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:: [RP Terminé] Une fessée? ::
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Kilstan Oss
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MessagePosté le: Mar 8 Fév - 00:41 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Une fessée? Répondre en citant

C'était là. Il avait fait son enquête, et il ne pouvait pas se tromper d'établissement. Madame Chantry avait un commerce prospère, jouissant d'un excellente réputation tant au niveau de la qualité du service offert que du traitement des employées. C'était primordial pour ce que cherchait Kilstan. Il n'aurait pu supporter un de ces vils escrocs qui battait ses filles ou les droguait pour les soumettre à ses besoins. Certains avaient d'ailleurs payer ces pratiques de leur vie. C'était donc ici qu'il avait décidé d'effectuer son changement.

Depuis la mort d'Ariniel, sa "régulière", il avait été obligé de chercher un nouveau lieu, l'ancien lui rappelait trop de choses. Le Noble mettait du temps à faire confiance, tant au tenancier qu'à la professionnelle, et il s'attachait une fois le processus d'approche achevé. Au delà du service purement physique qu'elle fournissait, Ariniel avait compris, et d'une certaine manière aimé le frustre soldat qu'il était. Ses longs cheveux blonds et sa douceur, qu'elle disait lui réserver, lui manquerait. Son meurtrier, un client de passage probablement ivre ou drogué, était traqué en ce moment même. Par par lui directement. Ce n'était pas son rôle, la traque revenait à d'autres. Lui n'était que l'exécuteur, la figure impressionnante représentant la Loi. Au moins, il aurait le plaisir de lui mettre la main dessus au final et de le faire payer, faisant tomber sur lui toute la puissance de la Justice. Ses échappatoires étaient plus que limitées, et Kilstan s'était arrangé pour faire courir la rumeur, réelle, qu'il était sur ses traces. Depuis quelque temps, sa réputation était telle que certains se donnaient la mort, écrasés sous la pression de sa chasse. Il espérait que celui-là serait des plus solides, qu'il puisse exercé sa vengeance directement!

En tout cas, il s'était résolu, après une petite période de deuil, à se chercher un nouveau réconfort. La gérante de son ancien établissement devait en vouloir doublement au fou qui lui avait enlevé une fille. Car Kilstan était un client régulier, respectueux, qui payait rubis sur ongle et évitait que les rondes s'intéressent de trop près à ses activités. Que du bon en somme. Il préférait aller dans les Bas-Quartiers. Ils étaient plus discrets, il y était moins reconnu tant qu'il ne portait pas son uniforme et son emblème, posaient beaucoup moins de questions si on lâchait un peu d'argent, et il y préférait les filles. Celles qui étaient soit disant expertes dans la noblesse avait souvent les même travers que ceux qu'elles servaient, et il ne s'y retrouvait pas. Il se sentait mieux dans l'univers plus simple du bas peuple.

Il poussa la porte, et commença par reconnaitre rapidement la pièce. Un coup d'oeil dans chaque coin, afin d'inspecter les menaces potentielles, la force de l'habitude. L'endroit semblait clair et propre, très respectable. La présence de gardes à forte stature était un bon point. Une assurance qu'elle prenait soin de son personnel. Il s'approcha de la tenancière, la capuche de sa cape relevée sur son visage. Battre le pavé des Bas-Quartiers à visage découvert et sans escorte aurait été suicidaire.

Madame, j'aimerais que nous parlions en privé s'il vous plait. J'aurais quelques...arrangements à discuter avec vous.

C'était simple et direct, sans aucune menace dans la voix. Il avait toujours des demandes bien précises, et était prêt à payer même cher pour être satisfait. Ce genre de travail était loin d'être facile, et de son point de vue méritait d'être rétribué à sa juste valeur, notamment quand il était question de traiter avec des gens aussi amochés par la vie que lui.
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« Si jamais l’homme qui vous pourchasse est grand et fort, et porte un casque à l’emblème de l’ours grondant, ne vous rendez pas. Car s’il vous attrape, l’Ours d’Elis vous mangera »
Surtout si vous êtes un poney...


Dernière édition par Kilstan Oss le Mar 8 Fév - 15:31 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 8 Fév - 00:41 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Samâra Chantry
Petite renommée

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MessagePosté le: Mar 8 Fév - 14:54 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Une fessée? Répondre en citant

Samâra était dans la chambre d’une employée avec qui elle discutait. Celle-ci n’avait de clients programmés pour l’instant, jouissant d’un court instant où elle pouvait prendre plaisir à se prélasser en sa chambrée. Celle-ci n’était point particulièrement grande, mais avait une taille suffisante pour avoir de la place, des meubles dont certains –en général les commodes- étaient cachés par un petit paravent : seul endroit où les clients ne jetaient un regard. La chambre avait été décorée pour le dernier client qu’elle avait servi, un habitué qui appréciait la chaleur des romantiques bougies parfumées.

Un étage plus bas, se trouvait Madame Chantry. Habillée dans une robe longue noire, bien que fendue jusqu’à la cuisse, elle restait au comptoir de l’auberge. Pour madame Chantry, les bordels ne devaient être vulgaires : ils étaient un lieu nécessaire au bien être d’une cité qui se devaient d’au moins disposer d’un espace décent où les clients pouvaient venir boire, ripailler et, parfois, rencontrer les employés lorsqu’ils descendaient faire les serveurs. Rares étaient ceux qui partaient sans aller dans une chambre, mais cela arrivait. Lorsque la porte s’ouvrait, elle saluait le client –ou la cliente- qui entrait d’un bonsoir accompagné d’un sourire sans trop les détailler : certains venaient en désirant être incognitos et se refusaient d’être aperçus. Bien plus souvent, ils étaient non pas des passeurs mais des habitués qui confiaient leurs gouts et leurs envies à Madame Chantry. Le commerce était prospère mais la femme faiblissait, fatiguée de tenir deux établissements éloignés sans l’aide de son mari désormais emprisonné ou pis –bien qu’aux clients curieux était signalé que ce fut un voyage d’affaire qui le tenait éloigné de leur vision.

Un client entra, un géant qu’elle n’avait encore jamais vu. Elle le salua et offrit à son attention à l’un de ses employés qui venait chercher son client qui l’attendait, montre à la main. La femme lui remit bien une des nattes qu’il portait –il avait sans doute des origines de Mîria- et ce fut lorsqu’elle le suivit du regard qu’elle remarqua que le géant n’avait suivi la demoiselle qui lui avait proposé d’aller se sustenter : il s’approchait d’elle. Il portait un manteau qui empêchait de remarquer ses traits, fait qui fit que Madame Chantry songea qu’il devait provenir des Hauts Quartiers. Seuls ceux-ci tentaient de cacher leur amour de la chair des milieux inférieurs. Madame Chantry chercha en ses souvenirs si elle l’avait déjà vu et elle songea qu’il ne devait être alors un habitué : une telle stature n’aurait été oubliée de sa mémoire ou de celle de ses employés.

"Madame, j'aimerais que nous parlions en privé s'il vous plait. J'aurais quelques...arrangements à discuter avec vous.
-Je vois… Peux tu me remplacer ? –demanda t elle à l’employée qu’il avait refusé de suivre- Je vais vous recevoir dans mon bureau, si vous voulez bien me suivre, sire."

Madame Chantry sourit en s’inclinant légèrement avant de le guider vers les escaliers. Un homme les suivit tout le long de leur montée où elle resta silencieuse : le bruit de leurs pas étouffés par les tapis au sol –ceux-ci accordés peintures colorées accrochés aux murs- faisaient référence de leur passage. Ce n’était là une volonté malsaine de sa part mais l’homme avait demandé une discussion en privée, il souhaitait donc une discrétion qui n’était à détruire par de vaines paroles. Les décorations étaient accordées mais non point outrageuses : le désir n’était point de mettre du luxe à outrance mais simplement de ne point laisser le mur simplement nu. Lorsqu’ils arrivèrent au bureau, elle lui tint la porte ouverte en lui signalant d’entrer et l’homme qui les avait accompagné resta à la porte, la gardant close et éloignant ainsi des éventuels curieux. La femme s’assit d’un coté du bureau, montrant un fauteuil de l’autre coté au géant.

"Vous pouvez montrer votre visage ici, ne soyez point inquiet : nul jugement vous sera imposé et notre silence vous est assuré. Ce sont des clauses nécessaires au bon fonctionnement d’un établissement comme le notre. "

Madame Chantry restait suspicieuse : les clients de passage ne demandaient que rarement des arrangements. C’était alors uniquement en le cas où leurs envies étaient particulières et parfois à prendre avec des pincettes : Madame Chantry jamais n’aurait ri des envies des clients, mais elle craignait ceux où la violence était nécessaire et qui battaient alors les employés. On ne pouvait se tanguer d’avoir un habitué dès la première arrivée d’une personne : tant que la deuxième envie n’avait été assouvie, le client pouvait toujours songer n’avoir apprécié la prestation de l’employé. L’homme ne semblait point à l’aise et madame Chantry lui sourit avec douceur. Mais l'heure n'était point aux agréables discours mais au commerce, ce fut donc d'une voix sans appel qu'elle demanda :

"Bien, de quels désirs souhaitiez vous me parler ? "
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Kilstan Oss
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MessagePosté le: Mar 8 Fév - 19:23 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Une fessée? Répondre en citant

Décidément, cette femme marquait des points. il avait rarement été aussi agréablement surpris. Loin de discuter quoi que ce soit, elle avait directement accepter sa requête, et l'avait mené dans son bureau. Le bâtiment était décoré avec gout, rien de trop ostentatoire mais laissait quand même entrevoir une vie aisée pour quelqu'un des Bas-Quartiers. Elle avait respecté son besoin de discrétion et n'avait pas engagé la conversation avant d'être loin des oreilles indiscrètes. Elle avait même laissé son gros-bras à la porte, les laissant réellement seuls tous les deux. Kilstan ne savait pas vraiment si il devait interpréter cela comme de l'inconscience ou de la confiance, mais ça lui plaisait quand même.

Elle mit directement les choses au clair sur sa notion de la confidentialité, et le Noble ne vit donc aucune raison de continuer à cacher son visage. La moindre des choses était de lui rendre cette confiance qu'elle semblait afficher envers lui, sans quoi continuer à se dissimuler pourrait être considérer comme une menace potentielle. Et là n'était pas son but, au contraire. Il défit sa capuche dans un ample mouvement et posa soigneusement le vêtement à l'endroit qui lui paru le plus approprié. La tenancière ne perdit pas plus de temps et lui demanda quels étaient exactement ses besoins. Il prit le parti de la rassurer tout de suite. Dans son univers, on tombait souvent sur des détraqués aux demandes plus folles les unes que les autres, et ce qu'il voulait lui n'était rien que du raisonnable, bien que non négociable. Il prit confortablement place dans le canapé qu'elle lui proposait, les mains croisées sur les genoux.

Mettons les choses au clair tout de suite, j'aime votre approche directe et partirait donc sur la même base. Je cherche à peu près ce que tout le monde vient chercher ici, mais en plus personnel. Je sais qu'on ne force pas les sentiments, et là n'est pas mon objectif. Par contre je veux pouvoir choisir la fille, réellement. ça impliquera un peu de temps pour que j'apprenne à la connaitre, et certainement de leur expliquer la situation avant de commencer. Bien évidemment, je payerais ce temps, s'entend. Une fois mon choix arrêté, sans qu'elle me soit exclusivement réservée, je comprend bien les nécessités de ce travail, je voudrais être...disons prioritaire. Si je ne trouve pas mon bonheur chez vous, j'irais voir ailleurs.
Comprenons-nous bien, ce ne sont pas des termes négociables, et même si je comprend bien que tout à un prix, j'espère qu'il sera assez raisonnable. Je tiens à vous rassurer, je ne fait rien de bizarre, je suis un bon client. Les précédentes n'ont jamais eu à se plaindre de moi, et je m'arrangerais pour que cela soit le cas ici aussi. Enfin, et sans rentrer dans les détails, vous comprendrez assez vite que cet arrangement ne vous coutera rien, et pourra vous rapporter beaucoup plus que simplement mon or.


Il avait gardé un petit sourire sur le visage, pour ne pas être trop menaçant. Il savait aussi que c'était un peu peine perdue pour lui, mais bon essayer ne coutait rien! Au moins sa demande était claire, c'était le principal.
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Samâra Chantry
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MessagePosté le: Jeu 10 Fév - 13:54 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Une fessée? Répondre en citant

Madame Chantry ne fit aucun mouvement lorsque l’homme retira sa capuche : impassible, il était presque impossible de se douter qu’elle venait de le reconnaître. Bien évidemment, quiconque travaillait dans les bas quartiers en des commerces plus -ou moins- acceptables avait entendu parler du monstre sanguinaire, de cet homme assoiffé de sang, du cousin de l’empereur. Cependant, madame Chantry n’avait jamais rencontré cet homme et les rumeurs, bien qu’elle y porta une certaine attention, n’étaient plus en son cœur : c’était un commérage qui avait dérobé à son lit son mari et des gens des hauts quartiers avaient déjà, eux, vanté les honneurs du géant. Madame Chantry connaissait son métier : toutes les bourses étaient égales et le silence était d’or. Il n’existait chantage en ce monde que pour les brutes : ceux-ci, madame Chantry n’hésitait point à les menacer de révéler leurs penchants s’ils continuaient de maltraiter l’employer ou refusait de payer, en général cela suffisait mais parfois, Ygdil avait du envoyer quelqu’un à leur porte. De plus, le commerce était le commerce : que lui importait que le client eu tué mille vierges s’il ne blessait point son employé et payait.

Madame Chantry écouta son interlocuteur sans le couper. Il n’était point rare qu’un client demande à rencontrer l’employé qu’il désirait une première fois, comme s’il était nécessaire d’entretenir une réelle relation. En général, c’était là les gens des hauts quartiers –ou les riches des bas- qui avaient tel lubie. Ses damoiselles –et damoiseaux- savaient jouer la comédie et auraient pu jouer le rôle d’une épouse depuis longtemps, et pour cela madame Chantry n’hésitait point à glaner des informations, surtout lorsque le client n’était point le receveur.

"Sire Oss, savez tout d’abord que tant que vous payez, vous pouvez agir de la façon que vous le souhaitez avec notre employée. "

Elle avait donné son nom pour signaler sa connaissance de l’individu : loin était l’idée de l’effrayer mais jouer les sottes n’était son jeu. Son mari, lui, laissait le temps à l’autre de se présenter ou de donner le nom qu’il souhaitait, elle non : elle ne cachait sa connaissance, qui parfois aidait à ce que l’autre abatte les cartes d’une supériorité imaginaire –qui heureusement ici ne semblait point totalement être de mise. De cette façon, elle signalait également qu’elle avait compris la dernière remarque du géant et savait de quel genre de services il parlait. Son sourire disparu toutefois tandis qu’elle déclarait :

"Cependant…" -elle fit une légère pause- "quand nous déclarons : agir comme bon vous semble, il est une close immuable que la maison indique et je me dois de vous la signaler. Vous n’avez le droit de battre la femme qui s’occupera de vous : si vos jeux sont légers et qu’elle les accepte, vous devrez payer un supplément. Si vous la frappez trop fort une fois, vous devez payer une dime, si plus vous serez rejeté de notre établissement. "

Les choses étaient dites. Certes l’homme se déclarait plus dans la douceur, recherchant une demoiselle qui l’apprécierait presque, mais il n’était plus sournois que les nobles brutes : bons orateurs, ils étaient même capable de faire mentir l’employé pour couvrir leurs actes. Comme si, désormais, l’information la plus importante avait été délivrée, la femme sembla se déraidir et offrir à nouveau un sourire : il n’était là but d’être chaleureuse, mais polie. Elle sortit un parchemin sur lequel étaient écrit de nombreux noms, appartenant aux employés : ceux des clients n’étaient point placés en un lieu si simple d’approche pour un être mal avisé.

"Vous avez de nombreuses demoiselles –puisque vous avez signalé désirer une femme- qui travaillent ici. Les âges de nos filles sont variables et il faut savoir que certaines sont déjà… réservées -dirons nous- part un habitué qui les apprécie particulièrement. Votre demande n’est point la seule comme vous le remarquez, elle demande seulement, comme vous le savez et l’avez signalé, un prix légèrement au dessus des autres qui dépend de votre volonté : certaines n’ont le droit d’avoir un seul autre client, voyez vous. "

Elle le laissa songer légèrement avant de continuer : "Oui, vous pouvez demander une sorte d’exclusivité. Elle travaillera alors uniquement dans notre autre établissement, en tant que serveuse. Cependant, je me dois de vous signaler que je vous déconseille une telle demande tout de suite : il vous faudra un peu de temps pour être persuadé alors qu’elle est bien la maitresse que vous désirez. "

Elle se leva et s’approcha de la porte, l’ouvrant assez pour pouvoir parler à son protecteur mais non point assez pour qu’il puisse voir Kilstan, même si celui-ci ne montrait que son dos. Il semblait qu’un homme –un employé sans doute puisque Madame Chantry l’appela par son prénom- était venu lui parler de sa volonté d’ajouter aux plats de l’auberge une entrée à base de petits poissons séchés. La conversation entre Madame et les deux personnes fut courte, et surement de volume trop faible pour que le géant puisse l’entendre. Satisfaite, ferma la porte elle se retourna auprès du militaire :

"Je vous propose, avant de penser à un contrat ou tout autre chose, de rencontrer les demoiselles qui pour l’instant son libres… ou du moins de les apercevoir. Elles peuvent venir une à une vous rencontrer ici, toutes en même temps, vous pouvez aller les voir dans leur chambre ou en retrouver en bas, autour d’un repas. C’est là un point où seule votre volonté importe. Je vous laisserai vous présenter à elles : vous aurez ainsi le droit de donner le nom que vous souhaitez.

Ou peut être voudrez vous attendre un peu pour réfléchir ?
"
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Kilstan Oss
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MessagePosté le: Lun 14 Fév - 10:41 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Une fessée? Répondre en citant

Pour l'instant, tout ce que disait Madame Chantry lui plaisait beaucoup. Elle l'avait évidemment reconnu. Il n'était étonnant pour quelqu'un dans sa position d'avoir connaissance des éventuelles difficultés pouvant se présenter, et le fait qu'elle ne l'ait pas encore fait chasser par sa garde était bon signe. Elle n'avait même pas vraiment tiqué. Par contre, et quelque part hélas malgré toutes ses mises en garde, elle lui attribuait des habitudes violentes, tout en lui assurant que si elles restaient raisonnables elles seraient acceptées. Kilstan savait l'inutilité d'une telle démarche, mais il tint quand même à mettre les choses au clair là dessus.

Vous n'avez aucun soucis à vous faire, je puis vous le jurer. Je traite très bien les femmes, c'est une question d'honneur.

Il ne trouvait rien de plus méprisable que de s'en prendre à un être faible et innocent, et ça l'avait d'ailleurs conduit à trahir sa patrie. Enfin c'était une autre histoire. Il fut agréablement surpris de voir qu'une exclusivité était envisageable, témoignant de l'aisance de l'établissement. La décision se faisait de plus en plus sure dans son esprit, et il commençait déjà à imaginer les trous qu'il inventerait dans son emploi du temps pour venir ici. Après un court interlude dont il ne comprit pas la teneur, elle revint pour lui donner les modalités de présentation des filles. Il aimait son approche pragmatique et pleine de possibilités! Il espérait vraiment qu'il se trouverait ici une fille voulant bien de lui. Il regretterait cette tenancière dans le cas contraire, très probablement.

Et bien le plus simple, je vais descendre en bas, et prendre quelques repas sur ces prochains jours. Si l'une d'elle me tape dans l'œil, je vous le ferais savoir et nous discuterons de sa disponibilité. Ce sera le mieux pour nous deux.

Il se leva pour remettre son vêtement, et serra chaleureusement la main ferme de son interlocutrice.

J'aime vraiment ce que je vois pour l'instant. Merci de m'avoir prêté votre temps et votre attention.

Il ne lui restait plus qu'à descendre choisir sa prochaine partenaire.
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Samâra Chantry
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MessagePosté le: Mar 15 Fév - 18:47 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Une fessée? Répondre en citant

Samâra appréciait passer du temps en compagnie de la prostituée. Celle-ci avait son âge –bien que Samâra souvent paraissait bien plus jeune- et elles avaient donc les mêmes humeurs, une vision commune de leur monde. Bien que la future tenancière n’offrait son corps et n’avait donc pas cet aspect de la vie en commun avec la prostituée, elles pouvaient parler longuement telles des égales de tout sujet. Depuis plusieurs semaines, les jeunes femmes pouvaient même contempler le début d’une amitié réelle entre elles deux, surplombant l’appréciation éphémère.

Elles entendirent la porte du bureau se fermer et comprirent que Madame devait s’y trouver en pleine entrevue. Un coup d’œil en glissant son visage au travers de l’ouverture de la porte leur signala qu’un protecteur se chargeait d’assurer la sécurité de ceux-ci : prêt à entrer au moindre appel pour protéger sa mère, il l’était également à se débarrasser de quiconque voudrait écouter les paroles prononcées en la pièce. Elles refermèrent la porte de la chambrée de la catin et imaginèrent l’individu qui devait être entré : peut être était-ce un riche noble ? Un dangereux assassin ? Une belle femme comme celle qu’elle avait rencontrée quelques jours auparavant ? Un exilé d’une famille éteinte ? A cette pensée, Samâra se referma et déclara qu’une telle personne devrait s’éloigner de cet établissement et qu’ils devraient l’offrir aux cachots du château. Sa jeune amie ne répondit rien à ces propos, se préférant sortir la tenue qu’elle devrait porter lorsqu’elle reprendrait le travail. Celle-ci avait été créée par un habilleur fort connu de leur milieu et, sur mesure, était entièrement adaptée à sa morphologie.

Quand le tapin entra en la chambre, ne laissant pas la moindre pudeur à celle-ci qui terminait d’enfiler sa tenue, il leur concéda les paroles que Madame leur avait offerts : à priori, celle-ci avait notamment accepté l’idée du nouveau menu qu’il demandait. Lorsqu’elles lui demandèrent le nom de l’individu celui-ci répondit qu’il ne l’avait point vu. Il leur désigna l’heure -signalant que Madame leur avait dit que les travailleuses pouvaient prendre congé quand les autres reprendraient le travail- et quitta la chambre pour se glisser en une autre. Samâra regarda la femme sortir de la chambre et lorsque celle ci lui demanda si elle pouvait fermer la porte en redescendant, Samâra répondit par un " Oui, oui ! " enthousiaste.

Elle sortit et attendit devant le garde qui lui sourit. Elle lui demanda si elle pouvait entrer, ce à quoi il répondit par la négative, avant de soupirer et de marcher dans le couloir, comme si cela faisait patienter son esprit. Lorsque la porte du bureau s’ouvrit, Samâra était derrière et manqua ainsi de se faire frapper par le bois. Alors qu’ils s’engouffraient dans les escaliers, elle se laissa choir légèrement à la rampe et demanda à sa mère si elle pouvait rester ici la nuit. Alors que l’homme levait instinctivement la tête vers elle, elle croisa son regard et pendant un instant, elle sembla interloquée, son visage se figeant en la même expression que celle qu’a l’enfant qui se rend compte qu’on a découvert une bêtise qu’il a accompli :

"Hu ? "

Court instant car le sourire lui revint alors que sa mère lui répondait par la négative sans la moindre expression de mécontentement : ce n’était qu’une illusion : le regard pouvait paraitre le même, l'absence de vision du visage l'avait surement menée dans l'erreur.
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Kilstan Oss
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MessagePosté le: Mer 16 Fév - 11:25 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Une fessée? Répondre en citant

Kilstan avait le sourire en sortant de cette entrevue. Pour un peu il en aurait siffloté, mais ça n'aurait pas été approprié. Certes il n'avait pas encore trouvé le plus important, mais l'endroit et la manière dont il était géré lui plaisaient, tout du moins jusqu'ici. La tenancière le raccompagnait en bas, tout encapuchonné qu'il était de nouveau. Ils croisèrent au niveau des escaliers une gamine. Qu'est-ce qu'elle semblait jeune pour travailler dans un tel endroit! Le noble était proche de mettre un mauvais point à son impression première, tant pour lui il existait un âge pour tout, question de bon-sens, quand il comprit qu'il ne s'agissait en fait pas d'une employée, mais plutôt d'une invitée. Et là, plusieurs choses se passèrent simultanément.

Tout d'abord, et c'était là une pensée triviale, il se demanda si elle était nourrie. Certes, il était loin d'avoir la peau sur lui-même (c'est un Oss, on oublie pas!) et il n'espérait pas qu'il en soit de même pour tout le monde, mais il y avait peut-être exagération là. Un peu de bonne chaire ne ferait surement pas de mal à cette jeune fille.

Ensuite, et c'était là le plus important, il y eut le petit moment d'hésitation de la demoiselle. Le même qu'il voyait toujours, de loin, quand quelqu'un croisait son regard, le reconnaissait, et avait quelque chose à se reprocher. Ce petit sursaut, durant à peine le temps d'un battement de cœur, mais qui faisait passer directement cette personne du rang de parfait inconnu à celui de suspect. Sa Vigilance maintenant alertée, il ne lui fut pas bien difficile de faire recoller les morceaux. La petite voix rieuse, les furtifs yeux verts...C'était celle qui l'avait accusé de violenter l'autre avec son chien lors de la fête! Quelques secondes passèrent encore, et sa conviction se fit certitude, lui faisant instantanément voir rouge. Comprenons-nous bien, l'affront de la jeune fille n'était pas si grave bien sur. Mais que quelqu'un ait put le soupçonner de battre une gamine des Bas-Quartiers sous couvert de sa haute naissance, et ce alors même qu'il essayait de lui venir en aide, c'était la pire insulte qu'on pouvait lui faire. Il allait donc la faire payer, et tout de suite.

Certes, il avait une réputation de brutalité sauvage, surtout dans ce genre d'endroits. Certes, il avait essayé de convaincre Madame Chantry que contrairement à son aspect et à sa notoriété, il était un homme calme et respectueux, sans grand succès. Certes, la maison était remplie de Protecteurs aux bras larges comme des troncs. Et vous croyez que de tels arguments auraient prise sur Kilstan? Vous êtes bien naïfs...Quand l'information n'était plus traitée par le cerveau mais par une autre entité, qui pouvait varier selon le cas et ici c'était la fierté, il avait une capacité extraordinaire a ignorer toute logique. C'est pour cela que sans prévenir, il se jeta les bras en avant sur la fillette, prêt à la saisir, à l'aide d'un hurlement guttural fort approprié.

Toi!!!! C'est toi!!! Viens ici!

Elle devait s'attendre à quelque chose de ce genre car elle lui échappa. Une chose était claire dans l'esprit de Kilstan, il n'avait pas l'intention de lui faire vraiment du mal. Un sermon, peut-être une fessée selon sa réaction, rien de plus. Maintenant, d'un point de vue extérieur, quand un géant tout en muscles se jetait sur vous sans prévenir et apparemment sans raison, il était normal de fuir. Et quand en plus ce massif personnage cachait son visage, il était compréhensible d'être suspicieux sur ses intentions et de tout faire pour protéger l'enfant de la patronne. Et quand on savait qu'il avait la réputation de tuer pour le plaisir, il était on ne peut plus sain d'avoir peur pour sa fille!
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Samâra Chantry
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MessagePosté le: Jeu 17 Fév - 13:10 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Une fessée? Répondre en citant

Toi!!!! C'est toi!!! Viens ici!

Pour comprendre la vision qui apparut à Samâra, il faut se mettre en la place d’une autre personne. Celle-ci ne serait pas même dans le bordel : elle se promènerait en une forêt éloignée et cela non point pour chasser, truander, voler les passants ou quelconques actions qui pourrait causer du tord à quelqu’un ou quelque animal. Non, ce promeneur serait là pour une raison on ne peut plus naïve telle que chercher des fleurs à peindre ! Il serait donc d’humeur on ne peut plus joyeuse et sont esprit vaguerait tranquillement. Puis, un petit bruit surviendrait sur sa droite alors pris de surprise, son cœur se mettrait à batte fortement rapidement et il s’inquièterait, mais un mignon et faible petit lapin en sortirait : alors il se rassurerait, rirait de son inquiétude et continuerait son chemin en chantonnant. Un bruit serait derrière lui et, calme et joyeux, il se retournerait vers ce qu’il pensait être le lapin. Cependant alors que ses yeux se glisseraient vers le sol, il apercevrait une immense patte griffue au pelage brun. Lentement, la bouche ouverte et incapable d’exprimer la moindre émotion tant sa cervelle se serait envolée, il lèverait la tête vers la gueule immense sertie de crocs et comprendrait qu’en face de lui se trouve un immense ours qui était tout sauf pacifique. Alors, l’ours se jetterait sur le promeneur dont …

Bien, désormais vous pouvez comprendre la vision qu’avait Samâra : ses pensées étaient exactement les mêmes que celles du promeneur… si ce n’était qu’elle était en son propre territoire et que ce fait aurait pu sauver le promeneur : si l’ours l’avait rencontré au détour d’une ruelle, sans doute aurait il pu réagir. Samâra s’enfuit donc avec vitesse et s’enferma dans le bureau vide.

De l’autre coté du miroir, Madame Chantry appela avec naturel des hommes et un petit groupe de bourrins –il n’y avait meilleure description des protecteurs : larges d’épaules, musclés, ils étaient taillés pour se battre : frapper devait leur être plus naturel que réfléchir et leur savoir devait bien plus être au sujet des combats ou des armes et de leur maniements que de la plus belle façon de s’exprimer en société. Ainsi, ils entourèrent l’homme et tentèrent de l’éloigner de la porte du bureau. Bien sûr, ils étaient plus nombreux mais l’espace n’était grand et leur surnombre face à l’unique géant n’était donc pas au maximum de ses capacités : deux à peine pouvaient vraiment se saisir de lui, les autres ne pouvant que le faire partiellement. Madame Chantry en profita pour se mettre devant la porte : peu inquiète de sa colère. Elle-même bouillonnait même si de l’extérieur, elle paraissait complètement calme, trop calme. Elle gifla l’homme et déclara alors d’une voix sans appel :

"Où vous croyez vous ? Comment osez-vous attaquer une femme ainsi ? "

Elle ne bougeait point, telle la chatte devant ses petits elle restait droite devant la porte : l'homme aurait bien peu pu comprendre à quel point la femme était décidée ; on lui avait déjà pris son mari, elle ne comptait pas laisser un garde royal se saisir de sa fille également. Derrière celle-ci, Samâra restait à écouter les bruits qui provenaient de l’extérieur, oreille contre son bois. Bien sur, elle ne comptait pas sortir tant que le géant se serait calmé et, au fond d’elle, elle cherchait le moyen d’expliquer la raison de ses paroles lors de la fête à sa génitrice en cas où le militaire lui raconterait l’histoire.

"Pourquoi attaquez vous ma fille ? "
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Kilstan Oss
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MessagePosté le: Ven 18 Fév - 16:33 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Une fessée? Répondre en citant

A la seconde, non... A l'instant même où la gamine lui fila entre les pattes pour aller s'enfermer, suite à un besoin bien naturel de protection, Kilstan sut qu'il avait été très stupide. Et le mot était faible. La cavalerie ne tarda pas à rappliquer, et il se retrouva bien trop vite cerné par un trop grand nombre d'hommes qui, si aucun ne le dominait, étaient quand même de sacrés morceaux de viandes. Si jamais l'idée saugrenue de tous les attaquer lui était venue à l'esprit, et en dehors de son infériorité numérique évidente, il voyait dans leurs yeux la farouche certitude de leur victoire. La même qui l'habitait lui, et ce n'était pas bon. C'était l'annonce d'un combat long et fastidieux, et l'Ours c'était déjà rendu bien assez ridicule.

Il n'essaya pas de forcer le passage jusqu'à la porte, au contraire. Il repoussa les mains qui essayèrent de l'agripper avec la compétence d'un homme rompu au combat, et bien vite un cercle protecteur se fit autour de lui. Loin de se montrer plus agressif, il levait les mains, paumes ouvertes, en signe de paix. Il aurait bien demander à tout le monde de se calmer mais ça aurait été un peu trop hypocrite de sa part. Après tout il était complètement en tort dans l'histoire, et il serait près à l'admettre dès que la situation aurait retrouvé un semblant d'ordre. Oui, il n'avait jamais eu l'intention de faire véritablement du mal à qui que ce soit, mais sa réaction instinctive due à la surprise avait toutes les bonnes raisons du monde d'être mal interprétée. Quand le chef des lieux lui fit face, il tenta de s'expliquer, afin de ne pas gâcher encore plus cette si bonne première impression.

Madame Chantry je...

Le claquement sur sa joue retentit fortement, autant dans le couloir que dans sa tête. Cela faisait bien longtemps qu'on n'avait pas osé le gifler ainsi, et dans un autre contexte il aurait surement eu un sourire attendrit face à cette petite Dame de basse exaction qui se dressait face à lui, Kilstan Oss, bouillonnante de colère contenue. Elle avait très probablement plus mal à la main que lui à la joue, mais ce n'était pas vraiment sa chaire qu'elle visait, et elle avait tapé juste. Au moins, le silence était revenu, et il allait pouvoir exposer les raisons de son geste, aussi mauvaises soient-elles. Il ramena son regard dans les yeux inébranlables de...la mère de sa victime. Vraiment bien joué Kilstan, du grand art. Pouvait-on faire pire comme première journée dans un établissement?

Madame, je tiens tout d'abord à m'excuser. Mes gestes ont paru plus...violents que mon intention, et je comprend totalement que vous soyez si hors de vous. Je ne vous tiendrais donc pas rigueur de ce qui vient de se passer.

Certes il était en tort. Complètement. Et il venait de l'admettre. Mais remettre les choses dans le contexte était une bonne chose. Il était le cousin de l'Empereur Céleste en personne, et ne pas la faire fouetter pour cette gifle était faire preuve de mansuétude de sa part. Quand même.

J'ai agis plus sous le coup de la surprise et de l'émotion que de la réflexion, et ce n'était vraiment pas malin de ma part. Mais voilà, il y a quelques jours à le Fête d'Ekyria, une personne m'a calomnié, de ce que je considère être comme d'une des plus viles façons. Et loin d'assumer son propos et de prononcer l'insulte à visage découvert, elle a préféré garder l'anonymat de la foule, ce qui renforce encore mon ressentiment, je dois l'avouer. Je n'ai pas vu clairement mon accusateur, mais je viens de reconnaitre sa voix et sa silhouette dans ceux de votre fille.
On fait courir 1000 rumeurs sur mon compte, certaines vraies et d'autres purs mensonges, j'y suis habitué. Ce qu'elle a dit ce jour là vous paraitra surement anodin, mais c'était pour moi une des pires insultes qu'on puisse me faire, tout spécialement alors que mes intentions à cet instant étaient on ne peut plus nobles. Je n'ai pas souvent l'occasion de mettre la main sur mes détracteurs, ne serait-ce que pour rétablir la vérité, et j'avoue avoir complètement perdu le sens de la mesure de mon action, ce dont je m'excuse encore. Je trouve trop facile de dire tout et n'importe quoi en public sans en assumer les conséquences et sans preuves aucune, mais ce n'était pas une raison pour me jeter ainsi sur elle.
Si vous voulez que je quitte votre maison sur l'instant, je le ferais et le comprendrais, vous n'aurez même pas à me faire raccompagner.


Il était resté parfaitement immobile et calme pendant son discours, sans aucun signe de menace. Il sentait la tension des Protecteurs, et n'avait pas du tout envi de provoquer une autre échauffourée. Il ne lui restait plus qu'à attendre le jugement de son interlocutrice.
________________________________________________________________

« Si jamais l’homme qui vous pourchasse est grand et fort, et porte un casque à l’emblème de l’ours grondant, ne vous rendez pas. Car s’il vous attrape, l’Ours d’Elis vous mangera »
Surtout si vous êtes un poney...
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Samâra Chantry
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MessagePosté le: Dim 13 Mar - 19:48 (2011)    Sujet du message: [RP Terminé] Une fessée? Répondre en citant

Samâra ne savait pas trop ce qu’il se déroulait de l’autre coté du miroir. Elle avait entendu du bruit, un claquement puis… le silence. Ses mains n’avaient quitté le bois de la porte qui était froid, mais si chaud et rassurant face au regard de glace, de ténèbres, d’horreur qui était en cet homme… Homme : était-il un homme ? Il était immense, si immense ! Samâra souhaitait avec hâte que les protecteurs viennent à l’évincer et à l’éloigner. Bien sûr, au fond de la jeune femme une voix murmurait que la culpabilité était sans doute le sentiment qu’elle se devait de ressentir, mais en aucune façon, à cet instant précis, celui-ci s’était inscrit en elle. Elle posa son oreille contre le bois, cherchant à entendre ce qui se passait de l’autre coté : le claquement était il celui de la nuque de l’homme des hauts quartiers et les paroles échangées celles des protecteurs qui se demandaient où ils jetteraient le cadavre ?


Madame Chantry était restée droite tandis que l’homme s’était adressé à elle. Les protecteurs l’avaient lâchés pour la plupart –le tenaient ils d’ailleurs très mal du au lieu non adapté à un tel projet- et certains s’étaient déjà légèrement éloignés. Ils n’étaient point partis non point à cause de l’idée que le danger que représentait l’homme était terminé, celui-ci s’étant calmé, mais par curiosité de la raison qui avait poussé l’individu à se conduire en barbare du nord. Seul l’homme qui semblait se charger tout particulièrement de Madame Chantry –l’ayant accompagnée depuis le début- avait gardé sa main sur le bras de l’homme, prêt à le tirer vers la sortie, action pendant laquelle il l’aurait bousculé et rabroué de coups minimes sans la moindre sommation. Ses yeux caressaient l’héritier des Oss puis sa patronne, allant frénétiquement de l’un à l’autre non sûr qu’il était des intentions de la femme. Celle-ci toqua alors légèrement à la porte du bureau, appelant d’une voix douce son enfant à en sortir.


" Samâra, ouvre la porte et viens ici. "

Samâra soupira d’aise : aucune discussion ne lui était parvenue mais la sortie était sûre ! Les siens avaient encore gagnés même contre un géant couronné à sa naissance par la nature elle-même. Elle ne tremblait plus lorsque, lentement, elle défit le verrou de la porte et, se poussant légèrement, l’ouvrit. Elle remarqua tout d’abord sa mère, forte proche de l’espace qui venait de naitre et remarqua que son sérieux demeurait sur son visage : ils l’avaient donc bien tué. La main de sa génitrice se posa sur sa tête, la lui faisant baisser légèrement tandis qu’elle l’aidait à se glisser vers le mur où elle la laissa, sans pour autant que la jeune femme en leva la tête pour autant.

" As-tu déjà rencontré cet homme ?
-Quoi ?! … mais maman !!! "

Samâra venait d’apercevoir d’immenses chausses et non point avachies au sol comme le feraient celle d’un endormi, d’un évanoui, ou d’un cadavre : le géant était bien vivant et la jeune fille lui lança un regard noir tandis qu’elle levait la tête vers lui. Elle offrit à nouveau son attention à sa mère, les joues rougissantes entre la colère et une vexation certaine. Celle-ci était mécontente et elle attendit avec certainement trop d’habitude que sa fille baissa la tête, tortillant légèrement les mains qu’elle avait glissée contre son dos, piétinant quelque peu entre rage et incapacité.

"Je l’ai rencontré à la fête…
-Il dit que tu as bafoué son honneur sans raison…
-Comment cela ? Oh tu aurais du le voir : il battait une femme de chez nous parce qu’elle avait un chien ! C’est un homme cruel, très cruel : il voulait prouver à dame Vyssi qu’il était un homme puissant et…… C’est grâce à moi il l’a lâchée et elle vit aujourd’hui : il l’aurait découpée ou pis si jamais la foule n’avait pas protégée la pauvre innocente !
-Excuse toi….
-Mais…. "

Un souvenir lui vint à l’esprit, une phrase simple : on ne mord pas la main qui te nourrit. Il lui fallut quelques secondes et regards en biais vers le géant –regards qui étaient fort perceptibles tant elle devait lever la tête pour les lui lancer- et elle abdiqua enfin, baissant la tête et murmurant assez fort pour qu’il puisse entendre, la voix montrant son bougonnement.

"Je suis désolée… "

Elle releva la tête tandis que sa mère soupirait et s’éloigna d’un pas sur, descendant dans les escaliers. Avait elle déjà passé trois marches que Samâra entendit sa mère s’excuser à son tour de son action, prévenant cependant que sa fille n’était point menteuse ou touchée par la malveillance. Samâra savait que la femme sous entendait là que l’action de l’homme pouvait être mal perçue, rappelant là la tentative d’attaque envers sa propre fille. Quand elle s’élança dans la rue, Samâra s’était décidée à rentrer chez elle et à rester en sa chambrée à gronder contre le riche homme : elle savait sans même avoir à l’’ntendre que sa mère n’avait calomnié ou chassé l’homme, agissant ainsi pour le bien être de son commerce… mais elle n’en était satisfaite pour autant et son pas rapide le prouvait bien. Une minute passa et son calme revint quand elle remarqua qu’elle n’avait point pris de cape et que son corps lui indiquait qu’il faisait froid. Elle se retourna alors, voyant l’ombre de la stature d’un fort homme derrière elle et, le pensant protecteur, lui déclara alors :

"J’étais trop mécontente, je suis partie sans réfléchir. Tu as pensé à me prendre mon manteau ? "
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