’homme ouvrit sa fenêtre et se saisit des petits cailloux qui étaient sur le rebord, prêt à aider la pauvre et si utile créature. Son jet fut simple, rapide, et discret et atteignit directement sa cible : le pirate fut touché ! Bien sûr, son coup n’était point fort mais c’était là son but et, si fier de lui, il s’exprima en ces termes auprès de sa bienaimée :

- Je l'ai eu ! Haha ! Je l'ai eu ! Hé, Glossinde ! Je l'ai eu !
-Viens donc m'aider à préparer le ragout au lieu de t'amuser !

Elle n’avait surement pas compris l’important de la situation, songea t il. Après fixer quelques temps ses rondeurs, sa peau fatiguée et colorée par le soleil, l’homme se retourna vers la fenêtre, grattant sa barbe grise.



Il allait le tuer… oui le tuer, l’écarteler, le massacrer, l’éviscérer, l’assassiner, l’occire, le démolir, annihiler sa présence afin que plus personne ne le garde en mémoire ! Oui, le garde était si proche, si proche d’enfin pouvoir le tuer !!!!

- Mais vous êtes tous des fanatiques dans cette ville ma parole !

Fanatique… c’était le bon mot. Celui-ci réveilla les souvenirs du temple chez le militaire quand, encore jeune, il était venu déposer une pomme en offrande au Très Saint. Un prêtre l’avait vu –et n’était ce vraiment qu’un prêtre- et l’avait félicité que, dès son plus jeune âge, il fut aussi respectueux. Il avait alors fait des offrandes chaque année… et cette année, ce serait la tête de ces pirates ! Oh oui, il les voyait déjà tacher de leur sang l’autel sur lequel il placerait l’infime partie de leur corps. Leurs yeux exorbités rappelleraient l’horreur que subit celui qui ne respecte pas la loi, car la loi découlait de la Loi ! Les prêtres seraient heureux et, par pure sympathie, peut être que les corps de ces immondices pourraient être laissés aux cochons qui se réjouiraient d’un tel festin. Aucun destin ne leur siérait mieux que celui-ci : bouffé par des porcs tels ceux qu’ils avaient été au cours de leur misérable et pathétique vie de déchets !
Le soldat était tout de même fort mécontent : le pirate, cette pourriture vivante, ce futur cadavre, cet amas de chair sans âme, cette créature débile, ce monstre humain, ce… cet idiot qui se trouvait à la fenêtre et venait, pour la deuxième fois, de lancer un caillou qui, pour la deuxième fois, venait de mettre en péril leur mission ! Le soldat leva la tête vers la fenêtre et hurla à son attention qu’il allait le faire mettre au fer ! Bien sûr, cet honnête homme voulait les aider et il en était conscient, mais il fallait pour lui de s’assurer qu’aucune autre de ses interventions viendrait à le déranger ! Il eut à peine le temps de voir le vieil homme refermer sa fenêtre vivement qu’il entendit un bruit sourd : son camarade venait d’être mis à bas par le pirate ! En songeant à quel point ils étaient tous, sauf lui bien évidemment, des incapables, le soldat furieux se jeta littéralement sur le pirate. Il lui en fallait bien peu : sa large arme dérivait au fil de sa colère harmonieuse, décrivant ses émotions et sa volonté unique : voir les trippes du pirate sortir de son ventre pour pouvoir faire se repaitre les bas quartiers de ses boyaux !



La dispute avait été cinglante ! Quelle difficulté avait été la sienne à faire comprendre à sa dame qu’il était temps pour lui de partir, quitte à prétendre une envie de voir des catins. Bien sûr, elle l’avait mal pris et au fond de lui, l’homme pouvait comprendre… mais pour une fois qu’il n’allait point réellement repaitre sa faim de chair, il se devait de rester discret. Le soldat était inquiétant : sa mission pouvait être mise à bas et son espoir mourir. Pourtant, il ne pouvait pas aider l’homme : approcher dans la ruelle était synonyme d’une mise à mort au vu du combat qui avait lieu… de plus, passer les désœuvrés qui se délectaient du spectacle n’était point aisé et encore moins discrets. Déjà, il pouvait discerner de ceux qui se pourléchaient les babines la même envie que la sienne… La justice était une belle chose mais parfois, elle nécessitait de l’aide quitte à ce que ses acteurs ne s’en rendent pas compte eux-mêmes.

Il voulu donc profiter de l’attention prise pour trouver un autre chemin : l’homme résistait tant que mal aux assauts de son ennemis, et il fallait avouer que ses propres assauts étaient forts encourageants. La perfection de ce combat échauffait son cœur ravi d’imaginer un tel homme à leurs cotés : parfois, il en fallait peu pour se rassurer. Mais le combat n’était point terminé et il pouvait toujours planché en la balance de l’autre homme, cet homme qui ne comprenait pas le sens du mot justice, qui se moquait de la loi… Il était une chance qu’il connaissait toutes les rues des bas quartiers : il savait éviter le repaire de brigands, les catins désœuvrées qui hurleraient pour l’attirer en leur fils si soyeux, les escaliers austères, les impasses. Oui, l’homme connaissait parfaitement la ville et c’était bien normal pour lui ! Et cela lui permit de faire un détour afin d’éviter les gens qui furent au courant de l’affrontement, sans pour autant s’éloigner : il ne faisait que contourner l’obstacle pour prendre sa proie par derrière, capuchon jeté sur son visage pour éviter la haine des inconnus.

Au détour d’un dédale, il remarqua cependant un homme qu’il n’avait pas prévu. Un homme ventripotent qui avait un air fort connu… un air qui lui évoquait une affichette au détour d’une ruelle qui le prétendait comme l’autre homme… un pirate… un vrai. L’homme le regarda avec méfiance courir, et déjà il entendait le bruit des armures : des gardes le suivaient et le pirate semblait bien fatigué de courir, lui qui avait du aller sur les toits puis en descendre lorsqu’une tuile avait, bien malgré lui, refusé de le soutenir et s’était laissée choir, l’emportant dans sa chute, sur le sol boueux. Des traces demeuraient sur lui mais de celles-ci, l’homme en face du pirate ne pouvait deviner la provenance et, pour dire la vérité, n’essaya pas même de la chercher. L’homme semblait exténuer lorsqu’il croisa son pirate de chef qui avait réussi à fausser compagnie au militaire !

Sans plus attendre, l’homme se cacha loin de la garde qui les suivit et, prenant toute l’énergie qu’il avait conservée au cours de ces années, il se mit à courir. Non pas pour sa vie mais pour cet espoir, pour avoir la chance de les voir réussir bien que pourtant, ô combien cela semblait mal partie ! Les ennemis semblaient ne point réussir à venir à bout les uns des autres. Mais il entendit une partie de la garde qui stoppa net, manquant de les croiser mais s’arrêtant de justesse : les armures étaient utiles à qui avaient bonne ouïe. Et chance était qu’il avait bien plus qu’une bonne ouïe : celle-ci était si exceptionnelle qu’on l’avait à un moment sacré d’un étrange surnom. Il arriva à repérer les pirates qui semblaient s’être cachés et, alors que l’homme approcha, il trouva qu’ils avaient été forts bons… mais point assez pour échapper à ses sens à lui. Découvrant son visage, sortant une dague au cas où, l’homme s’approcha suffisamment pour qu’ils puissent entrapercevoir son ombre et, c’est avec une voix grave, mais forte encourageante, que le vieil homme leur demanda :

Aimez-vous le ragout messieurs ? Car ma Glossinde adorée en a fait en trop pour nous deux, et il est fort bon vous savez !

Il jeta un coup d’œil en arrière : la garde ne semblait s’approcher du bon point… il y avait encore une maigre chance, maigre mais si élevée à la fois, de leur échapper. Après tout, aucun de ces gentilshommes n’avait été l’architecte de ces rues… hors lui : c’était le cas.




Le chef de la garde tendit la main vers son camarade blessé. Celui-ci écumait de rage alors qu’il beuglait qu’il tuerait cet avorton et n’aurait de repos que lorsque sa tête reposerait sur l’autel de sa vengeance. L’homme baissa la tête, confiant, persuadé que celui-ci disait vrai. Il repartit de la pièce où l’homme se faisait soigner et entra dans une autre pièce. Il s’y trouvait un homme bedonnant attaché de façon à ce que le sang ne circule que de moins en moins bien entre ses membres… la douleur naitrait mais elle était moins grande que celle qu’infligeaient les bourreaux lorsqu’ils ne faisaient que débuter les supplices.

Alors Monsieur Whugort, c’est cela ? J’ai un soldat fort accidenté et je crains qu’un seul remède puisse lui panser ses blessures… et que vous ne l’aimiez pas, ce remède.

Il lui montra les portraits de mise à prix de ses trois camarades. Lui faisait une croix avec un couteau sur celui du chanteur, il déclara :

Grâce à la pouilleuse, nous avons réussi à obtenir votre ami, Voodau. Rien ne vaut un chien pour retrouver la vermine : préférez-vous votre capitaine à votre santé ? Où iriez-vous vous cacher à leur place ?

Le hasard faisait bien les choses : il avait attrapé deux pirates sur quatre et l se gageait d’obtenir les deux autres. La manière dont ils avaient attrapés Wugord était fort étrange, il fallait bien l’avouer… C’était plus par chance que par réussite : l’homme était tombé, lui également… mais étant plus bedonnant que son comparse, ce n’était point en une ruelle… Non il avait traversé un toit et était tombé, tête la première, sur des militaires dans une chambre où ils s’amusaient avec des femmes de joies… ceux-ci ayant des jeux assez peu recommandables et qui ne seraient cités ici pour l’esprit des plus jeunes et des plus puritains, il se trouva qu’ils avaient de quoi menacer et attacher le cuisinier… Ils avaient été remerciés bien évidemment… Au final, les femmes avaient bien aidé les gardes que ce fut pour attraper Voodoo ou pour attraper Wugord…

Votre ami, Voodau, a déjà chanté sa chanson… nous attendons la votre.
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Lyorn Aerich
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MessagePosté le: Jeu 15 Sep - 14:55 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Un bon pirate est un pirate mort... Répondre en citant

Lyorn et Pell étaient à bout de souffle. Quand ils avaient remarqué cette ruelle discrète, ils n'avaient pas hésité une seule seconde pour s'y engouffrer et cela, sans s'être concertés avant. La course-poursuite avait été plus qu'haletante et ils n'étaient vraiment pas habitués à courir ainsi. Sur un pont d'un navire il n'y a pas lieu de s'exciter comme ça, pas autant du moins. Le capitaine pirate se laissa tomber au sol, la bouche béante afin d'avaler plus d'air. Mais bien qu'il était épuisé, il réfléchissait sur la situation qui s'annonçait bien sombre pour eux.

- Pell mon ami, on ne peut pas continuer à courir comme ça en espérant simplement semer la Garde...nous ne savons pas où se trouve Wugord et je mettrais ma main à couper que Voodoo se soit fait capturer...sans parler qu'à l'heure qu'il est, toutes les issues de la Capitale doivent être fermées et surveillées.

- Je suis bien d'accord avec toi Capitaine.

- Il est certain que nous n'arriverons pas à sortir de cette ville par les portes principales, quant à le faire clandestinement, cela me parait bien difficile aussi. Tous les bas-quartiers doivent être au courant à présent qu'un capitaine pirate et ses acolytes sont en ville, ils n'hésiteront pas à nous capturer pour en tirer une jolie récompense.

- Pour sûr Capitaine.

- Sans parler du fait qu'on ne peut pas abandonner Voodoo et Wugord...

Pell regarda Lyorn le regard suspicieux.

- T'as un plan Capitaine ?

Le pirate se contenta de sourire.



Il fallait avouer que ce n'était vraiment pas de chance...tomber comme ça d'un toit...enfin plutôt passer à travers un toit parce que la charpente était de piètre qualité...il s'était juré il y a quelques mois de ça d'arrêter de goûter ses sauces à chaque plat qu'il concoctait mais elles sentaient si bon qu'il cédait toujours. Aujourd'hui il venait d'en payer le prix. Au moins il aura eu le plaisir de se régaler les yeux une dernière fois avant de se faire prendre !
Les liens serrés autour de ses membres empêchait son sang de circuler librement et bien que la douleur ne venait pas encore, cette sensation de fourmillement était fort incommodante. Plus le temps passait et moins il sentait ses doigts et ses pieds. C'était un procédé ingénieux. Ainsi, il était difficile pour lui de se défaire de ses liens et donc de s'enfuir.
Mais quelque chose le dérangeait plus encore que son sang bloqué. C'était cette mauvaise manie qu'avait pris le chef de la garde à déformer leur nom. Le faisait-il exprès ? En tout cas, il ne perdit pas une occasion de le souligner.

- Par le corps décapité de ce bon vieux Wench ! Je ne savais pas que ma tête était mise à prix ! -il éclata de rire- Ca alors ! Je pensais qu'il n'y avait que celle de notre bon Capitaine ! Quelle surprise ! Ahah ! Y a même ce bon vieux Voodoo !  

Il rit quelques instants face à l'ironie de la vie puis reprit quelque peu son sérieux. Ainsi Voodoo s'était fait capturer lui aussi. Ce n'était pas si surprenant, il avait le rôle le plus risqué dans le plan établi mais c'était la meilleure option pour assurer un retrait stratégique. Si seulement il avait été plus attentif !

- Mon nom c'est Wugord, pas Whugort. Et mon ami ne s'appelle pas Voodau mais Voodoo ! Ce n'est pourtant pas compliqué à comprendre...et pour vous répondre, je ne sais pas où se trouve le capitaine, il n'était pas prévu que nous nous fassions attraper par vous et vos hommes. N'attendez rien de moi parce que je ne vous dirais rien ! Et je doute que Voodoo ai pu vous faire des confidences. De toute façon il est inutile de vous lancer à la recherche du capitaine, ahahah, il viendra à vous directement, croyez-moi !



Pell se gratta la tête. Visiblement le plan de son supérieur le laissait quelque peu perplexe.

- C'est toi le spécialiste Capitaine, je te suis.

Lyorn se redressa avec peine, s'appuyant sur ses genoux avec le peu de force qui lui restait.

- Nous n'avons pas d'autre choix si nous voulons partir d'ici tous les quatre. C'est plus que risqué mais c'est parfois en allant tout droit vers le danger qu'on évite la catastrophe. De toute façon, dans mon état, je ne peux plus faire grand chose. Ces soldats sont vraiment des plaies !

A peine s'étaient-ils donc remis de leur émotion qu'un individu fit son apparition. Surpris de cette intervention inattendue, les deux pirates dégainèrent leur sabre dans un même son de ferraille cinglée.

- Aimez-vous le ragout messieurs ? Car ma Glossinde adorée en a fait en trop pour nous deux, et il est fort bon vous savez !

Quelle situation pour le moins absurde ! Alors qu'ils se trouvaient tous les deux dans une ruelle des bas quartiers, recherchés et poursuivis par toute la Garde, venant d'échapper à la mort à plusieurs reprises, voilà qu'un homme d'un certain âge apparaissait devant eux avec pour seule requête : venir manger un ragout préparé par sa femme. Lyorn et Pell restèrent interdits un moment, la bouche grande ouverte et les yeux bien ronds. Ils tournèrent lentement la tête l'un vers l'autre, tous deux plongés dans la même perplexité, puis, ils ramenèrent leur regard vers le vendeur de ragout.
Pour Lyorn, l'approche de cet homme était tellement surréaliste qu'il était persuadé qu'un piège se dissimulait derrière tout ceci. De toute façon, il n'avait jamais fait confiance à la population locale, certain que parmi ces pauvres âmes nombre d'entre elles chercheraient à tirer profit de la situation. Avec tout la grabuge que leur course-poursuite avait créé dans les rues, il était insensé que quelqu'un vienne ainsi leur proposer à manger, eux, de parfaits inconnus à l'allure plus que suspecte et dont un était blessé. Soit cet homme était fou soit il préparait un quelconque dessein machiavélique.

- Cet homme ne me plait pas Capitaine. Je m'en occupe ?

Alors que Pell allait s'avancer pour se débarrasser de l'individu, Lyorn lui attrapa le bras et le ramena derrière lui. Il afficha un grand sourire et s'adressa à l'inconnu.

- Je suis désolé, mon ami et moi n'avons pas très faim. Par contre, ça te dirait de gagner de l'or ?

Pell jeta un vif regard plein d'incompréhension vers son supérieur.

- Capitaine ?

- C'est peut être notre chance, Pell, répondit-il sans quitter l'homme des yeux et sans perdre son assurance. Conduis-nous à la garde, nous voudrions nous entretenir avec Kilstan Oss...

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MessagePosté le: Ven 14 Oct - 14:55 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Un bon pirate est un pirate mort... Répondre en citant

Il le savait, depuis le début, il le savait. Aucun des deux hommes ne pouvait savoir où se trouvait les deux derniers et la torture n’y changerait rien. Il fallait ruser pour obtenir l’autre paire, la plus chère. Il se moquait des prénoms des pirates et ainsi, se moquait d’écorcher leurs noms de par son accent du sud d’Astès. Le responsable de la garde observa l’homme en face de lui. Après un leger regard dédaigneux, il se leva :

Vous au moins, vous ne nous avez pas chanté vos inepsies…

Il sortit alors et son second arriva auprès de lui, inquiet.

Amenez-le aux cuisines : qu’il nourrisse ses compagnons….
-Mais… Capitaine… ne devrions nous pas l’envoyer aux bourreaux ?
-Au contraire : tant que leur tête reste sur leurs épaules, les autres pourront jouer les sauveurs….

Deux gardes, qui avaient sans doute un intellect aussi peu développé que leurs muscles étaient saillants, empreignèrent le cuisinier. Derrière eux, un bourreau grogna alors en s’en allant, furieux : son travail était une passion et voila qu’on rejetait ses services. Il n’était point à se douter qu’il ferait en sorte d’obtenir les corps qu’on lui avait refusé. Les gardes ne firent pas attention à l’homme au visage caché : ils suivaient les ordres et tiraient le gros pirate jusqu’aux cuisines des prisons.
La seule difference qu’il y avait entre ce lieu et la prison ordinaire est qu’en plus, il y avait de l’eau. Ils pouvaient boire à leur soif bien que, bien souvent, le tonnelet eut servit à accomplir noyade d’un compagnon non désiré. Ils seraient désormais quatre en la cellule des cuisiniers : trois hommes –dont Wugord- et ce qui avait du être une femme et faisait de cette cellule la seule mixte officielle de la prison. Celle-ci jeta un regard noir au pirate quand il arriva : elle ne serait pas la plus douce du groupe et il valait mieux éviter de l’approcher. Les deux autres se contentèrent de le regarder avant de se rendormir. Il était évident que les deux gardes, qui avaient plus ou moins jeté Wugord dans sa cellule, avait ainsi éveillé –et ceci avec la mauvaise humeur naturelle du reveil- les trois compagnons du pirate qui étaient aussi interessés par son arrivée que par le moustique qui alla directement se poser sur sa joue et lui dérober du sang.



Le vieil homme était étonné de ces individus et se mit à rire… Ainsi, c’était eux ce qu’on recherchait avec tant d’entrain ? Ces gens qu’on disait être capable d’emporter le plus grand navire pour conquérir ce qu’on recherchait ? Et ils voulaient voir Kilstan Oss… Vraiment, il les trouva fort amusants et fort agréables à entendre, voila bien longtemps qu’en ces ruelles on n’avait pas vu plus stupide réaction que cela ! Aller voir l’ours, aller voir l’ennemi… et pas n’importe lequel : l’Ours !!! Au vu du regard qu’ils lui lancèrent -et qu’il n’arrivait point à reprendre son souffle tant son rire gras et si réel sortait de ses lèvres- il était alors évident pour le vieil architecte qu’ils le prenaient alors pour un fou. Il s’abaissa et se mit à tousser : il avait trop forcé son pauvre cœur et terrorisé ses pauvres poumons pour la soirée.

Ah, vous les jeunes… aller voir l’Ours est courrir un bien grave danger : plonger en la fosse commune tête la première ne sauvera point vos compagnons pour autant !

Il soupira alors, et laissant échapper un dernier rire, se mit à parler à lui-même comme les vieilles personnes savaient si bien le faire.

Moi qui ais pris la peine de lui jeter un caillou pour le faire échapper à ces stupides gardes, risquant ainsi de me faire mettre en prison… Enfin… Avais-je le choix ? Je ne pouvais pas les laisser tomber, les pauvres… Et puis Sa Grâce avait dit avoir une proposition à leur faire… Enfin… D’un coté n’ont-ils point raison car je les aurai sans aucune équivoque menée jusqu’à gardien de sa Grâce qui aurait pu les garder…

Il se tourna enfin vers eux et les regarda fixement. Longuement. Ses pensées, ses buts, ses recherches s’entrelaçaient et plus il les regardait, plus il voyait à quel point ces gens ne connaissaient point la cité. Ils savaient peut être naviguer, mais aucun n’avait appris la saveur d’une valse… et ils ne l’apprendraient jamais, ils finiraient en prison. Et le vieil architecte trouvait cela triste car il songeait que peut être ces hommes auraient put être trouvés avant, être sauvés du grognement prochain de l’oss qu’il entendait déjà d’ici.

Passez votre chemin sans sureté, noble pirates, car sa Grâce à besoin de vous. Mais je suis un homme vieux et fatigué… Ainsi, je me dois de me reposer. Parlons vite et parlons bien : vos compagnons sont en prison et je viens avec l’opportunité de les faire en sortir et de vous permettre de vous enfuir de la cité… en échange d’un minuscule petit service… dirons nous…

Il fit alors une courbette, et se désigna auprès d’eux. De part sa langueur, il manquait de grâce et cela lui donnait un air ridicule qu’il aurait pu faire disparaître en de beaux vêtements. Le problème venait de l’ancienneté de ses manières : l’homme avait du connaître les beaux mondes d’avant l’avènement de l’empereur, car voila bien longtemps qu’on ne saluait plus ainsi que pour se moquer de l’age de celui qui a réussit à survivre.

Je me présente à vous : ceux qui risquent la corde me nomment Nemrod. Je suis un envoyé de sa Grâce et je crois que vous pourriez être intéressé par son marché. Désignant les pirates puis lui-même, il déclara : Parlons vites mais parlons bien, vos compagnons contre le notre : ramenez le nous et nous délivreront les votre. Deux vies contre une seule, ceci est notre proposition.

Il posa alors sa main jusqu’à ses lèvres, intimmant au silence. Le bruit d’armure s’échappa d’une ruelle plus loin : les gardes continuaient de tourner en les environs et leur rythme semblait rapide. Le vieil homme réagusta sa cape rapidement.

La nuit porte conseil, mes braves aventuriers, et je vous propose de nous retrouver demain au marché : si vous choisissez le cachot, je vous menerai à la caserne. Si vous choisissez notre Grâce, je vous mennerai aux portes de la ville….

Dans un dernier sourire, il déclara alors :

-Ne vous inquietez pas : quel que soit votre choix, j’offrirai pour le salut de vos ames du ragout à Sa Grâce et je fondrai l’or que vous venez de me promettre pour faire une plaque d’un vaisseau en votre mémoire.

Il haussa des épaules en disant qu’il ne comprenait pas l’esprit des jeunes : comment ces jeunes gens aux yeux si naifs pouvaient être ceux dont les récits de sa Grâce avait ponctué une journée ? Avaient ils vraiment navigué sur des bateaux symbolisant la mort, volant et violant à tout va ? Il avança avec lenteur : il s’était déjà pressé avant : son corps était fatigué et la crainte désormais le guidait à nouveau chez lui. Et il n’avait à s’inquiéter d’être vu : il n’était pas recherché, lui…



La prison était aussi sale que les sous pieds d’un navire qui n’aurait point été lavé depuis trois ans, et les autres prisonniers sentaient bon comme un équipage déjà en mer depuis six mois. Leur moyen de se laver était simple : on leur jetait des sceaux d’eau dessus, imbibant leurs vêtements de l’odeur de leur peau. Au milieu de quelques badaux se trouvait Voodoo. Oh, il n’était point en si mauvais état qu’on aurait pu le croire : il avait réellement chanté lors de son entrevue avec le chef de la garde. Cela l’avait fort énervé et il avait fait enfermer le pirate avec les chiens pendant une heure : quelques morsures et laides plaies, mais il était une chance que la chanson ait sans doute plu –bien qu’il ne l’ait avoué- au chef : les bourreaux se désolaient de n’avoir pu l’avoir entre leurs grasses mains.

La garde qui l’avait suivi tout du long de son arrestation –du moins dès qu’il fut amené en caserne jusqu’à ce qu’on le jette en prison- le regarda au travers des barreaux. Son regard semblait à la fois perçant et songeur, comme si les idées qui séjournaient derrière ses prunelles n’arrivaient à se fixer en son esprit. C’était elle qui avait attendu devant la porte de la cage des chiens, surveillant qu’on ne tue point le pirate : sans doute le chef de la garde savait que c’était là un homme qui pouvait être utile, avait elle alors pensé. C’était là un homme dont on parlait : un pirate qui avait sans doute vécu assez d’aventure et rencontré assez de gens lors de ses pillades pour être avoir été, d’une certaine manière, béni.

Elle lui jeta alors une pomme rouge dessus, et devant le regard étonné qu’il lui lança en réponse, la garde lui déclara :

Cette pomme est empoisonnée pirate : croque là et tu devras me chanter une chanson. Raconte moi tes méfaits lorsque tu étais sur ton navire, voiles hautes, drapeau noir, et que tu allais dérober aux autres ce qui n’était à toi.
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MessagePosté le: Mer 2 Nov - 19:39 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Un bon pirate est un pirate mort... Répondre en citant

Bien que les railleries du vieil homme auraient pu piquer Lyorn à vif , celui-ci ne s'en offusqua pas. Après tout, il n'y avait que les idiots qui riaient face à l'ignorance. Son plan qui consistait à se présenter devant Kilstan Oss était mûrement réfléchi bien qu'il avait été élaboré dans une situation de grande tension. Le forban était habitué à établir des stratégies en peu de temps quand l'enfer se déchaine autour de lui sur un pont tanguant. Sur les océans, il fallait savoir agir vite avant d'effectuer toute manoeuvre : on ne change pas de cap comme on pourrait le faire avec un cheval. Il avait acquis une grande discipline grâce à ses nombreuses expériences sur les mers déchainées et c'était à cela qu'il devait ses facultés d'adaptation. Aussi, c'est bien parce que l'homme au ragoût ignorait tout de son plan qu'il se permettait de gosser ainsi et cela amusa plutôt le pirate qui le laissa se fendre la poire autant qu'il le voulut. Il le laissa aussi déblatérer tous ses beaux sermons  et se parler ensuite à lui-même. Décidément, quel homme étrange...

Mais Lyorn ne fut pas au bout de ses surprises car le plus mystérieux restait à venir. Les révélations de ce Nemrod avaient le mérite de capter un minimum son attention pour qu'il reconsidère sa tactique. Malheureusement, il ne compris qu'un mot sur deux à toute cette belle tirade. Beaucoup d'éléments échappaient à sa compréhension, aussi, alors que le vieil homme se retournait pour s'en aller, il lui attrapa le bras afin de lui poser quelques questions. Avant cela, il commanda Pell afin que ce dernier surveille les environs : au bruit des armures cliquetantes, les soldats se faisaient de plus en plus nombreux dans le secteur. Après que son membre d'équipage se soit assuré que personne ne trainait dans le coin, Lyorn décida de lever quelques mystères qui avaient retenu son attention.

- N'allez pas croire que vous pouvez déblatérer toutes ces belles paroles et partir ainsi tranquillement. J'ai pas mal de questions à vous poser et vous allez y répondre maintenant et tout de suite.

Il n'avait pas élevé la voix, d'une part pour ne pas attirer les curieux, mais le ton était sec et chaque mot, appuyé. Le vieil homme ne pouvait ne pas comprendre que le pirate prenait toute cette histoire très au sérieux.

- Premièrement, comment savez-vous que mes hommes sont retenus prisonniers ? Cela fait à peine une heure que la Garde a débarqué dans l'auberge où nous nous trouvions. Votre réseau d'information est soit, extrêmement bien renseigné, soit il serait temps de le revoir sérieusement. Ce qui m'amène directement à mes autres questions : en partant de l'hypothèse que vous ayez raison, vous devez surement faire parti d'un de ces mouvements clandestins qui s'installent dans les quartiers défavorisés des grandes villes pour y exercer des commerces plus que douteux et, de ce fait, j'en conclus que cette" Grâce" dont vous parlez et que vous représentez en est le chef suprême. Aussi, je veux en savoir plus à son sujet. Qui est-elle ? Pourquoi s'intéresse-t-elle à moi ? Pourquoi avoir besoin de mon aide pour libérer un de vos compagnons alors que vous êtes capables de faire sortir de prison mes deux hommes d'équipage ? Comment compte-t-elle s'y prendre ?

Le regard de Lyorn était mêlé de frayeur et de résolution. Jamais il n'abandonnerait ses camarades qui l'avaient suivi jusqu'ici dans l'espoir de voguer à nouveau sur les mers infinies. Pas avant d'avoir essayé toutes les opportunités. Mais pour cela, il lui fallait faire attention aux nombreux pièges qui se dressaient devant lui. Si aider cette personne si haut placée ou du moins si importante pouvait libérer les siens, il n'hésiterait pas une seule seconde, mais il devait s'assurer que l'enjeu était à sa portée. Il ne prendrait pas le risque de se faire enfermer, lui ou bien Pell, même s'il avait déjà un plan si ce cas de figure se présentait.

- De plus, il est inutile de vous dire que la Garde toute entière des bas-quartiers est à notre recherche, et que si cela continue, l'Ours se lancera sûrement à son tour à notre poursuite. Aussi, nous ne pouvons nous permettre le luxe de reporter notre prochain rendez-vous à demain. Si j'accepte votre offre et que je vous propose mes services en retour, c'est maintenant ou jamais. Présentez-moi à votre Grâce aujourd'hui. Je ne vous serai pas d'une grande aide si je me fais attraper durant la nuit faute d'avoir pu trouver un abri sûr...c'est à prendre ou à laisser, foi du Capitaine Lyorn Aerich.



------

Voodoo regarda la garde quelques instants puis posa ses yeux sur la pomme. Il sourit et l'enfonça dans sa poche. Il aura bien assez faim dans les prochains jours pour gâcher le fruit maintenant. Il s'assit et s'adossa contre le mur glacial de sa cellule près des barreaux. Son violon lui manquait. On lui avait confisqué avant de l'enfermer et à présent il craignait pour le sort qu'on lui réservait. Un si bel instrument qui l'avait accompagné durant tant d'épreuves...un fidèle ami pourrait-on dire. La demande de la jeune femme en armure l'amusa.

- Pourquoi veux-tu savoir cela, jeune fille ? Tiens-tu tant que ça à te conforter dans tes choix ou bien ton coeur balance-t-il entre une vie de discipline aveugle et une vie de liberté et de rêves ?

Il leva son regard sur elle, un petit sourire au coin des lèvres.

- Si tu veux que je te narre mes aventures sur les mers déchainées, il faudra pour cela que tu me donnes mon violon. Et là, je te ferai vivre mes plus grands méfaits sur les océans, comme si tu y étais !



------

Wugord était resté silencieux un bon moment. Toute cette histoire le laissait songeur. Qu'allait faire son capitaine ? Allait-il le laisser, lui et Voodoo, pourrir dans cette prison de la capitale ou tenterait-il de les sauver malgré la tâche qui s'annonçait impossible ? Au fond de lui, le cuisinier savait. Il savait que le capitaine ne les abandonnerait jamais. C'était un homme qui ne faisait pas beaucoup confiance mais qui savait l'accorder à très peu de personnes. Et ils avaient tous les quatre vécu tant de dangers et d'embûches pour que leur supérieur fasse tout son possible pour les tirer de là. Cette pensée le réconforta un peu et le fit sourire dans la pénombre. Il jeta un coup d'oeil autour de lui.  Ses voisins de cellule semblaient dormir ou du moins, ils ne s'intéressèrent pas à lui. Il garda donc le silence et attendit que quelque chose rompt l'immobilisation qui régnait dans ces lieux.
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MessagePosté le: Sam 12 Nov - 16:59 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Un bon pirate est un pirate mort... Répondre en citant

Le vieil homme n’était point sot, mais au moment où il partait, il pensait être désormais tranquille. Ainsi, il ne s’était pas pressé : il était persuadé que le ragout de sa bienaimée serait encore bon à son arrivée et que donc, il n’y avait aucune inquiétude à se faire. Les pirates allaient, selon lui, bien vite s’enfuir boire dans une taverne, la dévalisant en partant tels des bandits de grands chemins, n’était pas ce que les pirates étaient ? Sauf que leurs chemins n’étaient tracés que dans les esprits des plus vifs navigateurs ! Oh leur mémoire devait être aussi bonne que la sienne : au fond il était tout comme eux mais la terre était son domaine, la capitale entière sa carte, les ruelles son labyrinthe et les croisements ses loisirs. Un instant, le vieil architecte se demanda s’il aurait pu être un bon pirate, mais il n’eut trop le temps d’y penser car l’autre venait de l’appeler. Pourquoi ne l’avait on pas laissé avancer plus d’une rue ? Il dut encore se retourner et sentit l’un de ses os craquer : le jeune l’eut il entendu ? Et voila que l’autre le menaçait ? Le vieil architecte décida à ce moment là qu’il n’aurait point aimé être pirate : trop de problèmes, trop de violence, il était plus simple de faire bâtir une muraille que de la prendre d’assaut !

Il s’arrêta et visualisa mieux la scène : voila que l’un des deux pirates surveillait les environs pendant que le second s’approchait, la tête haute. Voulait-il être impérieux ? Pourtant seulement la voix de sa Grâce, entonnée dans le plus intime des murmures, pouvait faire naitre la crainte en son âme. Un pirate, aussi fort et grand soit il –et celui là avait une carrure normale- ne pouvait qu’attiser la peur de la mort. Mais on ne pouvait non plus la craindre lorsqu’on savait que la faucheuse aurait salué celui qui aurait donné sa vie pour son dieu, sa Grâce dont le désir se liait à ces hommes. Il lui fallait donc faire preuve de patience, lui qui avait dépensé tant de son temps, pour écouter avec stupeur, les paroles du jeune pirate.

Je m’étonne de vos paroles ! Comment ne pouvez-vous donc point reconnaître sa présence ? Notre Grâce est notre Prophète, notre Messie et notre Dieu !

Il le regarda, attendant une expression de sa part signalant qu’il reconnaissait son erreur, attendant de voir le pirate montrer un signe qu’il trouvait lui-même ses questions étranges ! D’un claquement de langue, il continua, plus bougonnant :

Comment le sais-je ?! Mais quelle question !?! C’est Sa Grâce elle-même qui avait prédit le rapt de vos compagnons jeune homme ! Car au cœur des océans naviguent nombres pirates, voguant voile noire au vent, pillant et violant les honnêtes gens rencontrés ! Les eaux rejettent les plus abjects et lorsque la garde viendra les chercher, elle emportera les plus faibles de l’équipage… Alors, ce sera à nous de les aider car dans le cœur des plus vils, parfois demeure une lumière étincelante…

Le vieil homme avait longuement songé aux paroles de Sa Grâce dès qu’il les eut prononcées, car chacun de ses mots était lourd de sens chaque phrase faisait office de précepte. Il n’avait alors compris sa volonté, comment des pirates comme celui-ci le pourraient également ? Pourtant, il lui était apparu qu’ils avaient un instant fait parti des songes de Sa Grâce, alors peut être avaient ils reçu sa bénédiction ? Quoi qu’il en fût, le jeune homme semblait songeur, comme s’il se demandait si l’homme en face de lui était fou. Pourtant, le vieil architecte ne se trouvait fou, il se trouvait plus sain qu’il ne l’avait été pendant la plupart des longues années qu’il avait vécu, il avait enfin trouvé la vraie foi.

Je ne peux prétendre, jeune homme, connaître les désirs de Sa Grâce : vous êtes ceux vers qui nous a guidé sa voix, et je ne crois pas aux hasards... Vous devez avoir quelques talents ou volontés qui font de vous deux des êtres uniques, ne croyez vous point ?

Il les lorgna, un sourire aux lèvres. Peut être était ce le bleu de l’océan qui séjournait en leurs yeux, qui sait ?

Cependant, Sa Grâce n’a pas désiré vous voir et je crois comprendre pourquoi : vous attirez le danger comme le miel attire l’ours. Celui d’Elis est aujourd’hui occupé dans une sombre affaire : des meurtres en toute la ville savez-vous ? Les femmes qui se font massacrer… Ne craignez rien, jeune homme : vous n’êtes point une dame donc, par logique, vos pas ne risquent rien à fouler ces jolis pavés !

Il se gratta alors le menton, songeur en murmurant :Mais vous êtes des pirates, et un pirate risque la garde… oh que cela est dérangeant, je ne peux les mener à Sa Grâce, ils ne veulent pas de ragout et ils risquent d’être arrêtés… Que faire d’eux ? Le vieil homme restait pensif et alors qu’il réfléchissait, la garde arrivait. Pourtant, il ne se dépêchait point : il était hors de question pour lui de les amener jusqu’à leur repaire, si tenté qu’un garde les auraient suivis… Non, c’était trop risqué, songeait il. Il les regarda alors, et leur demanda avec douceur :

Je connais cette ville comme si j'étais son créateur... mais l'age m'empeche de pouvoir y courrir : laissez moi vous proposer chemin, où un lit vous sera aisément offert !






Elle lui avait répondu d’abord sèchement qu’elle savait suivre la voie qu’elle était la sienne. Puis elle lui avait parlé des pirates, court monologue répété précédemment dans les ruelles encore noires. La jeune femme était passionnée, le regard presque illuminé. Un instant, un court silence se fit dans les cellules les plus proches, puis elle sentit sa force diminuer : les prisonniers qui l’observaient avaient le mal en eux pour la plupart, ils chercheraient sa faille et voudrait en profiter pour s’évader. Et laisser des criminels dans cette cité n’était pas dans ses désirs, elle ne les aimait pas. Elle n’aimait pas ces êtres abjects et puants qui se permettaient de l’insulter de putain dès qu’ils la voyaient.

Mais si un sourire pouvait naitre grâce à ces pirates, alors ils valaient mieux que les autres… mais si peu : il voulait d’elle un crime, elle n’aimait en commettre… Pourtant, un violon servait à l’art, et à l’art uniquement. Le chant pouvait il blesser ? Avait il une arme cachée entre ses cordes ou comptait il les utiliser pour se faire d’avantage craindre de ses compagnons de cellule : les mains étaient un bien faible outil face à celui d’une corde capable de trancher la carotide. Elle n’avait le temps de réfléchir, elle savait que sa place était ailleurs et que bientôt, on allait venir la remplacer.

Si le salut se trouve dans l’unique possibilité qu’un chant s’échappe de tes lèvres, alors je trouverai ton violon… Tu te regretteras cependant bien vite, pirate, la discipline des honnêtes gens.

Elle désigna alors ce disant les autres prisonniers qui offraient tout type de visage. Le plus proche de Voodoo était adossé contre le mur, également. Il était assis les jambes formant une sorte de rond. Un de ses pieds était dénudé, l’autre portait encore une chausse sale. Des plaies se trouvaient sur ses jambes dénudées, non ouvertes, ce n’était que des bleus. Mais ses yeux pourtant non vide de vie, le semblaient de volonté, alors que sa barbe commençait à peine à pousser, creusant d’avantage ses joues noircies. Il tourna la tête vers Voodoo et mâchouilla sa propre salive, gardant ses pensées.

La jeune femme attrapa le barreau, là où s’était approché le pirate. Ses yeux exorbités laissaient entrevoir un visage aux traits fort particuliers. Il était sûr, qu’on se souvenait d’elle, surtout de son sourire, de son sourire satisfait lorsqu’elle les voyait souffrir : les bourreaux ne l’amusaient pas, mais les voir tous prouver qu’ils ne valaient rien lorsqu’ils s’entretuaient, cela, ça l’amusait… Déjà jeune, elle avait aimé observer les fourmis qui s’entretuaient, eux avaient en plus la crasse et le manque de discipline. A ses yeux, ils ne méritaient pas d’être sauvés : pas ceux que la foi n’avait déjà touchés.

Pirate, crois tu que la pomme est réellement empoisonnée ? Ou est ce juste un mensonge ?

Elle laissa alors lentement choir sa tête et se releva. Les expressions étaient reparties, ses émotions également. Son remplaçant arriva alors, elle l’avait entendu de loin. Il la salua, elle le salua, et s’en alla.

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