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:: Sur la route de Grem ::

 
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Eclat Divin
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MessagePosté le: Ven 29 Avr - 18:33 (2011)    Sujet du message: Sur la route de Grem Répondre en citant

Le village de Grem est un bien bel endroit ! Les routes de terres qui entourent les parcelles des paysans se relient harmonieusement en une voie principale bien moins boueuse conduisant au cœur de la bourgade. Ces chemins s’entrecroisent jusqu’aux frontières non gardées tant les habitants s’apprécient et ne craignent qu’on vienne abîmer leurs récoltes. Celles-ci sont encore généreuses et riches mais les grands plants de forêts, au lieu de les garder des vents, leur ouvrent les dangers des sous bois.

Là, entre deux champs vous apercevez un épouvantail qui vous sourit ! Oh, il fait si peu peur que des oiseaux se sont posés sur ses bras et vous observent du haut de leur trône vous enfoncer vers le village. Pourquoi ne pas aller saluer le pauvre bougre ? La terre est encore mouillée : vous êtes en un lieu où la pluie ne fait jamais manquer d’eau ! Certains pourraient vous parler du cirque qui s’installe régulièrement sur la terre du Duc tant celui-ci aime leur art. Il égaye la vie un peu monotone de la campagne et tous l’adorent : les gentilshommes colorés font même des prix aux enfants qui en reviennent toujours conquis !

Le village en lui-même est des plus charmants et des plus joyeux ! Des chaumières embaument le ciel de la fumée de plats cuisinés et vous croyez sentir l’odeur d’un ragout. Soudain, alors que vous passez à coté d’une maison, un jeune rouquin rentre chez lui sans un regard pour vous ! Lorsque vous levez la tête, vous remarquez que les fumées se mélangent, noires comme le cœur des sorcières dont on pourrait voir la trace d’un mauvais sort sur cette terre désolée : nul rayon de l’astre lumineux n’arrive à passer les nuages. Les habitations où le soleil refuse de se poser commencent à offrir un paysage grisâtre comme si une fine couche de poussière s’y était installée, incrustant peu à peu leurs briques. Aucun son, les oiseaux ne chantent plus, ayant préféré partir vers endroits plus chauds et n’étant pas encore revenus !

Quel endroit est plus calme que celui-ci ? Vous pourriez vous y endormir que personne ne viendrait vous y réveiller ! Car les habitants ont du savoir vivre au village Grem ! Nul accueil désagréable où tous les badauds curieux s’approchent pour connaître votre histoire, oh que non ! Les habitants ne sortent presque plus, essayant de ne le faire que lorsque c’est nécessaire ! Vous observez cependant leurs yeux plissés qui vous regardent passer : un étranger chez eux ? Quelle surprise désagréable songent-ils ! Ah, vraiment quel lieu charmant ! Un sourire ? Le seul que vous recevrez est celui que vous montra l’épouvantail que vous avez vu sur le chemin mais qu’importe : qui a besoin de l’amour des autres ?
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MessagePosté le: Ven 29 Avr - 18:33 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Cassialys Trentor
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MessagePosté le: Jeu 5 Mai - 19:01 (2011)    Sujet du message: Sur la route de Grem Répondre en citant

Elle lorgna une dernière fois l'épouvantail et claqua la langue pour faire avancer sa monture. Les gens ici semblaient plus désireux de la voir partir que de savoir le but de sa venue dans le petit village de Grem... D'ailleurs, ils devraient être heureux de voir que la Capitale se souciait de leur situation. Mais non...

Cassialys resongea à l'étrange missive qu'un jeune enfant lui avait apportée, de la part d'une personne répondant au nom de Jade Doll. Qui pouvait lui demander d'agir comme cela ? Elle aurait pu tout aussi bien jeté la lettre et ignorer cette tâche. Pourtant, le désir de sortir un peu de la cité et de prendre l'air lui avait donné l'envie de venir ici... Puis la curiosité avait pris le pas, avant qu'elle se demande dans quoi elle avait encore mis les pieds... Rien qu'à voir l'ambiance locale...

Son cheval marcha tranquillement, un peu tendu du silence des environs. Elle cherchait une personne qui pourrait mieux la renseigner sur la situation. Et là elle tilta... Les soldats. Il devait y avoir un campement dans les environs du village. Autant le chercher alors et découvrir ce qui se tramait réellement. Là elle savait que son rôle de rôdeuse allait servir ; contre de l'argent ce serait mieux au final. Mais pour se faire, elle devait avoir les trames du coin... Qu'est-ce qui se passait réellement ? Avait-on vu des traces de la chose, qu'avait-elle fait... Plein de questions qui néceissitaient des réponses importantes pour se mettre à pister le soucis de Grem...

Doucement, elle mena sa monture en direction de l'autre sortie du village, espérant y trouver le campement militaire...
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Eclat Divin
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MessagePosté le: Lun 9 Mai - 19:11 (2011)    Sujet du message: Sur la route de Grem Répondre en citant

Ils la regardèrent passer certes sans présenter de méchanceté, mais aucun des habitants ne fut agréable envers l’étrangère sur le destrier. Plus d’une fois, une femme passait la tête par la fenêtre, l’observait puis fermait les rideaux sur son passage. Craignaient-elles que l’étrangères s’y jeta à corps perdu pour les y agresser à la vue de tous ? Alors qu’elle passa devant un rouquin, celui-ci la regarda, la bouche grande ouverte. Il allait presque la saluer quand son père l’appela d’un ton ferme et il repartit la tête basse, n’osant plus lui offrir le moindre regard. A sa fenêtre, il trouva sa sœur qui était restée accoudée et ils échangèrent quelques mots.

Puis, un homme chapeauté leva les yeux vers elle, caressant de ceux-ci les poils du cheval puis la parcourant sans vergogne, il cracha au sol et s’enfuit bien vite vers une grande maisonnée du village. Après avoir légèrement toqué aux larges portes de bois, il entra en la demeure entourée de larges colonnes.

Alors que la demoiselle arrivait à l’autre extrémité du village, elle croisa une garde composée de trois individus. Ceux-ci n’étaient point aussi entrainés que ceux d’Elis : bien loin de là ! Ils étaient bedonnants, manquant clairement d’exercice physique, et semblaient bien plus proche de la boisson que d’une volonté pure de protéger leurs citoyens. Sans être de mauvais bougres, ils ne semblaient point être très efficaces : ils ne tenaient pas même bien leurs armes. Celui qui s’adressa à elle avait une bien bonne bouille : ses joues rondouillettes lui offraient un air sympathique alors que sa moustache déjà grisâtre indiquait que l’homme avait assez vécu pour être traité en tant que personne d’expérience.

"Vous n’êtes pas de chez nous, étrangère. Que faites vous sur nos terres ?"

La fin de sa phrase fut broyée par le bruit émit par le ciel : deux nuages foncés venaient de se croiser et de leurs retrouvailles l’air se chargea et le tonnerre intervint. Les hommes regardèrent le ciel dont jaillit eau à torrent : les pluies ici étaient toujours fortes et pouvaient durer longtemps. L’homme attrapa la bride de la monture de la femme et s’écria fortement pour qu’elle puisse l’entendre :

"Suivez nous sinon vous allez finir trempée ! Vous nous expliquerez les raisons de votre présence en notre domaine !"

Ils ne la menèrent vers un campement militaire : ceux-ci était bien rares en de tous petits villages. Par contre, ils disposaient d’un logement de fonctions où vivait au second étage le chef de la garde. Celle-ci était composée de quatre individus : ils suffisaient à surveiller les fermes des alentours tant Grëm n’était point un village connu pour ses crimes. Petit, tous se connaissaient. Le moustachu tendit une chaise à Cassialys, s’asseyant à un autre coté de son bureau. Les trois autres hommes la fixaient, certains avec animosité, d’autres moins.

"Grëm n’est pas vraiment un village de passage des étrangers. Que faites vous ici ?"
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Cassialys Trentor
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MessagePosté le: Mer 8 Juin - 21:17 (2011)    Sujet du message: Sur la route de Grem Répondre en citant

Une fois qu'elle fut à l'intérieur, elle se demandait réellement où elle était tombée. Certes, cela n'avait pas l'apparence d'une caserne d'une puissante capitale, mais quand même... Et on lui demandait de passer là ? Elle se demandait si ces soldats allaient vraiment lui porter un quelconque soutien quand elle aura découvert l'origine des attaques de ces bêtes jugées surnaturelles. Bon en même temps, allez demander à un soldat d'aller pister une bestiole ou un autre style de prédateur autre qu'un homme ? Elle songeait déjà aux ennuis qu'elle allait rencontrer. Mais bon, elle n'allait pas fuir maintenant qu'elle était là.

Elle se permit de les regarder, un à un. Une femme devait les gêner. Ce n'était guère valorisant de voir qu'une donzelle pouvait monter à cheval et se battre avec une épée. Mais elle s'en fichait un peu. Comme d'une guigne. Leurs affaires d'égo masculin.... Bouarf

"Alors la raison de ma venue... "

Elle n'allait pas parler de la personne qui lui avait envoyé la missive...

"La capitale a eu vent de vos petits soucis et avant que cela ne dégénère, on a demandé à des volontaires de venir... Je crois que je suis la seule à ne pas m'être trompée de chemin...Il parait que vous avez des bêtes qui vous enquiquinerait plus qu'autre chose, qu'elles seraient pas naturelles. Il est vrai qu'en tant normal, les prédateurs ne s'attaquent pas sans raison à des villages... "

Elle repoussa une mèche rebelle sur son oreille.

"Je sais pister les bêtes. Je pourrai vous aider à savoir ce que c'est et déterminer avec vous ce pourquoi elles sont là... Mais avant, il faudrait que vous me racontiez un peu ce qui se passe dans le coin. Cela m'aiderait à avoir un petit avis... Possible. "
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Eclat Divin
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MessagePosté le: Lun 29 Aoû - 17:33 (2011)    Sujet du message: Sur la route de Grem Répondre en citant

La femme s’expliqua et les hommes se retournèrent les uns sur les autres. L’un d’eux émit un grognement, mécontent qu’on ne leur envoya non point des militaires mais des simples gens. Mepris était lisible quand il recommença car seule la dame avait réussi à trouver le bon chemin, à ses dires, pour les aider : ces gens de la ville était bien des incapables de ne point réussir à se rendre à leur village, pourtant non loin. N’était il point évident qu’il leur fallait des gens entrainés ? Le chef de la garde avala sa propre salive avant de déclarer :

"Et bien, l’étrangère, on ne peut pas vraiment vous aider. La pluie toujours efface les moindres traces : la terre se transforme en boue dès que l’on tente de poursuivre quiconque.
-Sorcellerie !
-Ne soit pas stupide… Ne l’écoutez pas, il s’imagine des choses. Je pense que c’est une bête une peu perdue et particulièrement agressive…
-Une créature créée et élevée par une sorcière…
-Tomàs !!! "

L’homme se leva, mécontent. Il s’ensuivit une dispute entre les deux individus : le chef de la garde –prénommé Torkan- trouvait que les proportions à son ami à songer à la présence d’un être occulte étaient trop fortes. Il craignait qu’il s’attire à ainsi songer la colère du Très Saint. Tomàs, un homme plutôt grand et dont les cheveux noirs étaient gras, rétorquait que selon lui, il n’y avait nulle présence du Très Saint en le village, le prêtre lui-même étant mort. Un troisième homme s’approcha d’eux, les calmant en prétextant qu’ils allaient inquiéter leur invitée.

"Petite dame, écoutez moi, il n’y a aucune créature non naturelle en nos murs… Tomàs est juste apeuré par les dires des bonnes femmes qui ont bercé notre enfance.
-La seule personne qui a vu la chose qui avait tué ses bêtes est le villageois Doncan. Vous avez surement vu ses plants en arrivant : ce sont ceux qui longent la route vers la capitale.
-Joris a raison au sujet de Doncan Diahlo, mais je crains que ce brave homme soit comme Tomàs : bien trop apeuré pour vous aider sans vous sortir sornettes sur créatures imaginaire.
-Il est trop tard pour qu’une femme sorte seule… elle devrait aller à l’auberge pour se reposer… la bête n’a jamais encore attaqué d’humains mais on ne sait jamais. déclama alors le quatrième homme.
-C’est amusant que tu dises ça alors que tu vas si souvent au cirque seul le soir…
-Je ne suis pas une dame… "

Il s’approcha de la fenêtre, découvrant les rideaux qui en obstruaient la vue : au dehors, si la nuit n’aurait du encore avoir étendu son voile sur la ville, la pluie en abreuvait les sols glissants et les nuages empêchaient les rayons de passer, laissant les ruelles devenir sombre trop tôt. Il avait un visage plus fin que les autres : ce quatrième individu était autant le plus jeune que le plus agressif envers Cassialys. Il montra la demeure aux larges colonnes :

"Là, c’est la maison de notre bourgmestre. Il vous acceptera peut être… Le temple vous fermera les portes : il est fermé depuis qu’on y a retrouvé le cadavre de notre prêtre… "

Il la fixa alors, signalant ainsi qu’il estimait être poli et désirait son départ.
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Cassialys Trentor
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MessagePosté le: Ven 30 Sep - 12:08 (2011)    Sujet du message: Sur la route de Grem Répondre en citant

Décidément... ces gens avaient besoin d'aide et en même temps, ils lui faisaient sentir qu'ils ne voulaient pas d'elle. Savent pas ce qu'ils veulent. Elle nota en tut cas les déraillements de Tomàs. Une sorcière qui dresserait des bêtes.... Manquait plus qu'une affaire de magie, qui n'était que superstition pour la jeune femme. Les gens des campagnes étaient facilement impressionnables de toute façon. Puis le meurtre de leur prêtre... Hasard ou affaire liée ? Il y avait de quoi effrayer une femme frêle d'esprit, mais pas elle. Par contre, elle laissa leur dispute se régler d'elle-même, ce n'était pas ses oignons. Puis quand elle prit la parole :

"Votre prêtre est mort hein ? il serait intéressant de savoir comment, sinon vous n'auriez pas usé du terme "cadavre". On l'a tué lui aussi ? "

Elle montra un peu dans son regard qu'elle ne comptait pas partir. Si elle était venue, ce n'était pas pour rien.

"sans vouloir vous vexer Messeigneurs, je doute un peu que ce soit une sorcière ou toute autre truc du genre qui soit responsable de vos malheurs. Peut-être qu'on cherche à vous faire peur et à vider les lieux. J'ai déjà entendu parler d'animaux sauvages savamment dressé pour paraître surnaturelles. Un loup sait d'instinct se mettre sous le vent, et ce n'est pas un prédateur idiot. Avec le concours d'un homme ; ou d'une femme, il peut devenir plus dangereux encore et même un animal peut être déguisé en monstre... Et puis tant que j'en aurai pas vu un de mes yeux... "

Elle soupira.

"En attendant, je souhaite prendre une chambre, comme il se fait tard. Vous devez en avoir des libres au vue de la présence maléfique de ces choses....J'aimerai aussi voir votre ami qui les as vu dès demain pour qu'il me décrive  ce qu'il a vu exactement... peur ou pas.
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Eclat Divin
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MessagePosté le: Sam 5 Nov - 20:56 (2011)    Sujet du message: Sur la route de Grem Répondre en citant

Torkan ; Tomàs ; Joris ; Lilian ; Doncan



Ainsi, songea le garde, elle comptait rester. Il soupira sans s’en cacher : Torkan était de ces braves hommes qui n’aimaient pas le conflit mais qui était un menteur fort peu habile au point de s’habituer à ne plus cacher ses émotions. Hërn et peu doué de ses deux mains, on lui avait rapidement « demandé » de faire le travail de gare dans son village. Il aimait le labeur qu’il effectuait tous les jours, il aimait son village et n’aimait pas les nouvelles tensions qui l’habitaient. Et si cette femme pouvait en apporter de nouvelles, il ne souhaitait pas la laisser semer sa zizanie. Mais ses desseins semblaient plus nobles qu’on aurait pu le penser, et bien qu’il n’aima les inconnus qui toujours venaient déranger les affaires de leur village, Torkan ne se croyait pas apte à juger, du moins plus maintenant. Devant ses propres réflexions, il n’entendit pas réellement la question de Cassialys, s’éveillant particulièrement à la réponse de Joris, un grand homme aux cheveux ras.

"On n’aurait pas cru avoir un jour à dire ça mais… oui… "

Le jeune homme ferma alors rapidement la porte, comme s’il avait peur qu’on entendit les paroles prononcées. Tomàs, qui continuait de parler de ses hypothèses dans sa barbe se tut alors et observa Joris. Son regard était inquiet, paniqué… les quatre hommes gardèrent silence, heureusement coupé par la tirade de Cassialys. Les quatre hommes se détendirent alors, heureux qu’elle eut changé de sujet : celui-ci était bien moins embarrassant car nul n’osait réellement parler en ces murs des affaires liées au temple. Le jeune homme rit légèrement, et Torkan rétorqua, appuyant ses paroles en tapant la table :

"Je suis bien d’accord avec vous. La sorcellerie n’existe pas, ce ne sont que des contes racontés pour faire peur aux enfants… "

Devant le dilemme de la renvoyer se faire déchiqueter par la bête -ou pire qu’elle aille déranger les villageois- ou de la garder chez lui, dans son logement qui était devenu –de part son statut- son domaine de fonction, il choisit le moins pire. Il était préférable de garder les éléments perturbateurs proches des yeux, et autant pour sa sécurité à elle que celle du village, il lui sembla prendre le meilleur choix quant à cette nuit lorsqu’il lui déclara :

"Je ne fais pas auberge, mais j’ai une chambre de libre, étrangère. Vous pouvez l’emprunter ce soir car il est tard, mais demain, vous dormirez à ailleurs… "

Un rugissement dédaigneux fut alors émit par le plus jeune alors qu’il sortit de la pièce, ne saluant pas même ses camarades. Il était clair qu’il se trouvait être fort mécontent que la dame eut le droit de rester et la pluie, bien vite, effaça ses traces. Torkan alla à sa suite fermer la porte que le jeune homme avait laissé ouverte et, auprès de la femme, s’excusa de son comportement en ces mots :

"Veuillez pardonner Lilian, il n’aime point les dames en général… "

Il lui déclara alors qu’il allait lui montrer la chambre, puisqu’elle était fatiguée. La maisonnée étant sur deux étages : c’était au premier que se trouvait l’appartement du chef de la garde. Toukan la conduisit vers une chambre qui sentait encore le renfermé ; il était évident qu’il ne venait pas souvent en celle-ci. Pourtant, elle demeurait propre et la poussière fort peu présente. Un lit simple était bordée par une couverture couleur taupe. Dans un coin de la pièce décorée de façon enfantine, se trouvait une chaudière et un pot de chambre. Une armoire faisait face au lit. L’unique fenêtre était bordée de rideaux qui empêchaient les rayons lunaires qui auraient pu illuminer la pièce d’y pénétrer. Il posa alors une lanterne sur le chevet et se retourna vers Cassialys.

"J’espère que cela ira. Il y a une clé si vous le désirez…. Pour vous sécuriser la nuit… "

Après avoir échangé sur le fait qu’un homme viendrait la chercher le lendemain matin et qu’il lui eut souhaité bonne nuit, Torkan retourna au rez-de-chaussée jusqu’à ce que les autres gardes eurent fini leur service. Puis, il finit la nuit en sa propre chambrée, à l’étage également, qu’il ne quitta qu’au petit matin pour accomplir un tour des terres.


Joris arriva auprès de Cassialys alors que le soleil était déjà levé depuis plusieurs sabliers. Il ne lui demanda ni si sa nuit avait été bonne, ni si elle allait bien. Il lui signala juste qu’un certain Monsieur Plaute avait accepté de les amener auprès du paysan Doncan. Ceci était fort vrai : dehors, une carriole les attendait avec un homme rouquin en tenant les brides. Il la regarda fixement en émettant un vague bonjour, plus obligé par politesse que par envie. Joris signala alors qu’il lui semblait mieux pour elle d’y aller ainsi que seule à cheval.

Sans un mot pour elle pendant le voyage, les deux hommes discutèrent. Il était alors évident que Joris était considéré comme un homme sympathique mais bien trop borné car ils échangeaient fort gaiement, mais le rouquin se retrouvait bien vite lorsque leurs avis divergeaient face à un mur. Ils parlèrent alors de la raison de la visite de Monsieur Plaute auprès de Doncan : celui-ci avait une de ses bêtes malade et il comptait la bruler ce qui était, selon lui, le meilleur moyen d’empêcher toute contamination d’un autre animal. Ce fut alors le seul moment où l’homme s’adressa à Cassialys, lui demandant son avis de femme de la cité à ce sujet.
Ils arrivèrent au niveau des terres dont l’éventail avait salué Cassialys lors de son arrivée. Un bœuf à terre les attendait, accompagné d’un homme trapu à la moustache touffue. Ses chausses n’étaient point bien propres et ses ongles noircis. Il se tourna vers la charrette, hurlant alors qu’elle s’approcher :

"Comment t’peux mettre autant de temps Plaute ! Les vautours arriveraient vite que toi pour m’l’enlever cette bête là ! "

Apercevant alors enfin Cassialys, il s’écria :

"En parlant de vautour, qu’est ce que vous m’amenez comme oiseau là !?
-C’est une chasseuse, elle vient ici pour la bête… elle a été envoyée par la capitale.
-Car il y en a beaucoup des bêtes dans la capitale ? " demanda t il, en jetant un regard suspicieux à la femme.
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Cassialys Trentor
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MessagePosté le: Jeu 1 Déc - 21:44 (2011)    Sujet du message: Sur la route de Grem Répondre en citant

Visiblement les hommes ne semblaient pas tous d'accord sur le fait qu'elle avait décidé de rester pour la nuit, rien qu'à voir les départs plus ou moins brusque, mais elle en haussa des épaules. Après tout, si sa présence gênait, ce n'était pas vraiment son soucis premier. Elle était là pour faire son boulot, pas pour juger les états d'âme des gens. Elle précisa au bourgmestre que cela n'était pas grave, en ce qui concernait l'attitude de Lilian. Puis sans vraiment discuter plus, elle suivit son hôte pour voir sa chambre. Celle-là se trouva simple et légèrement meublée, mais aux yeux de la guide, cela lui suffisait. C'était déjà un luxe d'avoir ce genre d'ameublement. Presque un luxe.

Elle accepta de prendre la clé. Dans un village qu'elle ne connaissait pas, elle préférait jouer la sécurité... Surtout dans une atmosphère bien particulière... tendue en somme. Elle verrouilla sa porte à double tour au départ du bourgmestre. Puis elle baîlla... Elle allait bien dormir cette nuit. La journée à venir allait être riche en travail, elle le présentait...

Ce fut le tambourinement à la porte qui la réveilla. La tête un peu dans le vague, elle s'habilla et salua Joris, avant de le suivre après... L'estomac sur les talons. Bah; elle mangera plus tard et au mieux elle trouvera de quoi se remplir la panse durant la journée. On était à la campagne après tout et elle pourrait se contenter de quelques racines ; elle avait déjà vécu pire que cela durant une ou deux missions. Puis quand elle accompagna son compagnon pour aller voir le paysan, elle leva un sourcil devant le mode de transport... Poliment, elle refusa et opta pour les suivre avec son cheval. Au moins, au cas où elle pourra prendre la fuite ou contourner un obstacle... Ou du moins ne pas rentrer à pied...

Le court voyage fut un peu morne, sauf à un sujet précis de la conversation. On lui demanda son avis sur le fait de brûler les bêtes malades... Pour ne pas transmettre la maladie. On lui demandait son avis ? Alors soit :

"C'est une bonne chose. En ville, cela attire la vermine, comme les rats. Et les rats transmettent de vilaines maladies.... Quelques soient les lieux à mon sens, brûler permet de limiter la contamination, dans l'air, dans la terre, mais aussi dans l'eau... Ces trois éléments sont vitaux, même pour une cité..."

Tant pis si jamais elle n'était pas écoutée. Puis quand ils arrivèrent enfin chez le paysan, elle préféra se taire devant la comparaison faite aux rapaces bouffeurs de cadavre. Par contre, elle ouvrit quand même sa bouche pour répondre à Doncan.

"Non, il n'y a pas beaucoup de bêtes dans la capitales... Sauf si on les compare à des crétins...."

Elle se retint de se montrer quelque peu injurieuses.

"Je suis guide forestière de profession et je mène des chasses. Suffisamment pour savoir que je ne suis pas ici en repos Messire. J'habite en ville, car c'est là que j'ai plus de chances d'avoir un contrat comme guide, ou encore pour y revrendre mes prises... Donc je sors assez pour savoir mener à bien les tâches de mes compétences..."

Puis elle se permit un petit sourire.

"Vous me montrez votre bestiole, pour avoir un avis sur l'animal ? "
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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 14:34 (2012)    Sujet du message: Sur la route de Grem Répondre en citant

Joris ; Doncan ; Monsieur Plaute


Monsieur Plaute fixa la demoiselle un instant. De sa charrette, il n’était compliqué de garder son attention pour autre chose que la route : on ne pouvait signaler aucune vitesse trop élevée. Il n’aimait pas les étrangers, comme bien des gens, et il avait reçu le matin même Lilian auprès de sa femme. L’homme était venu les voir pour obtenir médicaments dont sa chère et tendre, en tant que femme du Collège, pouvant disposer. Alors, il leur avait parlé de la femme qui venait d’arrivée et qui, selon lui, allait leur attirer mauvais œil. Il n’aurait cru à ces paroles mais depuis que le Très Saint les avait abandonnés, il comprenait d’où venaient les rumeurs de bonnes femmes et se mettait lui-même à les craindre… Un chat noir aurait été le meilleur symbole de cette dame et il lui fallait faire attention à ses paroles.

Pourtant, il avait apprécié qu’elle fût en accord avec lui. Elle avait répondu poliment et il avait par sa comparaison cru comprendre qu’elle tentait de leur signaler qu’ils n’étaient pas si différents en ville. Pourtant, à Grëm, Elis paraissait comme un autre monde et bien peu acceptaient d’aller y vivre. Monsieur Plaute soupira, songeant alors à sa famille et aux rêves qu’ils entreprenaient. Il sourit alors à la dame et acquiesça de la tête.

Oui. Nos bêtes sont en général plus grosses. C’est dommage que les bêtes meurent autant de maladie ces jours ci, on ne peut même pas les utiliser pour nous sustenter…

Joris déglutit à moitié, semblant s’étouffer avec sa propre salive. Monsieur Plaute se retourna alors vers la route et n’offrit plus son attention à Cassialys, comme l’autruche cherche à éviter un danger en le cachant de sa vision. Ils discutaient du cirque, bien heureux puis ils virent Doncan.

* *

Devant la réponse de la jeune femme, les hommes gardèrent un instant de silence. Monsieur Plaute se mit à sourire, tant cette façon de répondre lui rappelait sa chère et tendre et son engeance. Joris lui, regardait ses pieds pour oublier que c’était lui qui en était responsable : il sembla que sa chausse, au niveau de son gros orteil droit, était d’un intérêt fort grand. Le paysan réfléchissait à quoi répondre, lorgnant la femme avec une sombre envie de lui demander de s’éloigner. Doncan avait beau être un homme sans éducation, il était capable de sentir quand on l’insultait et qu’elle fut de la ville ou même une dame ne changeait rien à son caractère sanguin.

C’pas une façon de parler pour une dame, ça ! Si vous continuez ainsi, vous’aurez jamais ‘cun homme qui voudra vous’offrir une bague…

La bête meugla alors, et le paysan desserra les poings qui laissaient entrevoir ses jointures blanches. Il se retourna vers elle et s’en approcha, semblant comme voulant poser sa main sur son front. Il semblait avoir une tristesse en son regard, sans qu’on put déterminer si c’était la perte de sa bête et donc de l’argent qu’elle représentait, ou le regard souffrant qu’elle lui lançait qui lui attirait telle émotion. Il se retourna vers Cassialys quand celle-ci lui demanda à voir la bête. Doncan renifla alors bruyamment et lui déclara :

Oui, regardez… la voila. C’était un bien bon animal ! Il était bien utile pour labourer les champs !

Il avait accompagné ses paroles d’un geste pour lui intimer de s’approcher. Joris arrêta alors de regarder ses chausses et accompagna Cassialys, comme si la mauvaise ambiance en déclin lui offrait à nouveau la capacité de se mouvoir. Une fois devant elle, il soupira en murmurant que c’était du gâchis et se retourna pour aider monsieur Plaute qui aménageait sa carriole pour pouvoir transporter l’animal. Il finit par être rejoint par Doncan qui commençait à se saisir de cordes.

Le bœuf était encore vivant. L’animal commençait à être vieux, son poil semblait déjà plus terne et, en certain endroit, du sang semblait avoir coagulé au niveau du bassin. Il était musclé comme ses confrères de traits. L’une de ses cornes avait été assez raclée pour qu’on voit le vide qui demeurait en celles-ci. L’un de ses œil était vitreux quand l’autre demeurait vif. Son ventre avait commencé à pourrir, sa chair étant mise à nue. Il était installé sur le coté, et, s’il ne semblait avoir la force de bouger, sa respiration rapide et élancée le rendait quelque peu bruyant et ses yeux s’affolaient tandis qu’il voyait la femme s’approcher, semblant vouloir s’éloigner. Etrange fait quand le bœuf restait calme si l’un des hommes, même inconnu, s’avançait.

Pendant un court instant, elle aurait pu d’un regard percevoir que personne ne pouvait la voir. Pourtant, monsieur Plaute la fixa, le visage neutre. Qu’elle fut démon ou ange, parfois il ne fallait refuser une main ouverte.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:56 (2017)    Sujet du message: Sur la route de Grem

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